Étape 6, on taxe ou on ne taxe pas

essence-conseilsPar Ian Sénéchal,

Vous le savez, au Québec, les taxes sur l’essence et l’alcool sont très élevées. Mais tout le monde n’est pas égal devant la loi.

En effet, il existe une multitude de déductions possibles pour différentes clientèles. On s’entend que derrière ces déductions, il se cache quelques formulaires et quelques fonctionnaires pour analyser les-dits formulaires. Faisons abstraction de cet aspect.

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La guerre

Stéphane Lessard

Nous y voilà. Le mur. Le fameux mur que la droite économique maudite du Québec a identifié, décrit et prédit sous la clameur sulfureuse et les éclairs des Dieux de l’Olympe syndicale québécoise qui transforment en statue de sel tout ce qui veut bouger et vaincre l’inertie du modèle québécois. D’ailleurs, nous avons vu leur armée de serviles envoûtés foutre le feu hier devant l’hôtel de ville de Montréal et vandaliser ladite hôtel de ville en arrosant sous pression vers les portes et fenêtres ouvertes. Quel spectacle pitoyable d’ailleurs d’entendre Pierre Curzi chez Arcand les justifier d’utiliser les véhicules de service et le temps payé par leurs patrons, les payeurs de taxes, pour « manifester » comme des néandertaliens qui viennent de dégeler. Un beau spectacle. « Merci d’avoir fait de nous un pays si évolué » avait dit Guy A Lepage en levant son verre à Jeannette Bertrand sur son plateau. Sans commentaire.

Le Québec, c’est ça: importer le modèle Suédois sans la modernité sociale et intellectuelle des scandinaves. Les fonctionnaires suédois ont perdu leur sécurité d’emploi et leurs fonds de pensions à prestations déterminées au tournant des années 2000 à la suite d’une orgie étatique qui nous a servi de modèle (plutôt de justification). Eux, dans un souci d’équité et comprenant les enjeux, sont revenus sur les folies conventionnées des décennies passées. Ici, c’est la « guerre » et on quitte le bateau avant d’avoir à assumer sa part.

L’élection du gouvernement Libéral et de gens comme Coiteux, Leitao et Daoust au trio économique laissait présager un sérieux coup de barre. Le premier à aller au bâton fut dans les faits le ministres des affaires municipales M. Moreau avec qui les syndiqués municipaux voudraient refaire le coup de la négociation sur tout et à tout prix. M. Moreau a raison: le cadre pour l’équilibre et l’équité n’est pas à négocier. On connait les égoïstes syndicaux et leur amour des clauses orphelins et des structures à la Ponzi pour saigner les jeunes; Souhaitons qu’il reste ferme devant ces hordes d’égoïstes. Après un budget somme toute faible où encore une fois les libéraux n’ont pu s’empêcher de venir vous saigner, il serait catastrophique de montrer une quelconque ouverture à un fléchissement quel qu’il soit.

La stratégie des libéraux de nous endormir avec le « dialogue social » est vaine. Du déjà vu. Le dialogue social pour les syndicats c’est de s’asseoir à huis-clos, user, gueuler, menacer la société et la paix sociale pour ressortir avec une compensation pour le moindre effort qui leur est demandé. Il ne faut pas tomber dans le piège. Nous savons tous que la dette du Québec et la cote de crédit sont sur des braises chaudes. Les 60% de non-syndiqués, et même un bonne partie des 40% syndiqués qui n’ont rien qui se compare aux conditions qui prévalent dans l’État, ont donné depuis 50 ans. Le temps est venu de s’attaquer aux dépenses et non aux revenus.

Le seul acquis qui devrait être systématiquement respecté est le chèque de paie du travailleur. Or, ni l’État ni les syndicats -qui s’y abreuvent sans vergogne- ne respectent cet acquis fondamental. Je connais personnellement des dizaines de fonctionnaires qui en reviennent de casquer 1300 dollars par an en cotisations pour payer des exécutifs syndicaux autocratiques et des bus de carrés-rouges… Il est temps de valoriser le travail et ses fruits. Mais jamais, et je dis jamais, les politiciens n’ont à l’esprit le respect des payeurs de taxes et du fruit de leurs efforts. Jamais. Jamais non plus les gens qui travaillent et ne peuvent étirer une pause de 15 minutes à 75 minutes pour aller brûler des déchets et vandaliser des édifices publiques ne peuvent aller dire directement aux politiciens qu’on les attaque, que c’est la guerre à leur liberté de choix et à leur dû. Jamais on ne les voit descendre dans la rue parce qu’ils doivent casquer pour les castes supérieures des conventionnés du public.

Quand on voit le PLQ couper des fonds aux écoles privées, qui sont pourtant une escompte pour le gouvernement et fréquentées majoritairement par les tondus de la classe moyenne et moyenne-supérieure, augmenter les taxes à gauche et à droite et M. Leitao favoriser une baisse d’impôts « pour certains » et une hausse de taxe pour tous on comprend que la voie vers la prospérité n’est pas claire et comprise au PLQ. Que va-t-on faire avec la sécurité d’emploi? Visiblement, malgré ma totale confiance en Martin Coiteux, je sens la vision flasque de Daniel Johnson et d’autres proches de M. Couillard transparaître dans les constats en demi-teinte sur l’état des lieux qui nous ont été servis. Priez pour que j’aie tort.

Il ne faut pas oublier que plus que jamais les gens les plus productifs et rentables pour la société sont aussi les plus mobiles et les plus jeunes. Rarement ai-je entendu autant de gens parler d’aller vivre ailleurs. Si le PLQ ne prend que des demi-mesures il aura à dos les syndicats et les citoyens et le Québec se videra de ceux qui tiennent l’État à bout de bras pour se retrouver avec une population de prestataires.

Pendant 50 ans l’État québécois s’est foutu des travailleurs pour plier devant le corporatisme syndical dans un manque de courage et de vision que l’histoire et les jeunes jugeront sévèrement. Rater le rendez-vous des prochains mois serait catastrophique et enverra le message aux VRAIES forces vives du Québec (par opposition à ceux qui s’en auto-congratulent bien assis dans le pouf de vos impôts) que l’avenir est ailleurs.

La guerre, la vraie, on la mène contre les travailleurs qui vivent avec les cycles économiques, l’incertitude et la réalité de voir son sort s’améliorer par ses efforts. La guerre, elle est contre les silencieux parce que trop vaillants et fiers pour sortir se plaindre. Au fond la vraie guerre, elle est contre la majorité qui ne peu faire de lobbyisme à temps plein à l’Assemblée Nationale et bloquer des centre-ville.

Au PLQ de choisir son camp. Nous en sommes là.

25% des contribuables paient 89% des impôts

Par Ian Sénéchal,

Les statistiques fiscales pour l’année 2011 sont maintenant disponibles. Plusieurs chiffres intéressants, mais je vais en mettre deux en relief pour nos amis qui désirent une meilleure distribution de la richesse.

Les contribuables qui gagnent plus de 50 000$ représentent 24.6% de la population.

Ils paient 89.4% des impôts (montant net des crédits d’impôts remboursables).

Vous ne me croyez pas? Sortez vos calculettes et faites le calcul avec les deux tableaux suivants. Cliquez pour agrandir.

(4.8% + 19.8%)  = 24.6%

((9039 + 8303) / 19 399) = 89.4%

TAB1

TAB2

 

La une du Journal suite à la bombe politique d’hier… pathétique

Rappelons seulement qu’il y a eu une bombe politique hier en pleine campagne électorale où le parti de Mme Marois s’est vu éclaboussé par un scandale de financement politique. On peut vraiment penser que la présence au sein du parti du magnat de la presse, PKP, y est pour quelque chose avec cette non-nouvelle en une du plus important journal québécois.Capture

Digne d’un pays de cul

téléchargementPar Ian Sénéchal,

Ce matin, je suis révolté. Le pire, c’est qu’en lisant les deux nouvelles suivantes (nouv_1, nouv_2), je ne suis même pas surpris. On nous joue un scénario depuis le début septembre et tout est réglé au quart de tour. Ah pis, de la merde, je n’ai même pas le goût de commenter. Gagnez-là votre majorité, faites-le votre référendum, ayez votre pays, je vais commencer à préparer mon plan d’évacuation pendant que j’en ai encore le temps. Je suis écœuré de vivre au travers d’une population qui se laisse manipuler ainsi par ses médias. Réveillez-vous bordel. Je me magasine des terrains à Hawkesebury avant que le prix monte.