Le miroir

15 février 2013

Stéphane Lessard

(Contact via Twitter, Courriel),

S’il est un sentiment qui unit les Québécois depuis des mois, c’est bien le découragement. Tous horizons politiques et idéologiques confondus, nous sommes découragés du spectacle de nos politiques et de nos acteurs sociaux. Certains diront que cet état de fait nous affligeait déjà du temps des libéraux; je dirais que nous en sommes affligés depuis la défaite référendaire de 1995. Perdre (et qu’on nous fiche la paix avec le référendum volé: je suis de ceux qui trouvent que 50% + 1 n’est pas un message clair et surtout pas une victoire) un référendum pour ensuite se réveiller et se rendre compte que nous aurions pu nous engager sur la voie de la souveraineté avec un État défaillant qui, pour la seconde fois en 15 ans et suite à un référendum, devait remettre subito et à tout prix de l’ordre dans ses finances n’est rien pour susciter la ferveur et fierté. Certes, nous avons vécu quelques années (en fait les seules en 35 ans! On se rappelle que Lisée les a sélectionnées pour justifier son "argumentaire") de meilleure croissance mais ce fut pour mieux sombrer à nouveau, assommés par les relents de corruption et d’incompétence qui sont venus encore une fois délaver le peu d’estime dont nous avons tenté de nous imprégner.

L’arrivée du PQ au gouvernement relève de l’accident de parcours. Et c’en est tout un. La réalité nous frappe en plein visage: le Québec est une chaloupe sur l’océan, gouvernée par des enfants qui gribouillent un itinéraire sur une carte en ignorant leur position et les points cardinaux… Pire encore: ceux sensés ramer ont le réflexe de s’attendre à ce que le voisin rame pour eux! Ils en sont mêmes encouragés et confortés par leurs dirigeants! Nous sommes mal barrés. Et c’est notre faute. Collectivement.

Comment se fait-il que nous laissions des jeunes, en minorité, manipuler des institutions aussi importantes que les universités et brimer la majorité qui, elle, veut mener à bien ses projets? Comment des adultes, payés par l’État, peuvent-ils se retrouver du côté des intimidateurs impunément? Comment 32% des gens ont-ils pu voter pour un parti, qui, aux portes du pouvoir, préférait la partisanerie à l’affirmation de l’État de droit, de la démocratie et au respect d’autres axes fondamentaux de la civilisation? Comment un peuple, qui larmoie lorsqu’à heure de grande écoute le dimanche soir une certaine gauche affirme que nous sommes ouverts et évolués, peut-il voter pour des gens qui croient justifié de crier publiquement que l’acceptabilité d’un immigrant est liée à la langue parlée dans son intimité? Comment un peuple qui se dit fier de sa langue peut-il être aussi négligeant face à celle-ci? Et la liste pourrait s’étendre sur des pages…

La réponse est toute simple: parce que notre peuple, à toutes ces questions, vous répondra soit que c’est à l’État de s’en occuper ou que ce n’est pas grave. Le Québec souffre d’un système ou les individus forts et vocaux viennent du bon bord et sont là pour dicter à la masse les schémas de pensée entretenant l’engourdissement. Les tenants du changement, eux, sont perçus comme des menaces qu’il faut affliger des plus avilissantes étiquettes. Une fois que l’on a constaté cela, il appert que le Québec, je l’ai déjà écris, n’a jamais été libre et que la révolution tranquille ne fut dans les faits qu’un changement d’intelligentsia: infantilisante, envahissante et liberticide.

Cependant, notre découragement, notre écœurement sont de bons signes. Ils furent jadis la prémisse du tassement de l’Église et d’une volonté de changement. Nous n’étions de toute évidence pas prêts (je dirais surtout mal outillés) pour faire assumer à l’individu son rôle tel qu’il s’exprime dans les sociétés millénaires les plus civilisées: celui de pilier. Une société forte se base sur des individus s’assumant pleinement et dont la communion forme un tout fonctionnel, satisfaisant pour ces derniers et offrant une pérennité des valeurs communes. Ceux qui ont cru que l’on bâtissait une société forte et pérenne en syndiquant et en utilisant l’État pour aider les citoyens auraient dû étudier l’histoire et comprendre que seuls les individus restent et que les structures se démodent ou sont renversées… A convaincre les gens que leur bien passe par une affiliation quelle qu’elle soit, on assure le bien de la structure d’affiliation mais pas celle des individus. Une des erreurs de la gauche (atavique de l’idéologie) est de nier le bien fondé de l’individualisme comme base de la société en y apposant l’étiquette d’égoïsme. L’erreur de la droite est trop souvent de ne plus vouloir structurer la société… Nier la nature humaine de part et d’autre sont malheureusement des travers propres aux idéologies. La droite, comme moteur des réformes qui viennent, se doit de garder ceci à l’esprit pour ne pas répéter l’erreur de la révolution tranquille.

Ainsi, le Québec en est là. Devant le miroir, seul avec lui-même. Les Québécois vont vite comprendre que les problèmes auxquels il fait face et qui les insatisfaits ne trouvent de solution que dans une nouvelle mouvance. La gauche le sait et le sent: leurs attaques, leur verbalisation trahissent leurs craintes. Cette mouvance, qu’on a sentie depuis les élections de 2007 au Québec, est en marche. Les gens sentent bien que le modèle Québécois leur a vendu (à crédit…) une image de leur patrie qui n’aura été valable et profitable que pour une génération.

Le 3 mars à Trois-Rivière, le Réseau Liberté Québec organise son quatrième rassemblement. Seul véritable véhicule des valeurs de droite économique et de contrepoids du discours ambiant validant le modèle Québécois, il est de la responsabilité de ceux qui croient que la farce propagandiste du PQ, de l’étatisme prédateur et de l’égoïsme intergénérationnel ont assez duré de venir montrer que, désormais, des Québécois ont décidé de taire le silence et que la vieille radio mono de la gauche a fini de nous casser les oreilles avec sa propagande en boucle.

Autre bonne nouvelle: le découragement a un solvant. En 2013, c’est le RLQ. Alors, venez nettoyer votre miroir…


Inflation, analyse plus détaillée

26 septembre 2012

Suite à mon article précédent, certaines personnes ont souligné le fait que si on ajustait le salaire de la personne étudiée, on devait également ajuster l’impôt payé. Vrai. J’aurais dû en tenir compte.

Cet ajustement démontrerait que les riches ont reçu des baisses d’impôt entre 2000 et 2010. Vrai également.

Ce qu’il faut voir par contre, c’est que ces baisses d’impôt étaient généralisées à toute la population et non pas ciblées que sur eux (contrairement à réforme Marois-Marceau). Donc, pour être parfaitement honnête dans l’analyse, il fallait vérifier si les riches avaient vu leur taux effectif d’imposition baisser ou augmenter de la même façon que le reste de la population tout en tenant compte de l’inflation. J’ai donc poussé l’analyse beaucoup plus loin. (Vraiment beaucoup, alors désolé si je perds des gens ici).

J’en suis arrivé à cette conclusion. Les riches ont effectivement reçu des baisses d’impôt, comme tout le reste de la population. Par contre, plus le revenu est élevé, moins la baisse du taux effectif d’imposition fut importante.

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L’Avenir à l’abri du PQ

27 août 2012

Stéphane Lessard

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Si il y a quelque chose qui ressort de cette élection et des sondages, c’est que l’avenir du Québec est plus que sombre. On se rend compte que le cynisme et l’érosion de la confiance envers les politiciens mine tout enthousiasme qui aurait dû prévaloir après 9 ans d’un règne brouillon, empestant la corruption et le copinage. Pourtant, ce n’est même pas là que le plus décourageant s’exprime. C’est dans l’offre politique. A gauche comme à droite. On constate que la nature a horreur du vide et que les trous laissés par des personnes politiques de haut calibre furent remplis par une autre "matière" Plus vil. Un peu comme une marquetterie Louis XV que l’on "patche" avec un carré de plywood… Dur constat? Peut-être. Je demande à être convaincu du contraire.
Quelqu’un pourrait me donner le nom d’un potentiel ministre, disons PLQ ou PQ, qui a une vision à long terme pour l’économie, qui sait que l’on n’enrichit pas une population en plumant le 4% de ses plus riches, qui sait que le secteur minier est le plus risqué et que de mettre le fric du RRQ dans des participations revient à jouer le jeu d’un capital de risque que les minières salivent de voir poindre à l’horizon? Pauline Marois ne comprend rien à tout cela. On le sait. Elle a été ministre des finances comme un étalagiste qui broche les rubans de caisse au commerce du coin est comptable agréé… Tous sont des interventionnistes aveuglés ou ignares. Je ne parle pas du type de la CAQ, M. Dubé, qui a un c.v. qui laisse croire qu’il pourrait faire marche arrière malgré les engagements de son chef sentant le Chavez #5 jusque dans le grand nord .  Un peu d’espoir, de grâce…

Cette élection est celle du dépit, du constat que les Québécois choisissent leur dirigeants comme une bouteille de vin à la SAQ: par l’étiquette et la pastille. Quand 44% du monde ne paie pas d’impôts et voit la pieuvre Étatique lui tendre une tentacule à chaque faux-pas, quoi de plus naturel que le statu-quo. Et puis, il restera toujours le méchant Canada à blâmer. Tant qu’on a pas à s’assumer…
Déprimant de voir aussi le biais Radio-Canadien. Montréal est la capitale du gauchiste utopiste subventionné. Rien de surprenant non plus mais on ne s’habitue pas (et mon porte-feuille non plus) d’entendre des génériques d’émissions de radio aussi longs que celui d’Apocalypse Now. L’important c’est d’être heureux comme peuple. Ou étais-ce "Imbécile heureux"? Bah. Anyway. On y trouve notre compte on dirait.

Le point central de cette élection est l’espoir: celui de ne pas voir des bigots comme Drainville ou Duchesne devenir nos interfaces avec le monde extérieur avec en prime les commandes d’un ministère. L’espoir aussi de ne pas voir un PQ minoritaire et archi-gauchiste faire des alliances avec Option Nationale ou Québec Solidaire pour se partager les restes du cadavre de votre chèque de paie. L’espoir de ne pas avoir des bigots dicter à des adultes la langue de leur études supérieures. L’espoir de voir notre système universitaire cesser d’être sous le joug d’extrémistes. L’espoir de ne pas avoir à déménager sa famille parce que le party socialiste tire à sa fin et que les incapables en place refassent une sorte de Berlin avril 1945 quand les vannes de la corne d’abondance obligataire se tarira…

Le point central, c’est de bloquer le PQ. Et les autre régressistes. Les progressistes sont des régressistes. Ils sont à Duplessis ce que les syndicats sont à l’Église. Et la droite englobe les réformateurs. Rappelons-nous de ça.

Quoi faire. Le PLQ n’offre rien et les partis marginaux de droite n’aideront que les péquistes. J’ai voté CAQ. Malgré le fait qu’émettre l’idée de dédommager les syndicats me répugne, de piger dans la Caisse de Dépôt soit irresponsable et que de s’imaginer négocier une hausse avec les étudiants soit utopique et risqué. Le ménage des commissions scolaires, d’Hydro-Québec, la cassation des corporatismes et des mensonges sur le système de santé sont déjà de bons engagements. La CAQ est la seule à offrir une lueur d’espoir et une amorce de réforme.

J’aurais aimé courir. Je marcherai. C’est mieux que de reculer.


Une belle journée

3 avril 2012

Stéphane Lessard

(Contact via Twitter, Courriel),

Une belle journée: le vidéo ridicule de nos "écrivains" m’a mis de très bonne humeur! J’ai les neurones gazéifiés, l’esprit effervescent, le cœur en fête!

Je me marre trop de les voir, faussement graves, profonds, parler d’une hausse de $325 par an comme on raconte son passage à Auschwitz ou le massacre de sa famille sous Pol Pot. Vous êtes pitoyables. Charest a quand même pas fermé les universités pour vous envoyer en camp de réforme!

Les décisions les ’tis-amis, ça se prend de façon rationnelle, cartésienne. Surtout quand on gère un État. Pour une fois que Charest semble se servir de sa tête, on devrait sabrer le champagne même s’il s’agit sans doute d’une anomalie comportementale dans son cas.

Depuis 40 ans, on gère le Québec comme une aile psychiatrique de "borderlines", en semi-collégialité, par supposé consensus qui ne sont en fait que des consensus de paille d’acteurs sociaux prévisibles. La dette, l’absence de pérennité pour NOS enfants, ça c’est concret et c’est plus qu’une débilité de hausse de $325 pour des gens qui vont gagner $600000 de plus au cours de leur vie.

Le Québec, disent les gauchistes, a franchit des étapes cruciales de son développement et de son mûrissement. Il me fait plutôt penser au type prêt à se marier et à avoir des enfants mais qui a besoin de ses chums comme à ses 14 ans, incapable d’abnégation et de jugement.

La maturité, la vraie, c’est de faire la différence entre un enjeu de société comme la dette, le chômage des jeunes, la compétitivité de notre main d’oeuvre, le vieillissement de la population et des faits divers de gestion courante comme $1625 de plus par an pour les 3 ans des études.

D’ailleurs, si les syndicats sont si solidaires, au lieu de lancer des miettes à leur futurs remplaçants (http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/04/03/003-finances-etudiants-bourses.shtml) pourquoi ne proposent-ils pas de mettre fin aux odieux avantages des fonds syndicaux qui minent les finances du Québec par pure faiblesse du gouvernement (un manque à gagner de 400 millions sans avantages mesurables!!!!) ou ne proposent-ils pas d’abolir la déduction des cotisations syndicales qui ne sont en fait qu’une protection comme un plan d’assurance collectives qui lui est pourtant un bénéfice imposable au Québec??? Pourquoi les profs d’université et de CEGEP, pas trop mal payés pour la tâche et le plan de retraite, ne feraient-ils pas leur part, comme les recteurs, doyens etc…? Parce que nous sommes au Québec et qu’ici, au pays des merveilles, notre univers est ainsi structuré que la causalité ne tient plus. On peut foutre de l’argent que nous n’avons pas, dans quelque truc qui soit, et c’est sans conséquence! D’ailleurs, nos ministres des finances font de la "fiscalité quantique" depuis 13 ans; le même fric se retrouve dans les colonnes des revenus et des dépenses! On balance des budgets qui ne balancent pas ici! L’argent semble être à plusieurs endroits à la fois, intangible…

La gauche veut, autant que faire se peut, que le fric sorte des poches de ceux qui ne font pas partie du "boys club". Les syndicats veulent des taxes, mais des taxes qui vont leur rapporter quelque chose. Les citoyens en général, les enfants, les malades, les pauvres ce ne sont que de la chair à canon dans le microcosme socialiste Québécois. Quand on s’apprête à toucher un syndiqué, on sort un pauvre ou un enfant pour s’en servir comme bouclier. Ça fait 40 ans que ça dure. On pourrait se demander comment il se fait que les Québécois ne se réveillent pas… N’oublions pas que nous avons mis 200 ans pour sortir les curés de nos chambres à coucher.

Nous allons battre les Grecs au ridicule avant de mettre les syndicats au pas je vous le dis. Si vous comptez sur Legault, regardez ses commentaires des dernières semaines; il ne résisterait pas 3 jours face à la CSN et la FTQ. Il parle tel un péquiste bien campé dans son rôle de relais des vues syndicales à l’Assemblée Nationale. C’est normal, c’est un péquiste.

Si Marois prend le pouvoir, elle pourra sans doute le rallier en lui promettant de mettre à la retraite 5 fonctionnaires de la commission de la toponymie… Et il se pointera au téléjournal, triomphant, en prêchant le compromis honorable. Fiction? On verra…


La foutaise

20 octobre 2011

Stéphane Lessard

(Contact via Twitter, Facebook, Courriel),

Quelle sacré époque nous voyons défiler devant nos yeux. Si l’histoire est destinée à être répétée, je plains mes decendants… Je commencerai donc par me désoler du spectacle attristant que nous offre Jean Charest et ses sbires. Nous, naïfs citoyens, qui croyaient que la farce de la commission Bastarache ne pouvait être accotée tant il était grossier de voir un bon libéral, nommé juge à la cour suprême par un bon libéral pour ensuite servir de commissaire dans une commission théâtrale (à l’exception de la diction et du calibre de la prose des procureurs) mise sur pied par des libéraux et pour les intérêts libéraux! Et bien, il semble que Jean Charest aime se dépasser. Il vient de mettre sur pied une commission d’enquête où les filous devront s’inscrire volontairement pour aller témoigner! Rembourse-t-il aussi l’essence et le poulet? Si c’est ça qu’il appelle faire la lumière, ça ne doit pas lui coûter cher d’électricité… Dans n’importe lequel pays normalement constitué, un tel affront se terminerait par des élections hâtives suite au renversement du gouvernement. Il semble que nous carburons à l’indignation "lite". Il reste que cette commission sera un gaspillage d’argent et de temps. Deux choses qui manquent déjà au Québec…

Mais, réjouissons-nous. Le Québec est en mouvement: nous avons une foule de gens qui campent dans un parc en s’imaginant que le système va changer avec des pancartes et une douche par semaine. Je suis flabergasté. Les citoyens sont dégoûtés, nul n’en doute. Et avec raison. Je ne peux pas croire que mes taxes (eh oui, même les citoyens Canadiens ont pompé du fric pour palier à l’incompétence de ces crétins) ont servi à renflouer ces banques. Inutile de vous dire que moi, je les aurais laissé crever. Le capitalisme n’existe qu’à travers la sélection naturelle.

Il est à noter que dans ces pauvres gens privés de leur maison et qui supposément campent sur Wall Street, il y en a un nombre non négligeable qui croyaient qu’ils pouvaient vivre dans des maisons de dix fois leur revenus bruts… Une bonne compréhension du système (qui a nourri leur rêve, en passant) aurait été plus utile qu’une bonne grosse intervention étatique telle qu’ils la réclament aujourd’hui. Un citoyen informé et responsable en vaut deux.

Je sais, je délire. A part les commentateurs médiatiques habituels, d’un gauchisme risible, qui y voient une révolution et une prise de pouvoir par le peuple et patati et patata, il reste que ce sont encore les mêmes squatteurs habituels qui s’y adonnent. Au lieu de squatter les mamelles de l’État et les devants d’édifices gouvernementaux avec des pancartes, ils sont venus quémander plus d’État et blâmer l’État d’avoir répondu au quémandage  de Wall Street.  Quémander  l’État, pauvre ou riche, est un aveu d’échec. Et les échecs ont une magnifique propriété: en les analysant ont en tire des leçons. Il semble que ce dernier échec ait encore plein de leçons latentes…

En terminant, qu’ont donc en commun ce mouvement populaire et les commissions de Charest?  Ils ne sont que foutaise, un spectacle pour éviter d’affronter la réalité et pelleter par en avant des problèmes qui exigent des individus d’importantes et douloureuses remises en question.


L’HYDRE MAFIEUSE

18 septembre 2011

Éric Duhaime

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Un rapport des plus accablants de l’Unité anti-collusion que le Premier ministre n’aurait même pas pris le temps de lire. Pouvez-vous croire ça? Moi, pas du tout.

Jean Charest n’est définitivement pas cru. Il est cuit. Il est même brulé, calciné.

Plus dramatique: il entraine, lentement mais surement, tout ce qui est libéral dans sa déchéance.

Encore plus catastrophique: il est en train de « république-de-bananiser » le Québec tout entier en agissant comme un chic et souriant despote africain.

Évidemment, l’homme n’a pas tous les défauts du monde et ne peut être blâmé comme unique responsable de tout ce qui dégénère. Cependant, il demeure ultimement celui imputable de l’abaissement actuel de nos règles éthiques en refusant de montrer patte blanche.

DES EXCUSES, ÇA PRESSE!

Des excuses publiques à…

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La négation

7 septembre 2011

Stéphane Lessard

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Nous vivons, au Québec, une période jamais vue dans son histoire. Le modèle Québécois, ou l’amas de règlements et de privilèges inéquitables que l’on nomme ainsi, se voit confirmé au rang de cas lourd à réformer. L’économie du Québec, sa fiscalité, son identité sont à repenser en entier. Les citoyens et les entrepreneurs croulent sous les taxes et les règlements. Les Montréalais, plus que tous, font les frais d’une absence de leadership et la province se voit gérée par les fluctuations du vide politique qui nous baigne. La seule question qui s’impose est donc celle-ci: Comment en sommes-nous arrivés là?

La réponse est assez simple: nous sommes passifs. Ces problèmes ne sont pas que propres au Québec; nombre de sociétés les ont vécus. Ce qui est propre au Québec, c’est cette ignorance du système, cette incompréhension que l’État c’est nous. Cette passivité nous a menés à la dépendance béate envers l’État, sans questionnement ni critique ni appréciation des limitations inhérentes à une telle prise en charge. Au mieux il s’agit d’un problème. Au pire, c’est une pathologie, un atavisme. Espérons que non, bien que cela rappelle notre attitude séculaire face à la mainmise de l’Église.

Pourtant, il faudrait peu pour réformer l’État et en assurer une place proportionnée: abolition de la sécurité d’emploi, règles claires d’imputabilité des fonctionnaires en charge, mises à pied progressives de 20% des fonctionnaires, baisses d’impôt et tarification en conséquence. Par une bonne sélection de gens de talent, sans doute qu’au final le recours au privé serait minime… Mais encore faut-il la patience de changer une culture de trois décennies de "va comme je te pousse". Je rappelle que les mesures citées ci-haut furent mises en place dans les années 90 par la… Suède.

Reste le problème de notre passivité. Je suis de ceux qui croient qu’une bonne douche froide de réalité ramènera les esprits vers le réel. Je l’ai déjà dit: faisons en sorte que soit nous et non les autres qui décident des mesures à prendre. Ce n’est cependant pas en écoutant et en se confortant au doux chant de  Jean-François Lisée et des autres qui maquillent la faillite des idées sociales-démocrates "sauce Québécoise" que nous allons prendre le virage de la prise en main des problèmes qui nous affligent.


Fiscalité québécoise

12 juillet 2011

Ian Sénéchal

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Je me suis amusé un peu ce soir. J’ai fait un exercice que je voulais faire depuis bien longtemps (je sais, je suis fou!). Lire la suite »


M. Picher, poussez votre analyse plus loin svp…

15 juin 2011

Ian Sénéchal

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Extrait : C’est quand on compare au PIB qu’on se rend compte que le Québec est choyé de se retrouver au Canada. Il reçoit en transferts fédéraux 4.65% de son PIB. C’est 1.89% en Alberta et 3.87% dans le reste du Canada…

Vous le savez, Amir Khadir, il en dit des âneries dans une année. Il peut dire n’importe quoi, ça ne m’affecte pas. Je ne lui accorde pas de crédibilité et je sais que les gens ne lui en accordent pas trop, surtout sur les questions économiques. Par contre, voir un chroniqueur économique jouissant d’un bonne notoriété tomber dans le simplisme pour entretenir l’illusion que le Québec n’est pas si pire après tout, ça, ça me fait  pomper. La cause de mes sautes d’humeur cette semaine, c’est Claude Picher.

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La balloune

3 mai 2011

Stéphane Lessard

(Contact via Twitter, Facebook, Courriel),

S’il y a un mot qui je crois décris bien cette journée électorale du 2 mai, c’est le suivant: balloune. Ne riez pas. C’est sérieux. Je ne parle pas ici de celle dans laquelle certains chefs démissionnaires auraient dû souffler s’ils avaient conduit. Je parle principalement de deux ballounes. D’abord celle de la diabolisation et des appels à l’apocalypse suivant l’élection d’un gouvernement conservateur majoritaire puis celle du défoulement par l’élection en masse d’une opposition dont le coeur et la tête ne sont certainement pas épris du Québec.

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