Corporatisme agricole

Corporatisme agricolePar Ian Sénéchal,

Cette semaine, le fromage Velveeta était en spécial à l’épicerie. Ça faisait un bon 15 ans que je n’avais pas mangé ça. Ma grand-mère en avait souvent dans son frigo et je lui en volais constamment. J’adorais le goût. J’en ai acheté cette semaine, pour le fun. Yark. Ça ne goûte plus la même chose du tout. Je lis la liste des ingrédients… pas de lait, pas de crème, juste des substances laitières modifiées. C’est granuleux, médiocre. Cette dégustation m’a rappelé un petit souvenir. Je suis allé à Tampa Bay, il y a 2 ans. J’avais acheté du lait (moitié prix) et du fromage Philadelphia. Je l’avais mangé à la cuillère tellement il était bon. Les deux premiers ingrédients étaient du lait et de la crème, comme dans fromage à la crème.

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Again, again, and again

6a00d8341c5dd653ef01b7c7ec34bf970b-800wiPar Ian Sénéchal,

Voici mon commentaire sur les attaques du 13 novembre survenues à Paris. La récurrence de ces attaques est la chose qui m’énerve le plus. Leur but est de nous empêcher d’avancer. Ils veulent qu’on se replie sur nous-mêmes. Pour eux, le fait que la France ferme ses frontières est une victoire. Le fait que tous les niveaux de sécurité à travers les pays occidentaux soient relevés est une victoire. Le fait qu’ils réussissent à nous paralyser par la terreur constitue une victoire pour eux. On se pointera tous du doigt ce soir et c’est également une victoire. Trudeau va passer un mauvais quart d’heure pour l’arrêt des frappes sur ISIS. Harper également pour avoir « provoqué » leur colère. Tout le monde va faire de la politique à cinq sous avec ça.

Ce soir, les musulmans paisibles vivant dans les pays occidentaux sont probablement en rogne. Une fois de plus, ils seront pointés du doigt à l’épicerie, dans leur quartier et leur communauté. Ils devront se faire entendre haut et fort pour dénoncer ces actes afin de ne pas y être liés par leurs concitoyens. Les prochaines semaines ne seront pas joviales.

La première chose à faire pour ne pas les laisser gagner est de continuer d’agir normalement dans notre société. Laisser notre petit côté raciste de côté et continuer d’avancer sans avoir peur et continuer de cohabiter avec toutes les cultures qui façonnent le Canada.

Politiquement, il faudra répondre. À mon sens, le moment est bon pour rétablir notre participation dans les frappes contre ISIS. La campagne électorale est terminée, soyons un peu plus réalistes maintenant. Le moment est également bon pour les puissances mondiales de songer à envoyer les troupes sur le terrain et vaincre cette gangrène. Ces groupes se financent et entraînent des activistes dangereux qui ne pensent plus par eux-mêmes. Il faut leur couper les vivres, couper le financement. Je n’arrive pas à croire que des salauds du Moyen-Âge soient toujours un pas en avant de nous.

Ces pays vivent de terreur, de pauvreté, de propagande et de désir de dominer le monde. Je pense toujours qu’ils nous rejoindront un jour parmi les pays développés quand ils participeront au système économique mondial. Le capitalisme est basé sur les échanges, l’interdépendance, la croissance et la négociation de bonne foi. C’est probablement le meilleur remède pour ces pays endoctrinés par la religion.

Ne pensons pas que nous n’avons pas eu notre époque sombre également de notre côté. Nous avons connu également nos guerres saintes et nous traitions également nos femmes comme des humains de second ordre il n’y a pas si longtemps. Soyons réalistes, la religion est une bonne façon de contrôler un peuple quand elle n’est pas pratiquée de manière volontaire et personnelle comme elle l’est pratiquée en occident.

Il faut trouver un moyen de faire prospérer les pays neutres du Moyen-Orient et les faire participer à notre système économique. S’ils s’enrichissent, ils attireront les gens de bonne foi et les autres pays auront de la difficulté. Il faut également penser à acheter notre pétrole de pays alliés seulement et mettre plus d’emphase sur l’autosuffisance. Arrêtons de dégobiller sur nos sables bitumineux et le pétrole de schiste. Les gens de gauche diront qu’il faut diminuer notre consommation de pétrole. C’est correct, ça vise le même but, même si je n’y crois pas. On peut viser à diminuer notre consommation future si on veut, mais il faut arrêter de financer les pays de cul par notre consommation immédiate. Je préfère payer plus cher à la pompe pour du pétrole canadien ou américain pour de vraies bonnes raisons, pas pour me taxer.

Bref, comme citoyens, il nous faut rester calmes et ne pas modifier nos comportements et continuer à être inclusifs. Nos politiciens de leur côté doivent arrêter la petite politique et prendre le problème sur tous les fronts : de la force militaire, du développement économique, de la sécurité nationale et de l’aide humanitaire.

L’indifférence

IndifférenceDepuis que je me suis lancé à temps plein dans la croissance de mon entreprise, VotreConseiller.net, je délaisse quelque peu la politique. En fait, plutôt que d’avoir le nez dedans chaque jour comme je l’ai fait entre 2005 et 2013, je me consacre seulement à la préparation de ma chronique hebdomadaire à Radiopirate.com. Cela implique pour moi de lire tout ce qu’il se passe en une semaine sur la planète politique québécoise en une heure ou deux. Honnêtement, c’est déprimant. Ce qui me pousse à continuer c’est que le temps d’antenne que Jeff m’offre est un magnifique défouloir que j’ai appris à utiliser et qui favorise mon équilibre mental!

De plus, ce qui aide à mon recul, c’est le fait que je n’écoute plus les nouvelles depuis maintenant 4 ans. Depuis 2014, je suis également « décâblé ». On le maintenait principalement pour écouter le Canadien. Donc, encore une fois, un autre passe-temps (maladie mentale) qui a été délaissé.

J’ai maintenant 31 ans. Je me rends compte aujourd’hui que mon parcours politique fût enrichissant. Je me suis épanoui là-dedans et surtout, j’ai appris une multitude de choses qui m’aident aujourd’hui dans le développement de mon entreprise : marketing, réseautage, analyse, scepticisme naturel… Une chose est sûre par contre, la belle utopie avec laquelle je percevais l’avenir politique est complètement disparue. En effet, j’ai déjà écrit et poussé une proposition à l’ADQ qui proposait que notre futur gouvernement fasse tous les efforts pour être libéré de l’endettement d’ici 2015! Misère… Belle naïveté. En fait, la mi-vingtaine, c’est l’âge de l’utopie, c’est ce que je réalise aujourd’hui.

La maturité que j’ai acquise au gré de déceptions politiques me permet aujourd’hui d’avoir un regard plus juste sur ce que je perçois de notre société. Mes buts politiques ont évolué vers des buts entrepreneuriaux. La beauté de la chose, c’est que dans mon entreprise, si j’ai une vision et que je veux du changement, je n’ai qu’à le faire sans me « casser le bicycle ».

Au début, j’ai eu des craintes. La gauche déteste le 1%. Elle veut toujours plus les taxer. Ce sera bientôt 53% d’impôt pour ces derniers grâce au travail des libéraux et du gouvernement du Québec. Malgré tout, on en veut encore plus. De mon côté, sans cachettes, je le dis ouvertement, mon rêve, mon but est de faire partie du 1%. Pas pour me payer de beaux jouets, un beau manoir ou une belle blonde aux faux seins. Simplement pour en faire partie. Pour atteindre un but. Pour mériter les fruits de mon travail. Car honnêtement, une chose que j’ai apprise pour y arriver, c’est qu’il faut gérer ses dépenses d’une main de maître. D’ailleurs, j’aimerais bien revenir en arrière pour corriger une erreur ou deux que j’ai faite par le passé!

Et mes craintes dans tout ça? J’avais toujours la crainte de faire tout ça pour rien. J’avais peur que le gouvernement rentre dans ma business et démolisse tout sur son passage dans 15 ans. J’avais peur de la vendre et d’être imposé à 80%! On ne sait jamais, la tendance ne joue certainement pas en notre faveur quand on regarde les graphiques. Il faut dire que la lecture du livre « Atlas Shrugged » ne m’a certainement pas aidé à atténuer ces craintes.

Si je peux qualifier ma mi-vingtaine comme l’âge de l’utopie, je peux également qualifier ma fin de vingtaine comme l’âge de la peur. Aujourd’hui par contre, tout a changé dans ma tête. Il faut dire que j’ai réussi à franchir la deuxième phase de mon développement d’entreprise, ça aide. Je n’ai plus aucune crainte. Aujourd’hui, je suis indifférent. I don’t fucking care!

J’ai rencontré plusieurs entrepreneurs dans ma vie et j’ai toujours remarqué que même s’ils avaient leurs récriminations envers le gouvernement, ils avançaient, fonçaient, sans se soucier du gouvernement même si ce dernier est littéralement un PITA (Pain in the ass)!

J’en suis rendu là aujourd’hui. Je vais m’adapter, quoiqu’il arrive. Entre-temps, je vais avoir du plaisir, je vais bien m’occuper de ma famille, je vais bien développer mon entreprise, je vais aider des jeunes à se décoller dans le métier, je vais offrir un environnement de travail intéressant pour mon (bientôt mes j’espère) employé et je vais pousser, travailler et foncer, car c’est stimulant, plaisant. Bref, je vais m’occuper de ce que je contrôle, le reste, je passerai mon défoulement à Radipirate.com!

On aura bien en masse le temps de parler de caca dans le fleuve, de négociations salariales, de tableaux de la Reine remplacés grâce aux libéraux, de rénovations du 24 Sussex, de changements climatiques, de gauche bien-pensante et de nombrilisme excessif.

Mon analyse du débat hier

téléchargementVoici mon commentaire face au débat d’hier.

Le grand perdant? Justin Trudeau. La canisse vide a été mal remplie par son War Room. Ils sont dans le champ avec leurs trois modestes déficits. Rien ne justifie de replonger le Canada en déficit maintenant qu’on est sorti. Keynes ne le recommanderait même pas. Même le très à gauche NPD a compris le tout. Et pourtant, hier, les libéraux ont répété des dizaines de fois leur justification bidon pour plus de déficits. En plus, deux de ces « liners » répétés ad nauseam se contredisaient complètement. D’une part, il accuse Harper d’avoir le pire bilan économique de l’histoire du pays. De l’autre, il répète sans arrêt que c’est maintenant le temps d’investir (lire emprunter), car les taux d’intérêt sont bas et que la dette par rapport au PIB est plus basse que jamais prouvant ainsi… le bon bilan économique d’Harper.

Autre grand perdant? L’auditoire. Ce débat était affreux. Mal arbitré, mais surtout, cacophonique. Comment 11 républicains peuvent tenir un débat où on entend tout le monde alors que 3 personnes virent le tout en foire. Pathétique. Mulcair parlait trop vite, Trudeau et Harper répétaient constamment les mêmes lignes. Le prochain débat devrait être de 30 minutes. Ils vont peut-être arrêter de répéter s’ils n’ont rien à dire. On n’est pas des caves les boys.

Ma surprise : Mulcair. Il commence à se dégourdir et à un peu de répartie. C’était le seul qui mettait un peu d’action et un peu de plaisir. Sa joke sur Trudeau et les huffs and puffs. J’ai adoré. Ça reste un parti de communistes.

Autre surprise : Les libéraux sont rendus les champions de la gauche et le NPD les champions du centre! Belle confusion électorale. Attention aux masques qui vont tomber amis canadiens.

Et Harper? Bof, il a fait sa job. Il est la seule alternative pour les gens qui ne veulent pas voir AUCUN impôt ou taxe monter. Il reste le même homme. Il a joué la trappe, comme toujours. Mes oreilles de conservateurs saignent quand je l’entends parler de son crédit d’impôt à la rénovation. Il demeure le choix logique. Sauf que pour la première fois, je vais voter conservateur par dépit plus que par enthousiasme. Ça doit être ce qu’on appelle l’usure.

Ce qui me fait capoter par contre, c’est la chose suivante. Sommes-nous seulement environ 30% des Canadiens qui ne souhaitent pas voir les taxes et impôts augmenter? Sérieusement? Vraiment? Vous êtes fous les amis, vous êtes fous.

Rentrée radiophonique

Par Ian Sénéchal,

Demain, mercredi, ce sera ma première à RP. Honnêtement, j’ai hâte, ça fait un petit bout de temps que je n’ai pas parlé de politique, je commence à être dû!

Ce ne sont pas les sujets qui vont manquer. PKP, élection fédérale, le cirque médiatique…

On se voit-là les pirates.

Bonne fête nationale? Non, bon congé!

PC_140309_4e9gg_peladeau-souverainiste_sn635Comme ça, on a eu une faible foule sur les Plaines le 23 juin 2015. Normal. Vous avez voulu en faire une fête de péquistes, ben fêtez entre vous autres. Entre-temps, nous, on buvait une bonne bière japonaise en riant de vous.

J’ai appris à arrêter de me faire « /$?$% dans la vie par vous. Je suis fier de moi, je suis fier de ma famille et j’ai des amis que je respecte et j’adore. Si vous voulez que je sois fier d’être québécois, vous devrez apprendre à me laisser aimer « Mon Québec » de la façon dont je le perçois et je l’aime.


Un Québec résilient, rempli d’entrepreneurs et de familles aux bonnes valeurs qui avancent malgré vous. On est tanné des quêteux qui nous représentent. Heureusement, on trouve des gens qui nous ressemblent quand on apprend à vous ignorer.

Vos pleurnicheries, vos demandes et vos accusations envers Ottawa nous font honte comme peuple. Vous demandez de protéger notre langue, de protéger nos sièges sociaux, de nous protéger face à Uber, de nous protéger face aux immigrants…

Nous, ce qu’on demande réellement, c’est d’être protégés contre vos idioties et vos lamentations.

Les québécois ont une génétique pour être fiers, droits, résilients, innovateurs et combatifs. On n’a pas le choix, on est constamment en train de se battre face à un gouvernement géré par de purs imbéciles qui attaquent le privé simplement pour se faire du capital politique. Notre élite politique ne vise qu’à se maintenir en place en profitant de l’ignorance de la masse qu’ils ont infantilisée avec leurs programmes sociaux à n’en plus finir.

Ils nous donnent des pt’its nananes de temps en temps pour nous divertir ou plutôt faire diversion (Expos, Nordiques, FEQ…) Ils briment nos libertés les unes après les autres, petit à petit, de manière quasi-imperceptible. Et vous, vous  nous demandez d’être fier de notre nation?

À votre avis, est-ce que ça me tente? Vous voulez votre pays pour quoi au juste? Vous pensez que c’est un jouet qui nous amènera vers une plus grande liberté ou une plus grande autonomie?

Vous avez déjà un tas d’outils entre les mains pour accomplir votre autonomie, mais vous faites constamment le choix de remettre votre liberté entre les mains du gouvernement central.

Voilà pourquoi on ne peut vous faire confiance pour avoir « Notre Pays ». Tout ce que vous recherchez, c’est plus de pouvoirs afin de mieux contrôler notre peuple de brebis.

Sur cette note, bon congé tout le monde, vous l’avez mérité si vous avez travaillé fort cette année. Et pour les péquistes, j’espère que vous êtes fiers de vous. Vous l’avez « votre fête nationale ». Amusez-vous avec maintenant, ce n’est plus la mienne. Je vous la donne.

La fameuse mère monoparentale!

téléchargement (1)Par Ian Sénéchal,

Chaque fois qu’un gouvernement tente de baisser les impôts des gens, on voit une multitude de groupes de pression sortir pour dire que les familles monoparentales dirigées principalement par des femmes ne bénéficieront pas de la mesure, donc, qu’elle est régressive. Impossible au Canada de faire quoi que ce soit si la femme monoparentale n’en profite pas plus que les gens de la classe moyenne supérieure. On n’a qu’à lire cette déclaration de Niki Ashton du NPD pour s’en convaincre. La déclaration a été faite dans le cadre de la présentation du projet de fractionnement du revenu des conservateurs, vous savez, le seul gouvernement qui a baissé vos impôts récemment.

Curieusement, le gouvernement conservateur est celui qui essuie le plus le plus de critiques de la part des québécois, alors que leurs gouvernements municipaux et le gouvernement provincial les endettent et augmentent leurs ponctions fiscales sans arrêt. En fait, est-ce vraiment les québécois qui les critiquent où ne serait-ce plutôt que notre élite journalistique, vous savez, celle qui n’est pas très forte en maths?

Premièrement, mettons les choses au clair. Si un gouvernement veut baisser les impôts, peu importe la façon dont il va s’y prendre, ça va bénéficier plus aux riches et à la classe moyenne supérieure. Savez-vous pourquoi? Parce que ce sont eux qui paient la majorité des impôts!

Deuxièmement, nous arrive-t-il à l’occasion de remettre en questions notre système fiscal. La réponse est non. Donc, on analyse l’effet d’un changement au système fiscal en comparant la situation avant et la situation après et on détermine ensuite qui a profité le plus du changement. Si une mesure vise à corriger une injustice du système, on considérera la nouvelle mesure comme étant injuste, car elle ne bénéficie qu’à un petit groupe! Quelle logique! Quelle logique, je suis impressionné.

Je vous place ci-bas un graphique qui va vous intéresser et ensuite, nous allons faire une mise en situation. Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Laff

Ce graphique représente la courbe de Lafferière pour une famille monoparentale de 3 enfants classique. On se trouve à mesurer le taux d’imposition réel sur tous revenus additionnels d’une personne selon sa situation et son revenu. Bref, pour chaque dollar supplémentaires de revenus, combien la personne paie en impôt et combien elle perd en avantages gouvernementaux. En effet, la plupart des programmes sociaux sont de moins en moins généreux plus on avance dans l’échelle salariale. Ça semble logique, mais quand on empile les programmes les uns par dessus les autres, on peut complètement détruire le système d’incitatifs à la base du capitalisme.

Slogan2MISE EN SITUATION

Christine travaille 40 heures par semaine à 16.34$ de l’heure et ce, 52 semaines par année. Christine est une vraie de vraie mère monoparentale, elle à trois enfants. Elle gagne donc 34 000$ par année.

Son employeur adore Christine, elle est vaillante et elle la voit occuper un rôle clé dans son entreprise dans quelques années. Elle décide donc de lui donner une augmentation de salaire cette année de 1.45$, ou 8.8%. C’est beaucoup plus que l’inflation. Christine gagne donc maintenant 37 000$.

Toutefois, Christine avait droit à une multitude d’aides gouvernementales. En fait, après avoir reçu ses chèques, payé ses impôts et payé ses frais de garde, Christine avait 46 375$ dans ses poches. Maintenant, elle a… 46 835$. Eh oui, 460$ de plus par année seulement.

Une hausse salariale brute de 8.8% se traduit finalement pour Christine en une hausse salariale nette de 0.9%.

L’employeur de Christine voulait la récompenser. Toutefois, l’année suivante, Christine arrive dans son bureau et lui demande une hausse salariale du même genre. Son employeur lui répond qu’elle ne peut pas l’augmenter de 8.8% chaque année. Christine lui dit qu’elle comprend, mais malgré sa belle augmentation de l’an passé, elle ne se sent pas plus riche. En fait, la réalité, c’est que même si elle a reçu 3000$ de plus, seulement 460$ s’est rendu dans ses poches. C’est ce qu’on appelle un taux marginal d’imposition de 85%.

Bref, le système est dur envers Christine. Le système la démotive. Elle a beau travailler plus fort, en bout de ligne, ça ne lui rapporte pas grand chose. On entend souvent des histoires de femmes qui occupent trois emplois pour subvenir aux besoins de leur famille. Ces femmes auraient peut-être avantage à s’asseoir et sortir la calculette. Elle pourrait découvrir que leur troisième emploi ne rapporte que quelques dollars nets pour chaque heure travaillée… et ça, c’est triste.

Le système capitaliste fonctionne par incitatif. Un investisseur investit en espérant avoir de bons retours sur investissement. Un employé travaille fort en espérant avoir une promotion. Un employeur augmente le salaire d’un employé pour le récompenser. Malheureusement, quand le gouvernement intervient trop, il vient détruire l’équilibre du système d’incitatifs. Ça nuit à la productivité, aux investissements et aux relations employés-employeurs. Mais, ça on s’en fout, ça prend toujours plus de programmes sociaux pour les mères monoparentales, c’est payant politiquement!