Inflation, analyse plus détaillée

26 septembre 2012

Suite à mon article précédent, certaines personnes ont souligné le fait que si on ajustait le salaire de la personne étudiée, on devait également ajuster l’impôt payé. Vrai. J’aurais dû en tenir compte.

Cet ajustement démontrerait que les riches ont reçu des baisses d’impôt entre 2000 et 2010. Vrai également.

Ce qu’il faut voir par contre, c’est que ces baisses d’impôt étaient généralisées à toute la population et non pas ciblées que sur eux (contrairement à réforme Marois-Marceau). Donc, pour être parfaitement honnête dans l’analyse, il fallait vérifier si les riches avaient vu leur taux effectif d’imposition baisser ou augmenter de la même façon que le reste de la population tout en tenant compte de l’inflation. J’ai donc poussé l’analyse beaucoup plus loin. (Vraiment beaucoup, alors désolé si je perds des gens ici).

J’en suis arrivé à cette conclusion. Les riches ont effectivement reçu des baisses d’impôt, comme tout le reste de la population. Par contre, plus le revenu est élevé, moins la baisse du taux effectif d’imposition fut importante.

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L’inflation expliquée aux enfants… et à Khadir

26 septembre 2012

Par Ian Sénéchal,

Ce texte est le résumé d’une partie de ma chronique hebdomadaire chez Dominic Maurais à Radio X.

Amir Khadir y est allé d’un tweet qui est devenu rapidement viral hier sur Twitter. Vous le trouverez au bas de l’article. Le tweet nous envoyait sur un tableau très instructif. Voici le tableau et ce que Québéc Solidaire affichait comme commentaire sur sa page Facebook :

" Un tableau pour éclairer et mettre en perspective les débats sur les hausses d’impôt pour le 3% le mieux nanti. Par exemple, une personne au revenu imposable de 150 000$ a vu ses impôts annuels diminuer de plus de 11 700$ depuis 12 ans. À partager!"

En apparence, les gens gagnant 150 000$ ont reçu une baisse d’impôt de 5565$ au provincial en 10 ans. Vrai. Mais parle-t-on de la même personne en 2000 et en 2010?

Khadir et sa bande d’illetrés économiques basent leur analyse en faisant abstraction de l’inflation. Faut le faire quand même!

Disons que l’inflation a été de 2% les 10 dernières années. Une personne gagnant 150 000$ en 2010 devait en gagner seulement 123 000$ en 2000 pour s’offrir le même niveau de vie. Pour comparer les pommes avec les pommes, il faut tenir compte de l’inflation.

Comparez la personne gagnant 125 000$ en 2000 à la personne qui en gagne 150 000$ en 2010. Vous verrez, le niveau d’impôts payés est sensiblement le même (28 334$ VS 29 271$)

C’est normal, les tables d’imposition sont indexées depuis le budget 2000-2001 mis en place… par Bernard Landry!

L’indexation des tables d’impôt va de soi et ne constitue pas une réelle baisse d’impôt. Ne vous en faites pas, l’ancien PM Charest était tout aussi malhonnête dans son approche quand il se pétait les bretelles en disant qu’il avait réduit le fardeau fiscal depuis son entrée au pouvoir pour une famille gagnant X revenu. Il ne tenait pas compte de l’augmentation du coût de la vie et/ou de l’augmentation des salaires en lien avec l’inflation et/ou de l’indexation des tables d’impôt.

Bref, ne vous fiez jamais à un politicien quand ils vous parlent de chiffres. Ils ne sont là que pour vous confondre! En fait, ils souhaitent que vous soyez dociles et que vous gobiez tout sans broncher. Si en plus vous pouvez diffuser leur message sur Twitter, wow, ils sont vraiment contents que vous soyez tombés dans la panneau!!! Une fausseté diffusée abondamment devient rapidement une vérité dans notre monde où la compétence et l’honnêteté intellectuelle sont devenus des concepts abstraits.


Pauline et Jean

25 septembre 2012

Par Ian Sénéchal,

Je me suis amusé sur Twitter hier avec Jean et Pauline. Ça frustre les gauchistes!

Jean vend son entreprise. Jean déménage en Alberta. Il sort l’argent de l’entreprise là-bas. Marois n’a pas une cenne! Jean est content.

Jean a 5 trucks et 5 chauffeurs. Marois veut plus d’argent. Jean dit non. Il vend 4 trucks et congédie 5 gars. Jean est seul et a la paix.

Jean préfère les actions à dividendes canadiens pour le crédit d’impôt. Marois coupe le crédit. Jean investit maintenant à l’étranger.

Jean est VP d’une grosse compagnie. Il reçoit une hausse de salaire. Marois veut plus d’argent. Jean dit, donne-moi des vacances à la place.

Jean est cadre au gouvernement fédéral. Il vit à Gatineau. Marois veut plus d’argent. Jean déménage à Ottawa.

Jean a une entreprise. Il gagne 150 000$. Marois veut plus de $$. Jean "engage" sa femme comme adjointe à 40 000$ par an.

Jean voulait vendre une propriété et faire un gain en capital cette année. Marois essaie de le fourrer rétro. Jean reporte la vente.

Jean gagne 75K. Il fait de l’over pour obtenir une promo et atteindre 150K. Il voit Marois aller. Jean se contente de son 35 heures.

Jean est un étranger qui voulait investir au Québec. Il entend parler de Marois et d’un impôt rétroactif. Il préfère investir en Alberta.

Jean gère la CDPQ. Il regarde la climat économique se déteriorer au Québec. Marois le force à placer au Québec. Jean est fourré!

Jean gagne 250K, paie 105K en impôt. Marois veut l’augmenter de 5K. Jean s’en va. 21 autres Jean devront se faire tondre pour compenser.

Et celles-là ne sont pas de moi : 
Jean (de la CDPQ) lis cette nouvelle sortie tantôt  et est encore plus fourré.
Jean a 62 ans. Il gagne 270K. Il pensait travailler encore qq années. Il va prendre sa retraite et se contenter de 125k.

 


L’Avenir à l’abri du PQ

27 août 2012

Stéphane Lessard

(Contact via Twitter, Facebook, Courriel),

Si il y a quelque chose qui ressort de cette élection et des sondages, c’est que l’avenir du Québec est plus que sombre. On se rend compte que le cynisme et l’érosion de la confiance envers les politiciens mine tout enthousiasme qui aurait dû prévaloir après 9 ans d’un règne brouillon, empestant la corruption et le copinage. Pourtant, ce n’est même pas là que le plus décourageant s’exprime. C’est dans l’offre politique. A gauche comme à droite. On constate que la nature a horreur du vide et que les trous laissés par des personnes politiques de haut calibre furent remplis par une autre "matière" Plus vil. Un peu comme une marquetterie Louis XV que l’on "patche" avec un carré de plywood… Dur constat? Peut-être. Je demande à être convaincu du contraire.
Quelqu’un pourrait me donner le nom d’un potentiel ministre, disons PLQ ou PQ, qui a une vision à long terme pour l’économie, qui sait que l’on n’enrichit pas une population en plumant le 4% de ses plus riches, qui sait que le secteur minier est le plus risqué et que de mettre le fric du RRQ dans des participations revient à jouer le jeu d’un capital de risque que les minières salivent de voir poindre à l’horizon? Pauline Marois ne comprend rien à tout cela. On le sait. Elle a été ministre des finances comme un étalagiste qui broche les rubans de caisse au commerce du coin est comptable agréé… Tous sont des interventionnistes aveuglés ou ignares. Je ne parle pas du type de la CAQ, M. Dubé, qui a un c.v. qui laisse croire qu’il pourrait faire marche arrière malgré les engagements de son chef sentant le Chavez #5 jusque dans le grand nord .  Un peu d’espoir, de grâce…

Cette élection est celle du dépit, du constat que les Québécois choisissent leur dirigeants comme une bouteille de vin à la SAQ: par l’étiquette et la pastille. Quand 44% du monde ne paie pas d’impôts et voit la pieuvre Étatique lui tendre une tentacule à chaque faux-pas, quoi de plus naturel que le statu-quo. Et puis, il restera toujours le méchant Canada à blâmer. Tant qu’on a pas à s’assumer…
Déprimant de voir aussi le biais Radio-Canadien. Montréal est la capitale du gauchiste utopiste subventionné. Rien de surprenant non plus mais on ne s’habitue pas (et mon porte-feuille non plus) d’entendre des génériques d’émissions de radio aussi longs que celui d’Apocalypse Now. L’important c’est d’être heureux comme peuple. Ou étais-ce "Imbécile heureux"? Bah. Anyway. On y trouve notre compte on dirait.

Le point central de cette élection est l’espoir: celui de ne pas voir des bigots comme Drainville ou Duchesne devenir nos interfaces avec le monde extérieur avec en prime les commandes d’un ministère. L’espoir aussi de ne pas voir un PQ minoritaire et archi-gauchiste faire des alliances avec Option Nationale ou Québec Solidaire pour se partager les restes du cadavre de votre chèque de paie. L’espoir de ne pas avoir des bigots dicter à des adultes la langue de leur études supérieures. L’espoir de voir notre système universitaire cesser d’être sous le joug d’extrémistes. L’espoir de ne pas avoir à déménager sa famille parce que le party socialiste tire à sa fin et que les incapables en place refassent une sorte de Berlin avril 1945 quand les vannes de la corne d’abondance obligataire se tarira…

Le point central, c’est de bloquer le PQ. Et les autre régressistes. Les progressistes sont des régressistes. Ils sont à Duplessis ce que les syndicats sont à l’Église. Et la droite englobe les réformateurs. Rappelons-nous de ça.

Quoi faire. Le PLQ n’offre rien et les partis marginaux de droite n’aideront que les péquistes. J’ai voté CAQ. Malgré le fait qu’émettre l’idée de dédommager les syndicats me répugne, de piger dans la Caisse de Dépôt soit irresponsable et que de s’imaginer négocier une hausse avec les étudiants soit utopique et risqué. Le ménage des commissions scolaires, d’Hydro-Québec, la cassation des corporatismes et des mensonges sur le système de santé sont déjà de bons engagements. La CAQ est la seule à offrir une lueur d’espoir et une amorce de réforme.

J’aurais aimé courir. Je marcherai. C’est mieux que de reculer.


Les radicaux d’Occupy aux commandes des finances péquistes

25 août 2012

Par Ian Sénéchal,

Vous vous souvenez du mouvement Occupy, cette bande d’activistes ultra-gauchistes qui dénonçait le fait que les riches représentant le 1% se partageaient une trop grand part des richesses? Plusieurs personnes ne les ont pas pris au sérieux. Certains les qualifiaient de pouilleux et réclamaient qu’on cesse de parler d’eux pour arrêter de leur donner de l’importance, d’autres y voyaient un mouvement idéaliste exprimant tout ce qu’il y a de plus beau dans notre jeunesse. De mon côté, j’y ai toujours vu une bande d’activistes de gauche très organisée et très efficace pour faire passer son message. Je pense bien que j’avais raison. Ce mouvement radical a réussi à influencer les politiciens les plus populistes de la gauche, notamment au Québec, en Ontario et en France. Le slogan tout simple : "faisons payer les riches!"

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Cheminement électoral personnel

18 août 2012

Par Ian Sénéchal,

Foutue politique. Une vraie drogue. Je me demandais comment je réagirais à la prochaine élection provinciale. C’est la première fois de ma vie que je ne sais pas pour qui voter avant que l’élection commence. J’ai voté PQ en 2003 (j’avais 19 ans, pardonnez-moi mon père parce que j’ai pêché), ADQ en 2007 et 2008 (j’ai eu le loisir de voter pour moi-même!). Je dois dire que je réagis plutôt bien. Comme à chaque élection, je suis motivé et curieux. Curieux de voir le comportement de mon peuple. Peuple beaucoup plus hétérogène que ce que nos médias et bien-pensants en pensent. Je voulais écrire simplement pour mettre sur papier mon cheminement électoral, au cas où cela aiderait d’autres personnes ou tout simplement, cela divertirait quelques curieux.

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Le carré rouge, une honte pour les démocrates

9 mai 2012

Par Ian Sénéchal,

Ce texte est en lien avec ma chronique de ce matin à Radio X. 

De droite, de gauche, fédéralistes, souverainistes… À quelque part, quand on évolue dans l’arène politique, on est tous adversaires. Bien souvent, avec nos plus grands antagonistes, nous n’aurons qu’une seule chose en commun. Nous sommes tous démocrates. On accepte tous les règles fondamentales de la démocratie. Au départ, les porteurs de carrés rouges respectaient ces règles de base.

On se doit de respecter notre adversaire politique, d’accepter sa présence. On se doit de faire la différence entre la vie privée et le "combat" argumentaire. Ce qui est arrivé à Richard Martineau cette semaine est inacceptable et doit être dénoncé.

En démocratie, on accepte le droit de manifester. Il y a quand même des règles à respecter. On demande un permis à la ville, on donne l’itinéraire et on ne commet pas d’actes criminels. Quand on sort de ce cadre si simple, on ne respecte pas le jeu démocratique. Quand on l’encourage, on est irresponsable. Quand on ferme les yeux, on est complice.

En refusant de condamner l’anarchie, en refusant de protéger nos valeurs et nos institutions démocratiques (le système judiciaire par exemple), en continuant de porter fièrement un symbole qui n’a plus rien à voir avec la cause étudiante, certains leaders de gauche nous déshonorent. Le carré rouge est devenu une honte.

La gauche doit accepter que leur cause a été "hijacké" par des fous furieux. Ces fous furieux doivent être marginalisés, dénoncés. Ils ne doivent surtout pas être placés en vainqueur comme l’a fait le magazine L’Actualité.

S’il reste encore un démocrate à gauche du spectre politique, il laissera son petit carré rouge sur son bureau demain quand viendra le temps de s’habiller. Ne vous demandez pas pourquoi vous avez de la misère à vous regarder dans le miroir quand vous vous habillez. Votre cause était noble, mais on vous l’a kidnappé. Ces kidnappeurs ont beau être dans la même équipe idéologique que vous, ils utilisent votre appui pour encourager l’anarchie. Il est grand temps que vous vous remettiez en question. Voulez-vous marcher aux côtés de GND et Amir?


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