3.2 milliards : Étape 2

woman-with-victory-sign-300x188Par Ian Sénéchal,

Allons-y sans attendre pour l’étape numéro deux afin d’atteindre 3.2 milliards de compressions budgétaires. Elle sera toute petite celle-là.

Rappel : 

Étape 1 = 134 millions

Pourquoi ne pas abolir le Conseil du Statut de la femme. On parle d’une économie de 4 millions de dollars cette fois. Pas grand chose, on s’entend. 

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3.2 milliards : Étape Un

images (1)Par Ian Sénéchal,

Martin Coiteux doit trouver 3.2 milliards d’économie pour le gouvernement du Québec. Merveilleux. On nous invite à donner des suggestions. Parfait. Honnêtement, je ne crois pas vraiment à ce genre d’exercice supposément démocratique, mais constamment pris d’assaut par les lobbys. N’empêche, je trouve l’exercice intéressant. Cherchons donc ce 3.2 milliards sans lunettes roses.

ÉTAPE UN : Abolir le Ministère des relations internationales et Francophonie (ÉCONOMIE DE 134 MILLIONS)

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Une drôle d’insouciance

Credit CrunchPar Ian Sénéchal,

Au Canada, le prix de l’immobilier a grimpé de 26.5% depuis 2008, 4.9% depuis l’an passé. Rappelons-nous que notre bulle immobilière n’a pas éclaté au Canada et que nous n’avions pas de rattrapage à faire. C’est ce qui fait que notre marché est 76% surévalué en comparaison des loyers et 32% surévalué en comparaison des revenus selon The Economist. Si vous lisez les actualités économiques québécoises, vous ne trouverez que très peu d’analystes qui parlent sérieusement de ce problème.

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Les radoteux

imagesPar Ian Sénéchal,

Je ne sais plus quoi penser de la politique québécoise. Honnêtement, j’aime encore la politique, mais je suis tanné de lire toujours les mêmes vieux « radoteux ». Faut dire que je me fais souffrance sans l’aide de personne en ouvrant les pages du Devoir…

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Retraites : les vraies affaires

Par Ian Sénéchal,

Enfin, le Québec a une discussion qui porte sur un sujet important. M’enfin, le sujet est important, mais peu de gens apportent de quoi de sérieux sur la table mise à part un bon show médiatique qui risque de se terminer comme le printemps érable avec des syndiquées aux seins nues comme dans le bon vieux temps du « Peace and Love »…

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La guerre

Stéphane Lessard

Nous y voilà. Le mur. Le fameux mur que la droite économique maudite du Québec a identifié, décrit et prédit sous la clameur sulfureuse et les éclairs des Dieux de l’Olympe syndicale québécoise qui transforment en statue de sel tout ce qui veut bouger et vaincre l’inertie du modèle québécois. D’ailleurs, nous avons vu leur armée de serviles envoûtés foutre le feu hier devant l’hôtel de ville de Montréal et vandaliser ladite hôtel de ville en arrosant sous pression vers les portes et fenêtres ouvertes. Quel spectacle pitoyable d’ailleurs d’entendre Pierre Curzi chez Arcand les justifier d’utiliser les véhicules de service et le temps payé par leurs patrons, les payeurs de taxes, pour « manifester » comme des néandertaliens qui viennent de dégeler. Un beau spectacle. « Merci d’avoir fait de nous un pays si évolué » avait dit Guy A Lepage en levant son verre à Jeannette Bertrand sur son plateau. Sans commentaire.

Le Québec, c’est ça: importer le modèle Suédois sans la modernité sociale et intellectuelle des scandinaves. Les fonctionnaires suédois ont perdu leur sécurité d’emploi et leurs fonds de pensions à prestations déterminées au tournant des années 2000 à la suite d’une orgie étatique qui nous a servi de modèle (plutôt de justification). Eux, dans un souci d’équité et comprenant les enjeux, sont revenus sur les folies conventionnées des décennies passées. Ici, c’est la « guerre » et on quitte le bateau avant d’avoir à assumer sa part.

L’élection du gouvernement Libéral et de gens comme Coiteux, Leitao et Daoust au trio économique laissait présager un sérieux coup de barre. Le premier à aller au bâton fut dans les faits le ministres des affaires municipales M. Moreau avec qui les syndiqués municipaux voudraient refaire le coup de la négociation sur tout et à tout prix. M. Moreau a raison: le cadre pour l’équilibre et l’équité n’est pas à négocier. On connait les égoïstes syndicaux et leur amour des clauses orphelins et des structures à la Ponzi pour saigner les jeunes; Souhaitons qu’il reste ferme devant ces hordes d’égoïstes. Après un budget somme toute faible où encore une fois les libéraux n’ont pu s’empêcher de venir vous saigner, il serait catastrophique de montrer une quelconque ouverture à un fléchissement quel qu’il soit.

La stratégie des libéraux de nous endormir avec le « dialogue social » est vaine. Du déjà vu. Le dialogue social pour les syndicats c’est de s’asseoir à huis-clos, user, gueuler, menacer la société et la paix sociale pour ressortir avec une compensation pour le moindre effort qui leur est demandé. Il ne faut pas tomber dans le piège. Nous savons tous que la dette du Québec et la cote de crédit sont sur des braises chaudes. Les 60% de non-syndiqués, et même un bonne partie des 40% syndiqués qui n’ont rien qui se compare aux conditions qui prévalent dans l’État, ont donné depuis 50 ans. Le temps est venu de s’attaquer aux dépenses et non aux revenus.

Le seul acquis qui devrait être systématiquement respecté est le chèque de paie du travailleur. Or, ni l’État ni les syndicats -qui s’y abreuvent sans vergogne- ne respectent cet acquis fondamental. Je connais personnellement des dizaines de fonctionnaires qui en reviennent de casquer 1300 dollars par an en cotisations pour payer des exécutifs syndicaux autocratiques et des bus de carrés-rouges… Il est temps de valoriser le travail et ses fruits. Mais jamais, et je dis jamais, les politiciens n’ont à l’esprit le respect des payeurs de taxes et du fruit de leurs efforts. Jamais. Jamais non plus les gens qui travaillent et ne peuvent étirer une pause de 15 minutes à 75 minutes pour aller brûler des déchets et vandaliser des édifices publiques ne peuvent aller dire directement aux politiciens qu’on les attaque, que c’est la guerre à leur liberté de choix et à leur dû. Jamais on ne les voit descendre dans la rue parce qu’ils doivent casquer pour les castes supérieures des conventionnés du public.

Quand on voit le PLQ couper des fonds aux écoles privées, qui sont pourtant une escompte pour le gouvernement et fréquentées majoritairement par les tondus de la classe moyenne et moyenne-supérieure, augmenter les taxes à gauche et à droite et M. Leitao favoriser une baisse d’impôts « pour certains » et une hausse de taxe pour tous on comprend que la voie vers la prospérité n’est pas claire et comprise au PLQ. Que va-t-on faire avec la sécurité d’emploi? Visiblement, malgré ma totale confiance en Martin Coiteux, je sens la vision flasque de Daniel Johnson et d’autres proches de M. Couillard transparaître dans les constats en demi-teinte sur l’état des lieux qui nous ont été servis. Priez pour que j’aie tort.

Il ne faut pas oublier que plus que jamais les gens les plus productifs et rentables pour la société sont aussi les plus mobiles et les plus jeunes. Rarement ai-je entendu autant de gens parler d’aller vivre ailleurs. Si le PLQ ne prend que des demi-mesures il aura à dos les syndicats et les citoyens et le Québec se videra de ceux qui tiennent l’État à bout de bras pour se retrouver avec une population de prestataires.

Pendant 50 ans l’État québécois s’est foutu des travailleurs pour plier devant le corporatisme syndical dans un manque de courage et de vision que l’histoire et les jeunes jugeront sévèrement. Rater le rendez-vous des prochains mois serait catastrophique et enverra le message aux VRAIES forces vives du Québec (par opposition à ceux qui s’en auto-congratulent bien assis dans le pouf de vos impôts) que l’avenir est ailleurs.

La guerre, la vraie, on la mène contre les travailleurs qui vivent avec les cycles économiques, l’incertitude et la réalité de voir son sort s’améliorer par ses efforts. La guerre, elle est contre les silencieux parce que trop vaillants et fiers pour sortir se plaindre. Au fond la vraie guerre, elle est contre la majorité qui ne peu faire de lobbyisme à temps plein à l’Assemblée Nationale et bloquer des centre-ville.

Au PLQ de choisir son camp. Nous en sommes là.

Nos riches s’appauvrissent

téléchargementPar Ian Sénéchal,

Nos riches s’appauvrissent! Comment j’arrive à cette conclusion. Eh oui, encore une fois, je fouille dans le rapport des statistiques fiscales des particuliers de 2011.

Voici un tableau important que j’ai construit moi-même. J’analyse le revenu moyen des gens gagnant plus de 100 000$. Il est difficile de tirer des conclusions sur le nombre ou le revenu total de cette classe d’individus, car chaque année, il est normal de voir plus de gens dans cette classe de revenu puisque l’on n’ajuste pas les chiffres pour l’inflation. C’est pourquoi, je voulais analyser le revenu moyen des gens gagnant plus de 100 000$ par année à la place.

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