Inquiet pour le Québec : Partie 4

hopeL’espoir que représentait l’ADQ

Je l’avoue, je n’ai pas toujours été à droite de l’échiquier politique. Comme tous les petits étudiants endoctrinés, j’étais un gauchiste souverainiste quand je suis entré à l’université. À ma défense, je ne suivais pas du tout la politique et j’exprimais la même opinion que mes parents sans trop me poser de question. La politique et moi, on s’est rencontré à ma deuxième année d’université quand les étudiants menaçaient de faire la grève. C’est là que j’ai réalisé qu’il vaut mieux que tu t’occupes de tes affaires avant que les autres s’en occupent à ta place. J’ai milité contre le mouvement étudiant (je ne savais même pas encore ce qu’était le militantisme, moi qui passait mon temps libre dans les sports). Je me suis rendu rapidement compte que je n’avais rien d’un gauchiste (de toute façon, je ne cadrais pas dans les critères, ma barbe de 22 ans était plutôt dégarnie!!!). J’ai participé activement à contrer le mouvement et depuis ce temps, j’ai besoin de ma drogue de manière hebdomadaire. Car, la politique, quand tu y goûtes, tu as de la difficulté à la lâcher après ça.

Après quelques mois de discussions intenses avec mes amis et sur quelques forums internet, j’en suis venu à la conclusion que l’ADQ représentait mon idéal politique. C’était un parti qui n’avait pas peur de remettre le modèle québécois en question. Je trouvais Mario honnête dans sa démarche. C’était un parti qui voulait brasser les syndicats, leur enlever certains pouvoir, un parti qui voulait faire le ménage dans l’organisation publique. Un parti contestataire certe, mais un parti qui était assez crédible pour un jour prendre le pouvoir.

Je rêvais alors qu’il était possible au Québec, de faire une seconde révolution, de changer le modèle de bout en bout, de redonner aux québécois leur liberté, de tasser la machine étatiste de plusieurs domaines, de diminuer la dette de notre province, de faire des surplus budgétaires, d’effectuer un rattrapage économique sur nos voisins. J’ai lu beaucoup sur ce que proposais l’ADQ en 2003. J’étais en symbiose avec ce parti. C’est alors que j’ai envoyé un courriel au parti pour offrir mes services. On est en 2005. Je rencontre Cathernie Morissette et Sylvain Légaré, la présidente et le député de mon ancien comté : Vanier (petit mot ici pour féliciter Sylvain de sa victoire avec l’équipe Labeaume en ce 1er novembre).

Ce fût le début de toute une aventure

J’ai appris énormément lors de mon passage à l’ADQ. Je suis extrêmement fier de ce que j’ai accompli et également de ce que le parti en général a accompli avant 2008. La victoire de mars 2007 (élection de 41 députés) est certainement mon plus grand moment de joie. C’était ma première campagne électorale comme militant et j’ai eut énormément de plaisir. J’ai découvert des gens à l’intérieur de ce parti-là qui sont tout simplement merveilleux. Ce qui me passionnait le plus à l’ADQ, c’est le désir que les militants avaient de changer les choses au Québec. Tout le monde donnait son temps à ce parti là en pensant au lègue qu’ils allaient donner à leurs enfants, présents et futurs.

L’ADQ représentait réellement l’espoir à mes yeux. L’espoir de pouvoir changer les choses au Québec. J’étais persuadé que Mario serait le futur Lesage. Celui qui a réussi une révolution au Québec. Je lisais beaucoup de textes à l’époque. Je découvrais la vie de nos politiciens québécois à travers leur biographie. J’ai lu le livre de Mario, je lisais beaucoup les textes de l’IEDM. Je suis devenu un fier défenseur de la droite économique. Celle qui replace l’individu et la liberté de choix au centre des décisions.

Avec le recul, je regarde tout ce que j’ai appris durant ces 4 annnées et je demeure persuadé que l’ADQ était le parti qui a obtenu la meilleure chance de changer le Québec. J’avais misé sur le bon cheval. Car pour moi, l’ADQ a représenté l’espoir, elle a été pour moi une passion, elle a été pour moi une quantité incroyable de temps, d’efforts et d’argent investits pour le bien du Québec. Plus que jamais, le Québec a besoin d’un mouvemement de droite fort qui aboutira, un jour à des changements. Car, si j’ai pu vous donner l’impression de broyer du noir pour le Québec, je vous ai mal exprimé ma pensée. Je vois en noir pour le futur du Québec seulement s’il s’averre impossible d’ébranler le statut quo. Dans la mesure où je demeure persuadé qu’un mouvement de la droite québécois viendra un jour changer notre avenir économique et également l’avenir de nos enfants, je garde espoir. Malheureusement, mes espoirs et mes efforts seront investis ailleurs que dans l’ADQ dans le futur, car ce parti, aujourd’hui, n’est plus l’ombre de ce qu’il a déjà été, c’est-à-dire, un parti mobilisateur et créateur d’espoir et de passion.

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2 réflexions sur “Inquiet pour le Québec : Partie 4

  1. Salut Ian!
    J’viens de lire tes 4 derniers billets! Dommages qu’on ne se croise pas souvent puisque ta pensée rejoint la mienne à 100%, on pourrait avoir des discussions forts intéressantes!Je ne me suis juste pas investie en politique comme tu l’as fait, étant encore et toujours aux études aux quatre coins du Qc. Au plaisir de te recroiser et prends bien soin de ton fils,
    Nathalie xxx

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