Sournoiseries socialistes

Par Ian Sénéchal,

Chronique radio relié à cet article (début 6:40)

Comment équilibrer un budget sans que personne ne chialent quand on est au gouvernement? On utilise les artifices comptables, évidemment. On taxe les vices de la société aussi. Qui va défendre un salopard qui fume et qui boit de la bière? Deux évidences que les péquistes ont su exploiter avec habileté lors du dernier budget. Par contre, quand on a vraiment besoin de cash, que fait-on? On fait de jolies sournoiseries administratives.

Par exemple, on applique des mesures d’austérité aux commissions scolaires. Bravo diront certains, il était temps. On leur a coupé 150 millions! Wow!  Lisez David Descoteaux pour vous rendre compte que finalement, c’est probablement la même poche qui va payer, mais seulement d’une manière différente.

En fait, cet exemple illustre ce qui se passe depuis plusieurs années. Depuis longtemps, on sous-finance nos universités. C’est à eux de s’arranger. On apprenait ce matin dans l’émission Maurais Live que l’Université Laval financent maintenant la moitié du salaire de certains professeurs par des bonnes soeurs! Oui, oui, des « nones »!

Dans cette même émission, je faisais ma chronique en réaction à un texte paru dans le Journal de Québec sous la plume de Régys Caron : « Nouvelles taxes en vue ». On y apprend de bonnes choses, notamment sur les fonds de pension des employés municipaux. On voit que Québec veut ouvrir la porte à de nouveaux « leviers » pour les municipalités. Bordel, arrêtez de me prendre pour un imbécile. Vos foutus leviers ne sont ni plus ni moins que de nouvelles taxes. Je rêve du jour qu’un journaliste ne laissera plus passer un ministre avec ses nouveaux termes idiots et qu’il va le talonner jusqu’à ce qu’il dise le vrai mot : TAXES!!!

J’ai donc poussé plus loin mes recherches. J’ai découvert que Québec repousse ses problèmes budgétaires depuis très longtemps dans la cour des municipalités. Regardez cette image, vous verrez que le déficit des infrastructures municipales au Québec est alarmant.

Et ce déficit est toujours en croissance. J’ai un autre beau tableau pour vous. Vous verrez que depuis longtemps, le gouvernement central se déresponsabilise envers les municipalités.

Vous pouvez également voir qu’au Québec, l’endettement des municipalités est hors de contrôle. Bref, depuis longtemps, vous payez beaucoup de taxes municipales, mais apparemment  le montant que vous payez est insuffisant quand on compare à la province ontarienne. Le niveau d’endettement municipal augmente chaque année, beaucoup plus rapidement qu’en Ontario.

Donc, comme vous le voyez, le gouvernement décharge de plus en plus de responsabilités dans nos municipalités, celles-ci n’augmentent pas leur table d’imposition suffisamment rapidement ou ne coupe pas suffisamment dans leur budget et ils mettent tout sur la carte de crédit. Voilà bien une drôle de  bombe à retardement pour le modèle québécois.