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Choisir le consommateur… pour une fois

Par Ian Sénéchal,

Pour la plupart des gens, le débat public sur l’avenir du taxi ou d’Uber est sans importance. En effet, si je ne pense qu’à ma petite personne, à Saint-Anselme, je devrais être complètement indifférent à ce dernier. Je ne prends jamais le taxi, jamais Uber. Je reste en campagne! D’autres diront que l’on a un énorme problème de technophobie au sein du conseil des ministres et transformeront Jacques Daoust en tête de Turc comme l’a fait mon ami Jeff Fillion.

Jacques Daoust

Jacques Daoust, ministre des Transports

Ce qui me passionne sur ce sujet, c’est le fondement économique derrière ce débat. Uber n’est pas seulement venu perturber l’industrie du taxi. Uber est venu déstabiliser le modèle québécois dans son ensemble. Uber est venu mettre en perspective le clash grandissant entre deux générations : celle des boomers nostalgiques des belles années et résistants aux changements et celles des X, Y et Z. Des jeunes ouverts sur le monde et qui embrassent le changement chaque jour de leur vie.

Avec le débat sur Uber, les jeunes peuvent enfin rabrouer leurs aînés qui veulent leur enlever une technologie et une entreprise qu’ils aiment et surtout, qu’ils peuvent utiliser partout sur la boule. Pour une des premières fois, les jeunes se rendent compte que le modèle québécois « protecteur » nuit. Le modèle nuit à l’innovation, il nuit à la compétition, en fait, il nuit au consommateur. Et pas juste pour le taxi. C’est la même chose pour le lait, le poulet, les oeufs et le sirop d’érable. Sans le vouloir, Uber vient d’identifier un grave problème de notre société. Le penchant du gouvernement à toujours réglementer en faveur du producteur et non du consommateur.

Je ne suis pas libertarien. Je suis convaincu que le gouvernement a un rôle à jouer dans l’économie. Ce rôle est toutefois bien différent que celui jouer par le gouvernement du Québec. À mon avis, un bon gouvernement doit toujours protéger le consommateur. Pas le producteur, pas un système de permis, pas nos fleurons, pas nos sièges sociaux, non. Nos consommateurs. Il doit les protéger avec plus de transparence, plus de normes de qualité, plus de compétition! Oui, plus de compétition. Seule la compétition peut faire baisser les prix tout en augmentant la qualité des produits achetés ou services offerts et ce, peu importe où est le siège social du producteur et où il paie ses impôts. Un bon gouvernement est un arbitre. Il fait respecter les contrats, il ouvre les frontières, il refuse de protéger les producteurs, il force les producteurs à donner de l’information au consommateur pour qu’il fasse un meilleur choix, il combat la fausse représentation, il sanctionne lourdement l’entreprise qui complote avec ses compétiteurs pour nuire au consommateur. Voilà le rôle jouer par un vrai gouvernement libéral, car dans ma tête, le libéralisme veut encore dire quelque chose.

Voilà pourquoi le débat sur le taxi ou Uber nous concerne tous. L’enjeu est bien plus grand que la question du transport. L’enjeu est une guerre de pouvoir. Le pouvoir du consommateur qui demande la liberté de choisir VS le producteur qui demande à être protégé de sa compétition. Le pouvoir du consommateur qui veut des biens et services à meilleur coût VS le pouvoir du producteur qui demande subventions et permis pour l’aider à réussir. Le pouvoir de la liberté VS le pouvoir du corporatisme.

Si on laisse partir Uber, le corporatisme gagnera une fois de plus au Québec. Le consommateur est dû pour une victoire. Les jeunes doivent apprendre dans ce débat. Ils doivent se rendre compte que le modèle interventionniste qu’on leur rentre dans la gorge est la source de tous les maux au Québec. Ils doivent comprendre que l’avenir est à la liberté. Sinon, ce sera ailleurs qu’ils trouveront leur compte.

 

Trump for POTUS!

Donald Trump and Ivanka Trump

Donald Trump sera vraisemblablement le nominé républicain pour tenter sa chance à la présidence américaine. Wow, honnêtement, wow. Je n’y ai jamais cru. C’est franchement impressionnant de voir ce qui s’est passé. Comme dirait Pat le président des pirates-pirates, un bulldozer est passé.

Je suis obligé de reconnaître la puissance du message lancé par une partie de la population américaine qui se ne se sent pas écoutée par les politicos, qui en a marre des cassettes (quoi que « Make America Great Again est une belle cassette aussi!) et qui veut un vrai changement. Pour du changement, c’est du changement. Je continue de penser que Trump est une mauvaise solution à un problème réel, mais je comprends le message américain et surtout, on doit le respecter. Ça m’énerve de voir des québécois lever le nez sur le peuple américain suite à l’annonce de ce soir. Pu capable de ce faux-sentiment de supériorité véhiculé par notre élite. Remarquez, quand je dis élite… je ne le pense pas tant que ça.

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Corporatisme agricole

Corporatisme agricolePar Ian Sénéchal,

Cette semaine, le fromage Velveeta était en spécial à l’épicerie. Ça faisait un bon 15 ans que je n’avais pas mangé ça. Ma grand-mère en avait souvent dans son frigo et je lui en volais constamment. J’adorais le goût. J’en ai acheté cette semaine, pour le fun. Yark. Ça ne goûte plus la même chose du tout. Je lis la liste des ingrédients… pas de lait, pas de crème, juste des substances laitières modifiées. C’est granuleux, médiocre. Cette dégustation m’a rappelé un petit souvenir. Je suis allé à Tampa Bay, il y a 2 ans. J’avais acheté du lait (moitié prix) et du fromage Philadelphia. Je l’avais mangé à la cuillère tellement il était bon. Les deux premiers ingrédients étaient du lait et de la crème, comme dans fromage à la crème.

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Again, again, and again

6a00d8341c5dd653ef01b7c7ec34bf970b-800wiPar Ian Sénéchal,

Voici mon commentaire sur les attaques du 13 novembre survenues à Paris. La récurrence de ces attaques est la chose qui m’énerve le plus. Leur but est de nous empêcher d’avancer. Ils veulent qu’on se replie sur nous-mêmes. Pour eux, le fait que la France ferme ses frontières est une victoire. Le fait que tous les niveaux de sécurité à travers les pays occidentaux soient relevés est une victoire. Le fait qu’ils réussissent à nous paralyser par la terreur constitue une victoire pour eux. On se pointera tous du doigt ce soir et c’est également une victoire. Trudeau va passer un mauvais quart d’heure pour l’arrêt des frappes sur ISIS. Harper également pour avoir « provoqué » leur colère. Tout le monde va faire de la politique à cinq sous avec ça.

Ce soir, les musulmans paisibles vivant dans les pays occidentaux sont probablement en rogne. Une fois de plus, ils seront pointés du doigt à l’épicerie, dans leur quartier et leur communauté. Ils devront se faire entendre haut et fort pour dénoncer ces actes afin de ne pas y être liés par leurs concitoyens. Les prochaines semaines ne seront pas joviales.

La première chose à faire pour ne pas les laisser gagner est de continuer d’agir normalement dans notre société. Laisser notre petit côté raciste de côté et continuer d’avancer sans avoir peur et continuer de cohabiter avec toutes les cultures qui façonnent le Canada.

Politiquement, il faudra répondre. À mon sens, le moment est bon pour rétablir notre participation dans les frappes contre ISIS. La campagne électorale est terminée, soyons un peu plus réalistes maintenant. Le moment est également bon pour les puissances mondiales de songer à envoyer les troupes sur le terrain et vaincre cette gangrène. Ces groupes se financent et entraînent des activistes dangereux qui ne pensent plus par eux-mêmes. Il faut leur couper les vivres, couper le financement. Je n’arrive pas à croire que des salauds du Moyen-Âge soient toujours un pas en avant de nous.

Ces pays vivent de terreur, de pauvreté, de propagande et de désir de dominer le monde. Je pense toujours qu’ils nous rejoindront un jour parmi les pays développés quand ils participeront au système économique mondial. Le capitalisme est basé sur les échanges, l’interdépendance, la croissance et la négociation de bonne foi. C’est probablement le meilleur remède pour ces pays endoctrinés par la religion.

Ne pensons pas que nous n’avons pas eu notre époque sombre également de notre côté. Nous avons connu également nos guerres saintes et nous traitions également nos femmes comme des humains de second ordre il n’y a pas si longtemps. Soyons réalistes, la religion est une bonne façon de contrôler un peuple quand elle n’est pas pratiquée de manière volontaire et personnelle comme elle l’est pratiquée en occident.

Il faut trouver un moyen de faire prospérer les pays neutres du Moyen-Orient et les faire participer à notre système économique. S’ils s’enrichissent, ils attireront les gens de bonne foi et les autres pays auront de la difficulté. Il faut également penser à acheter notre pétrole de pays alliés seulement et mettre plus d’emphase sur l’autosuffisance. Arrêtons de dégobiller sur nos sables bitumineux et le pétrole de schiste. Les gens de gauche diront qu’il faut diminuer notre consommation de pétrole. C’est correct, ça vise le même but, même si je n’y crois pas. On peut viser à diminuer notre consommation future si on veut, mais il faut arrêter de financer les pays de cul par notre consommation immédiate. Je préfère payer plus cher à la pompe pour du pétrole canadien ou américain pour de vraies bonnes raisons, pas pour me taxer.

Bref, comme citoyens, il nous faut rester calmes et ne pas modifier nos comportements et continuer à être inclusifs. Nos politiciens de leur côté doivent arrêter la petite politique et prendre le problème sur tous les fronts : de la force militaire, du développement économique, de la sécurité nationale et de l’aide humanitaire.

L’indifférence

IndifférenceDepuis que je me suis lancé à temps plein dans la croissance de mon entreprise, VotreConseiller.net, je délaisse quelque peu la politique. En fait, plutôt que d’avoir le nez dedans chaque jour comme je l’ai fait entre 2005 et 2013, je me consacre seulement à la préparation de ma chronique hebdomadaire à Radiopirate.com. Cela implique pour moi de lire tout ce qu’il se passe en une semaine sur la planète politique québécoise en une heure ou deux. Honnêtement, c’est déprimant. Ce qui me pousse à continuer c’est que le temps d’antenne que Jeff m’offre est un magnifique défouloir que j’ai appris à utiliser et qui favorise mon équilibre mental!

De plus, ce qui aide à mon recul, c’est le fait que je n’écoute plus les nouvelles depuis maintenant 4 ans. Depuis 2014, je suis également « décâblé ». On le maintenait principalement pour écouter le Canadien. Donc, encore une fois, un autre passe-temps (maladie mentale) qui a été délaissé.

J’ai maintenant 31 ans. Je me rends compte aujourd’hui que mon parcours politique fût enrichissant. Je me suis épanoui là-dedans et surtout, j’ai appris une multitude de choses qui m’aident aujourd’hui dans le développement de mon entreprise : marketing, réseautage, analyse, scepticisme naturel… Une chose est sûre par contre, la belle utopie avec laquelle je percevais l’avenir politique est complètement disparue. En effet, j’ai déjà écrit et poussé une proposition à l’ADQ qui proposait que notre futur gouvernement fasse tous les efforts pour être libéré de l’endettement d’ici 2015! Misère… Belle naïveté. En fait, la mi-vingtaine, c’est l’âge de l’utopie, c’est ce que je réalise aujourd’hui.

La maturité que j’ai acquise au gré de déceptions politiques me permet aujourd’hui d’avoir un regard plus juste sur ce que je perçois de notre société. Mes buts politiques ont évolué vers des buts entrepreneuriaux. La beauté de la chose, c’est que dans mon entreprise, si j’ai une vision et que je veux du changement, je n’ai qu’à le faire sans me « casser le bicycle ».

Au début, j’ai eu des craintes. La gauche déteste le 1%. Elle veut toujours plus les taxer. Ce sera bientôt 53% d’impôt pour ces derniers grâce au travail des libéraux et du gouvernement du Québec. Malgré tout, on en veut encore plus. De mon côté, sans cachettes, je le dis ouvertement, mon rêve, mon but est de faire partie du 1%. Pas pour me payer de beaux jouets, un beau manoir ou une belle blonde aux faux seins. Simplement pour en faire partie. Pour atteindre un but. Pour mériter les fruits de mon travail. Car honnêtement, une chose que j’ai apprise pour y arriver, c’est qu’il faut gérer ses dépenses d’une main de maître. D’ailleurs, j’aimerais bien revenir en arrière pour corriger une erreur ou deux que j’ai faite par le passé!

Et mes craintes dans tout ça? J’avais toujours la crainte de faire tout ça pour rien. J’avais peur que le gouvernement rentre dans ma business et démolisse tout sur son passage dans 15 ans. J’avais peur de la vendre et d’être imposé à 80%! On ne sait jamais, la tendance ne joue certainement pas en notre faveur quand on regarde les graphiques. Il faut dire que la lecture du livre « Atlas Shrugged » ne m’a certainement pas aidé à atténuer ces craintes.

Si je peux qualifier ma mi-vingtaine comme l’âge de l’utopie, je peux également qualifier ma fin de vingtaine comme l’âge de la peur. Aujourd’hui par contre, tout a changé dans ma tête. Il faut dire que j’ai réussi à franchir la deuxième phase de mon développement d’entreprise, ça aide. Je n’ai plus aucune crainte. Aujourd’hui, je suis indifférent. I don’t fucking care!

J’ai rencontré plusieurs entrepreneurs dans ma vie et j’ai toujours remarqué que même s’ils avaient leurs récriminations envers le gouvernement, ils avançaient, fonçaient, sans se soucier du gouvernement même si ce dernier est littéralement un PITA (Pain in the ass)!

J’en suis rendu là aujourd’hui. Je vais m’adapter, quoiqu’il arrive. Entre-temps, je vais avoir du plaisir, je vais bien m’occuper de ma famille, je vais bien développer mon entreprise, je vais aider des jeunes à se décoller dans le métier, je vais offrir un environnement de travail intéressant pour mon (bientôt mes j’espère) employé et je vais pousser, travailler et foncer, car c’est stimulant, plaisant. Bref, je vais m’occuper de ce que je contrôle, le reste, je passerai mon défoulement à Radipirate.com!

On aura bien en masse le temps de parler de caca dans le fleuve, de négociations salariales, de tableaux de la Reine remplacés grâce aux libéraux, de rénovations du 24 Sussex, de changements climatiques, de gauche bien-pensante et de nombrilisme excessif.

Mon analyse du débat hier

téléchargementVoici mon commentaire face au débat d’hier.

Le grand perdant? Justin Trudeau. La canisse vide a été mal remplie par son War Room. Ils sont dans le champ avec leurs trois modestes déficits. Rien ne justifie de replonger le Canada en déficit maintenant qu’on est sorti. Keynes ne le recommanderait même pas. Même le très à gauche NPD a compris le tout. Et pourtant, hier, les libéraux ont répété des dizaines de fois leur justification bidon pour plus de déficits. En plus, deux de ces « liners » répétés ad nauseam se contredisaient complètement. D’une part, il accuse Harper d’avoir le pire bilan économique de l’histoire du pays. De l’autre, il répète sans arrêt que c’est maintenant le temps d’investir (lire emprunter), car les taux d’intérêt sont bas et que la dette par rapport au PIB est plus basse que jamais prouvant ainsi… le bon bilan économique d’Harper.

Autre grand perdant? L’auditoire. Ce débat était affreux. Mal arbitré, mais surtout, cacophonique. Comment 11 républicains peuvent tenir un débat où on entend tout le monde alors que 3 personnes virent le tout en foire. Pathétique. Mulcair parlait trop vite, Trudeau et Harper répétaient constamment les mêmes lignes. Le prochain débat devrait être de 30 minutes. Ils vont peut-être arrêter de répéter s’ils n’ont rien à dire. On n’est pas des caves les boys.

Ma surprise : Mulcair. Il commence à se dégourdir et à un peu de répartie. C’était le seul qui mettait un peu d’action et un peu de plaisir. Sa joke sur Trudeau et les huffs and puffs. J’ai adoré. Ça reste un parti de communistes.

Autre surprise : Les libéraux sont rendus les champions de la gauche et le NPD les champions du centre! Belle confusion électorale. Attention aux masques qui vont tomber amis canadiens.

Et Harper? Bof, il a fait sa job. Il est la seule alternative pour les gens qui ne veulent pas voir AUCUN impôt ou taxe monter. Il reste le même homme. Il a joué la trappe, comme toujours. Mes oreilles de conservateurs saignent quand je l’entends parler de son crédit d’impôt à la rénovation. Il demeure le choix logique. Sauf que pour la première fois, je vais voter conservateur par dépit plus que par enthousiasme. Ça doit être ce qu’on appelle l’usure.

Ce qui me fait capoter par contre, c’est la chose suivante. Sommes-nous seulement environ 30% des Canadiens qui ne souhaitent pas voir les taxes et impôts augmenter? Sérieusement? Vraiment? Vous êtes fous les amis, vous êtes fous.

Rentrée radiophonique

Par Ian Sénéchal,

Demain, mercredi, ce sera ma première à RP. Honnêtement, j’ai hâte, ça fait un petit bout de temps que je n’ai pas parlé de politique, je commence à être dû!

Ce ne sont pas les sujets qui vont manquer. PKP, élection fédérale, le cirque médiatique…

On se voit-là les pirates.