À Ottawa, le conservateur Russ Hiebert, député de South Surrey – White Rock – Cloverdale, en Colombie-Britannique, vient de déposer le projet de loi privé C-317, une initiative visant à obliger tous les syndicats canadiens à rendre publique l’utilisation précise qu’ils font des cotisations de leurs membres. Le gouvernement Harper étant majoritaire, le tout n’est qu’une formalité, même si le NPD s’est dit contre le projet avant d’en avoir pris connaissance.
Dans le même souffle, à Québec, la ministre du Travail Lise Thériault déposait jeudi matin un projet de loi visant à donner aux employeurs le contrôle sur leur main d’œuvre et forçant aussi les syndicats à ouvrir leurs livres et à justifier, et leurs revenus, et leurs dépenses. Lire la suite »
Oubliez la tenue d’une commission d’enquête sur les allégations de corruption et de collusion dans l’industrie de la construction et des liens entre mafia, chefs syndicaux et bâilleurs de fonds libéraux. Le week-end dernier, lors de leur congrès annuel, les jeunes libéraux voulaient combattre le cynisme et ont plutôt adopté une résolution pour étendre le modèle syndical de la FTQ-Construction à d’autres secteurs.
Le refus du gouvernement Charest d’entendre Marc Bellemare dans le cadre d’une commission parlementaire soulève de nombreuses questions. Plusieurs personnes soulèvent l’hypothèse que l’ancien Procureur général du Québec bluffe, qu’il n’a rien à dire et qu’il fait ce cirque afin de satisfaire son manque d’attention et de se venger de Jean Charest pour l’histoire du no-fault. Or, si c’était le cas, pourquoi est-ce que Jean Charest l’a empêché de parler ? Lire la suite »
Voici ma chronique radio du 24 mars 2010 à CHOI Radio X. J’y aborde les récents événements concernant le refus de Jean Charest d’entendre son ancien ami Marc Bellemare en commission parlementaire et la diversion que le gouvernement tente de faire sur les accomodements raisonnables.
Ce texte est paru dans le Journal de Montréal le 16 mars 2010 en page 24,
Il y a près d’un an que le sujet de corruption et collusion dans l’industrie de la construction défraye presque quotidiennement les manchettes. Ce sont les liens entre l’ex-directeur-général de la FTQ-construction et le monde interlope qui ont d’abord attiré l’attention. Par la suite, d’autres enquêtes médiatiques révélaient des pratiques de collusion pour la construction et la réparation des routes, de même que l’implication de motards pour intimider la concurrence, sans oublier les enveloppes brunes distribuées à certains politiciens et bureaucrates.
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