Prière de réformer le RQAP

Par Ian Sénéchal,

Le RQAP devait rebâtir notre nation. Une politique nataliste dont le Québec avait bien besoin supposément. On s’est battu fort pour arracher l’administration du régime à Ottawa. Constat après 6 ans? Échec. Je laisserai les deux graphiques suivants tirés du blogue Antagoniste.net vous le démontrer. On pourrait ajouter une quantité incroyable de littérature statistique pour démontrer que toute personne qui utilise encore l’expression « mini-baby-boom » est profondément dans le champs gauche.

Comme vous le savez, au Québec, quand on instaure un programme qui ne livre pas la marchandise en plus d’être coûteux, on l’enlève. Non? Ce n’est pas ce qu’on fait? Pourtant, ce serait logique non?

Le programme coûte maintenant 1.8 milliards. Rappelons simplement pour le plaisir de le rappeler que la savante mathématicienne, Pauline Marois, estimait les coûts du programme de l’époque à 350 millions. Si on était encore dans le régime fédéral, on paierait un taux de cotisation employeur-employé de 0.864$ par 100$ de salaire (rabais offert par le fédéral pour compenser le Québec d’avoir son propre régime). Pourtant, on paie 1.341$ par 100$ présentement. C’est 55% de plus que partout ailleurs au Canada! Oui, oui, 55%! Ça rend nos entreprises compétitives ça mes amis!

Bref, c’est cher, ça ne marche pas, on réforme. Que fait-on?

  1. Ramener le plafond du salaire assurable à des niveaux plus bas. Un programme gouvernemental, c’est une base pour aider les gens qui en ont le plus besoin. Les gens qui font de meilleurs salaires ont une capacité d’épargne plus grande et plus de marge de manœuvre pour ajuster leur rythme de vie à l’arrivée d’un enfant. N’oublions pas non-plus que plusieurs professionnels voient leur entreprise compenser pour le salaire au-delà du plafond d’assurance de 66 000$ au Québec et 45 900$ au fédéral.
  2. Supprimer totalement le régime particulier. On doit considérer le seuil de remplacement de 55% du salaire comme étant l’effort maximal que doit faire le gouvernement pour accompagner le parent dans son projet d’avoir un enfant. Le reste relève de la responsabilité individuelle et de l’épargne personnelle. Par contre, je ne verrais pas de problèmes à ce qu’il y ait une certaine bonification pour les plus faibles salariés. Désolé, mais 75% de remplacement de revenu, c’est ridicule et ça déresponsabilise la population. Un bébé, on le voit arriver au minimum 9 mois à l’avance et tout le monde devrait avoir un fonds d’urgence dans son bilan financier (rappelons qu’un fonds d’urgence n’est pas une marge de crédit).
  3. Abolir la prestation de paternité. Méchante belle patente de lologue qui soutiennent que le père doit être plus présent à la maison. Le père pouvait déjà prendre une partie du congé parental avant l’avènement de cette nouvelle prestation d’assurance-golf ou assurance-rénovation, appelez ça comme vous voulez. On dit en coulisse que 80 à 90% des pères qui reçoivent une prestation la reçoivent en même temps que leur conjointe pour s’occuper du nouveau-né. Je pense qu’on est loin de l’essence du programme ici. Il y a même des mauvaises langues qui disent que certains parents envoient leur enfant plus vieux en CPE en même temps pour ne pas perdre leur place! Qu’ils sont de mauvaises foi ces gens!
  4. Réviser certaines choses douteuses. On paie présentement un congé pouvant atteindre 18 semaines à des femmes qui subissent une interruption de grossesse après la 19ième semaine de gestation et ce, peu importe la raison. Désolé, mais c’est quoi ça bordel?

Finalement, pourquoi juste ne pas revenir à l’ancienne formule. On baissera éventuellement les taux de cotisations, ça donnera de l’oxygène à tous les particuliers et aux entreprises.

P.S. Juste comme ça, on appelle ça de l’assurance parentale, mais une femme ménopausée de 55 ans doit également payer les primes. Je me demande bien contre quoi elle s’assure? L’intervention du Saint-Esprit?

P.P.S. Le régime a toujours été déficitaire. Vous avez payé plus qu’ailleurs, mais pas assez!!! On traîne une déficit accumulé de 577 millions de dollars. C’est t’y pas beau?

P.P.P.S Avis à tous ceux qui ont profité du régime ou qui profiteront du régime. Cet article ne vise vraiment pas à vous inciter à ne pas vous prévaloir de vos prestations. Vous y avez droit, prenez-les. Si vous faites économiser de l’argent au gouvernement, il y aura toujours un Zambito pour savoir comment la dépenser.

Il faut réformer le RQAP

Ian Sénéchal

(Contact via Twitter, Podcast, Facebook, Courriel),

Ce texte est en lien avec la première partie de ma chronique à CHOI Radio X, dans Maurais Live. Vous pouvez trouver un lien pour programmer votre podcast ici.

50%

Cinquante pour cent, c’est ce que le RQAP coûtera, le 1er janvier prochain, de plus que si on avait gardé l’ancien régime fédéral de prestations parentales. Le taux combiné sera de 1.34% alors que nous n’obtenons qu’un rabais de 0.888% du gouvernement fédéral pour avoir quitté cette portion du régime d’assurance-emploi. Pour une personne gagnant 40 000$, c’est 181$ supplémentaires qui lui est exigé pour le régime québécois.

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Sacrifices

Par Ian Sénéchal,

En ces temps d’austérité économique, nous entendons constamment parler de sacrifices. Le gouvernement du Québec a tenté de nous le rentrer dans la gorge lors du dernier budget : « tout le monde devra faire des sacrifices pour rétablir l’équilibre budgétaire, d’ailleurs le gouvernement fera plus de 60% de l’effort ». Foutaise oui! La seule chose qui fût sacrifiée lors du dernier budget est la sortie mensuelle de la petite famille de la classe moyenne.

Depuis ce temps, il y a eu un regain marqué de l’attention de la population générale envers la chose publique. Il est donc temps de déterminer vers où nous voulons diriger notre province.

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RQAP : Un luxe que le Québec peut se permettre?

Par Ian Sénéchal,

On apprenait récemment que le régime d’assurance parentale (RQAP) était une fois de plus au bord du gouffre financier. M. Bonnardel de l’ADQ y est alors allé d’une sortie pour demander au gouvernement de rendre le régime moins généreux, ce qui a dû faire réagir certains adéquistes.

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Rétro : Taux de fécondité

Voici un autre texte qui fût publié sur le blogue de la CDJ. Celui-ci aborde le sujet de la démographie. À la fin du texte, je parle de mon futur enfant. Et bien, celui-ci a aujourd’hui 4 mois, il est en parfaite santé et il représente la meilleure décision que moi et ma femme avons prise dans notre vie.

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