CDPQ et RRQ : Introduction

Au Québec, la plupart des gens et experts s’entendent pour dire que la création de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a contribué grandement à l’émancipation économique des québécois depuis sa création en 1965. Aujourd’hui, l’institution est l’un des plus grands gestionnaires de fonds institutionnels au Canada et en Amérique du Nord. Elle gèrait un actif de 120.1 milliards de dollars au 31 décembre 2008. Avec un actif de 26.2 milliards, le Fonds du régime de rentes du Québec (RRQ) correspond à une partie importante de l’actif de la caisse.

Ces deux éléments de l’espace gouvernemental québécois sont, évidemment, au coeur de bien des débats. Toutefois, le monde politique profite généralement du fait que ce sont également deux dossiers complexes pour faire de la petite politique et dire un peu n’importe quoi. Personnellement, ce sont deux dossiers pour lesquels j’ai un grand intérêt probablement à cause de ma formation en actuariat. C’est pourquoi, au cours des prochains jours, vous pourrez consulter une nouvelle série d’articles traitant de ces deux institutions. Voici l’ordre dans lequel apparaîtront les articles :

  1. Mise en contexte historique
  2. Les missions de ces institutions
  3. Contraintes et rendement optimal, mythe ou réalité?
  4. Gestion monopolistique ou concurrentielle?
  5. La viabilité du RRQ
  6. RRQ, une taxe pour les jeunes?
  7. Les solutions pour redresser le régime
  8. Emprunter pour investir, une décision sage?

J’espère attirer votre intérêt avec la publication prochaine de cette série.

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3 réflexions sur “CDPQ et RRQ : Introduction

  1. Merci Ian. Personne n’ose critiquer ou expliquer qu’est-ce que la CDP, des billets sur le sujet seront le bienvenue. Ce qui m’intéresse aussi c’est qui a été placé à la tête de la CDP, en savoir plus sur leur passé. Anyway, je crois que cette institution est fondamentalement mauvaise, et les pertes collossales année après année en témoignent. Bien hâte de te lire.

  2. Étant donné l’importance des fonds sous la gestion de la CDPQ et des pertes encourues, je recommande que le gouvernement donne au Vérificateur général le mandat d’enqêter. Puisqu’il connaît les données et qu’il a l’équipe compétente pour vérifier les allégations de conflit d’intérêt dans la saga des PCAA, je crois qu’il peut, à court terme et sans grand frais, fournir ses recommnadations.
    N.B. Les trois partis d’opposition ont fait cette demande, le 29 mai 2009. Face à une telle pertinence, je me demande pourquoi le gouvernement tarde à agir ?
    2009-11-24

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