Les radoteux

imagesPar Ian Sénéchal,

Je ne sais plus quoi penser de la politique québécoise. Honnêtement, j’aime encore la politique, mais je suis tanné de lire toujours les mêmes vieux "radoteux". Faut dire que je me fais souffrance sans l’aide de personne en ouvrant les pages du Devoir…

Quoi, vous n’avez pas lu. Le grand cheval de bataille de Napoléon Duceppe est de retour. Oui, le déséquilibre fiscal refait son entrée dans la politique canadienne. Apparemment, le gouvernement fédéral a réussi une fois de plus à régler son déficit sur le dos des provinces, du moins, selon Bernard Descôteaux.

En fait, en lisant l’article, on a l’impression qu’il est écrit depuis plusieurs mois et qu’on attendait simplement qu’Ottawa publie son premier surplus (1.6 milliards au mois de juin) pour le publier.

Selon le révolutionnaire tranquille, les provinces n’arriveront pas à l’équilibre budgétaire aussi facilement qu’Ottawa, Le "papa" devra sortir le porte-monnaie pour abreuver son "tanguy".

Ce qui me déplaît, c’est qu’on aborde le sujet en laissant voir que les provinces ont fait tous les efforts nécessaires et qu’il n’y a plus de gras à couper, on est maintenant rendu à l’os et il faut absolument couper dans les services pour arriver. Ou encore, il faudrait augmenter les transferts fédéraux… Du déjà vu… Tout à fait.

C’est choquant, car je n’ai pas encore vu le gouvernement du Québec faire un réel effort pour couper dans certains postes budgétaires comme on a vu Ottawa la faire. Est-ce que Télé-Québec a vu son budget amputé de la même façon que Radio-Canada?

Pour avoir plusieurs clients qui travaillent pour le fédéral et le provincial, je peux vous dire une chose, il y a un des deux groupes qui a reçu des coupes dans ses avantages sociaux et rien n’a été fait pour le second. Je vous laisse deviner quel palier de gouvernement a coupé.

Avant de demander au gouvernement qui a la responsabilité des ambassades et de la diplomatie d’augmenter ses transferts vers les provinces, je demanderais à la grenouille qui a décidé de jouer au bœuf en montant son propre réseau parallèle de le démanteler avant de venir quêter. Sérieusement, à part offrir du bon temps à Jean-François Lisée, à quoi servent nos "wannabe" consulats à Tokyo, New York et Paris?

Oh, mais on n’a pas été correct avec la santé. Les transferts qui augmentaient de 6% par année n’augmenteront que de la croissance du PIB. C’est un sale coup fait aux provinces. Euh, non. Ça fait longtemps que tout est budgété et cette diminution n’avait pas empêché Bachand de prévoir le retour à l’équilibre budgétaire avant Ottawa il y a quelques années. On ne peut accuser le fédéral d’avoir pris les provinces par surprise. Alors, la seule conclusion qu’on peut tirer, c’est qu’un défunt Ministre des Finances a réussi sa manœuvre d’atterrissage alors que les deux derniers clowns en chef de la province de Québec (Bachand et Marceau) se sont royalement plantés.

Finalement, Descôteaux voit dans la stratégie des conservateurs de l’électoralisme. Ils vont utiliser des baisses d’impôts pour acheter des votes à même ces surplus budgétaires nouvellement arrivés. Quel machiavélisme. Sérieusement, si c’est machiavélique de baisser mes impôts, je vais voter conservateur longtemps! Pas de danger que ça arrive au Québec. 

De toute façon, nous, on sait comment régler le déséquilibre fiscal. Attendons les baisses d’impôt fédérales pour aller occuper l’espace fiscal ainsi libéré. Ce n’est pas ça qui est arrivé avec la TPS/TVQ? Je pense que oui moi!

 

 

Retraites : les vraies affaires

Par Ian Sénéchal,

Enfin, le Québec a une discussion qui porte sur un sujet important. M’enfin, le sujet est important, mais peu de gens apportent de quoi de sérieux sur la table mise à part un bon show médiatique qui risque de se terminer comme le printemps érable avec des syndiquées aux seins nues comme dans le bon vieux temps du "Peace and Love"…

On parle d’indexation. Très bien, il était temps. Les syndicats s’amusent à minimiser son impact. Ben voyons, ce n’est pas grand chose une petite indexation de quelques dollars par année. Les gens tombent dans le panneau, car ils ne prennent pas la peine de faire des calculs simples. Regardez celui que je vous ai préparé. Eh oui, dans cet exemple, l’indexation d’une rente de 25 ans représente environ 19% du montant nécessaire à payer la-dite rente. Dis autrement, une rente indexée vaut 23% plus chère qu’une rente non-indexée. Sur 30 ans, c’est 28%.

Indexation

Wow, Ian, c’est 19, 23 ou 28? Ouin, mais ton hypothèse d’inflation n’est pas bonne, tu devrais utiliser plus 1% que 2%.

Voyez comme c’est facile de taponner les chiffres. Comment voulez-vous que le citoyen démêle tout ça. En fait, il n’y arrive pas, mais pas du tout. Peu importe, quand le travailleur du privé regarde son propre REER, il sait que même avec des hypothèses utopistes, il n’arrivera pas à avoir un régime de la même valeur que le gars du public.

Oh, il n’est pas à plaindre, c’est en grande partie de sa faute. Il a commencé à cotiser 4% de son salaire à l’âge de 40 ans. Avant, ben, il devait payer sa maison qu’il n’avait pas les moyens de se payer, ses voyages dans le sud, le hockey de ses enfants et ah, oui… ses impôts sans oublier l’hydroélectricité trop chère, la RRQ trop chère, son lait trop cher, son fromage trop cher, son essence trop chère, sa bière trop chère, son vin trop cher… Pas pour rien qu’il a confié la gestion de sa retraite à Loto-Québec, le gouvernement s’occupe de tout de toute façon.

L’expérience du privé est un fiasco, les fonds à prestations déterminées du public sont un fiasco et la RRQ est un vol en plein jour où un fort pourcentage de la cotisation d’un adulte de 25 ans n’est qu’une taxe générationnelle. Bref, un fiasco ça aussi.

Pourquoi, parce que l’on a reporté tous les problèmes à plus tard et qu’une forte portion de la population a cessé de s’occuper de ses propres affaires. Si au moins on avait la possibilité d’augmenter nos impôts, notre dette ou notre immigration pour tout régler, ce serait simple. Seul problème, on fait fuir les entrepreneurs, les immigrants économiques et nos éléments les plus performants tout en étant les plus endettés et les plus imposés de l’Amérique du Nord. Wow, ça c’est être [insérez le mot que vous voulez], pis pas à peu près.

Je suis tombé l’autre jour sur une de mes premières interventions politiques que j’ai écrite lors d’un congrès de l’ADQ en 2006 je crois. La proposition indiquait que le Québec devait tout mettre en oeuvre pour redevenir l’économie la plus performante du Canada d’ici 2015… Merde, il nous reste 4 mois pour y arriver. Ça m’attriste. Je le sais, j’étais utopiste (drôle de mot pour un gars de droite quand même!)

Ah oui, les retraites. Bon, on va régler ça en 6 points. Merci bonsoir.

A) Suspendre l’indexation jusqu’à ce que les régimes soient pleinement capitalisés. En terme simple, faire contribuer les retraités.

B) Fermer les régimes à prestations déterminées afin d’arrêter l’accumulation d’années de service immédiatement. En terme simple, arrêtons de creuser notre propre trou sur le champs. (Si les jeunes de moins de 45 ans apprenaient à compter, ils se rendraient compte que c’est avantageux pour eux).

C) Calculer la valeur de la rente sur la moyenne ajustée du salaire de carrière en utilisant une méthode semblable à la RRQ. De cette façon, le gars qui gagnait 50 000$ en dollars constants ne recevra pas le double de ce qu’il a cotisé parce que les ti-namis lui ont donné une promotion en fin de carrière. En terme simple, soyons équitable et arrêtons de nous prendre pour des valises.

D) Diversifier la gestion des caisses en utilisant les grandes institutions de placement mondiales plutôt que le monopole étatique qu’est la CDPQ. La diversification diminuera le risque et tuera dans l’oeuf chaque projet de détournement de fonds orchestré dans le but niaiseux de favoriser le nationalisme économique. Les politicos arrêteront ainsi d’empoisonner nos rendements avec leurs achats de votes répugnants.

E) Mettre fin à la RRQ. Respecter les promesses faites jusqu’ici, renflouer la caisse en vendant tout ce qu’on peut vendre comme la SAQ, Hydro et Loto-Québec.

F) Obliger chaque citoyen à cotiser 10% de son salaire brut à son REER et le laisser choisir comment placer son argent. Peut-être que si les gens réapprennent à s’occuper de leurs affaires, on va arrêter de tout confier à des idiots qui n’auront jamais une aussi bonne job que celle de député dans la vie.

 

 

 

 

La guerre

Stéphane Lessard

Nous y voilà. Le mur. Le fameux mur que la droite économique maudite du Québec a identifié, décrit et prédit sous la clameur sulfureuse et les éclairs des Dieux de l’Olympe syndicale québécoise qui transforment en statue de sel tout ce qui veut bouger et vaincre l’inertie du modèle québécois. D’ailleurs, nous avons vu leur armée de serviles envoûtés foutre le feu hier devant l’hôtel de ville de Montréal et vandaliser ladite hôtel de ville en arrosant sous pression vers les portes et fenêtres ouvertes. Quel spectacle pitoyable d’ailleurs d’entendre Pierre Curzi chez Arcand les justifier d’utiliser les véhicules de service et le temps payé par leurs patrons, les payeurs de taxes, pour "manifester" comme des néandertaliens qui viennent de dégeler. Un beau spectacle. "Merci d’avoir fait de nous un pays si évolué" avait dit Guy A Lepage en levant son verre à Jeannette Bertrand sur son plateau. Sans commentaire.

Le Québec, c’est ça: importer le modèle Suédois sans la modernité sociale et intellectuelle des scandinaves. Les fonctionnaires suédois ont perdu leur sécurité d’emploi et leurs fonds de pensions à prestations déterminées au tournant des années 2000 à la suite d’une orgie étatique qui nous a servi de modèle (plutôt de justification). Eux, dans un souci d’équité et comprenant les enjeux, sont revenus sur les folies conventionnées des décennies passées. Ici, c’est la "guerre" et on quitte le bateau avant d’avoir à assumer sa part.

L’élection du gouvernement Libéral et de gens comme Coiteux, Leitao et Daoust au trio économique laissait présager un sérieux coup de barre. Le premier à aller au bâton fut dans les faits le ministres des affaires municipales M. Moreau avec qui les syndiqués municipaux voudraient refaire le coup de la négociation sur tout et à tout prix. M. Moreau a raison: le cadre pour l’équilibre et l’équité n’est pas à négocier. On connait les égoïstes syndicaux et leur amour des clauses orphelins et des structures à la Ponzi pour saigner les jeunes; Souhaitons qu’il reste ferme devant ces hordes d’égoïstes. Après un budget somme toute faible où encore une fois les libéraux n’ont pu s’empêcher de venir vous saigner, il serait catastrophique de montrer une quelconque ouverture à un fléchissement quel qu’il soit.

La stratégie des libéraux de nous endormir avec le "dialogue social" est vaine. Du déjà vu. Le dialogue social pour les syndicats c’est de s’asseoir à huis-clos, user, gueuler, menacer la société et la paix sociale pour ressortir avec une compensation pour le moindre effort qui leur est demandé. Il ne faut pas tomber dans le piège. Nous savons tous que la dette du Québec et la cote de crédit sont sur des braises chaudes. Les 60% de non-syndiqués, et même un bonne partie des 40% syndiqués qui n’ont rien qui se compare aux conditions qui prévalent dans l’État, ont donné depuis 50 ans. Le temps est venu de s’attaquer aux dépenses et non aux revenus.

Le seul acquis qui devrait être systématiquement respecté est le chèque de paie du travailleur. Or, ni l’État ni les syndicats -qui s’y abreuvent sans vergogne- ne respectent cet acquis fondamental. Je connais personnellement des dizaines de fonctionnaires qui en reviennent de casquer 1300 dollars par an en cotisations pour payer des exécutifs syndicaux autocratiques et des bus de carrés-rouges… Il est temps de valoriser le travail et ses fruits. Mais jamais, et je dis jamais, les politiciens n’ont à l’esprit le respect des payeurs de taxes et du fruit de leurs efforts. Jamais. Jamais non plus les gens qui travaillent et ne peuvent étirer une pause de 15 minutes à 75 minutes pour aller brûler des déchets et vandaliser des édifices publiques ne peuvent aller dire directement aux politiciens qu’on les attaque, que c’est la guerre à leur liberté de choix et à leur dû. Jamais on ne les voit descendre dans la rue parce qu’ils doivent casquer pour les castes supérieures des conventionnés du public.

Quand on voit le PLQ couper des fonds aux écoles privées, qui sont pourtant une escompte pour le gouvernement et fréquentées majoritairement par les tondus de la classe moyenne et moyenne-supérieure, augmenter les taxes à gauche et à droite et M. Leitao favoriser une baisse d’impôts "pour certains" et une hausse de taxe pour tous on comprend que la voie vers la prospérité n’est pas claire et comprise au PLQ. Que va-t-on faire avec la sécurité d’emploi? Visiblement, malgré ma totale confiance en Martin Coiteux, je sens la vision flasque de Daniel Johnson et d’autres proches de M. Couillard transparaître dans les constats en demi-teinte sur l’état des lieux qui nous ont été servis. Priez pour que j’aie tort.

Il ne faut pas oublier que plus que jamais les gens les plus productifs et rentables pour la société sont aussi les plus mobiles et les plus jeunes. Rarement ai-je entendu autant de gens parler d’aller vivre ailleurs. Si le PLQ ne prend que des demi-mesures il aura à dos les syndicats et les citoyens et le Québec se videra de ceux qui tiennent l’État à bout de bras pour se retrouver avec une population de prestataires.

Pendant 50 ans l’État québécois s’est foutu des travailleurs pour plier devant le corporatisme syndical dans un manque de courage et de vision que l’histoire et les jeunes jugeront sévèrement. Rater le rendez-vous des prochains mois serait catastrophique et enverra le message aux VRAIES forces vives du Québec (par opposition à ceux qui s’en auto-congratulent bien assis dans le pouf de vos impôts) que l’avenir est ailleurs.

La guerre, la vraie, on la mène contre les travailleurs qui vivent avec les cycles économiques, l’incertitude et la réalité de voir son sort s’améliorer par ses efforts. La guerre, elle est contre les silencieux parce que trop vaillants et fiers pour sortir se plaindre. Au fond la vraie guerre, elle est contre la majorité qui ne peu faire de lobbyisme à temps plein à l’Assemblée Nationale et bloquer des centre-ville.

Au PLQ de choisir son camp. Nous en sommes là.

25% des contribuables paient 89% des impôts

Par Ian Sénéchal,

Les statistiques fiscales pour l’année 2011 sont maintenant disponibles. Plusieurs chiffres intéressants, mais je vais en mettre deux en relief pour nos amis qui désirent une meilleure distribution de la richesse.

Les contribuables qui gagnent plus de 50 000$ représentent 24.6% de la population.

Ils paient 89.4% des impôts (montant net des crédits d’impôts remboursables).

Vous ne me croyez pas? Sortez vos calculettes et faites le calcul avec les deux tableaux suivants. Cliquez pour agrandir.

(4.8% + 19.8%)  = 24.6%

((9039 + 8303) / 19 399) = 89.4%

TAB1

TAB2

 

La une du Journal suite à la bombe politique d’hier… pathétique

Rappelons seulement qu’il y a eu une bombe politique hier en pleine campagne électorale où le parti de Mme Marois s’est vu éclaboussé par un scandale de financement politique. On peut vraiment penser que la présence au sein du parti du magnat de la presse, PKP, y est pour quelque chose avec cette non-nouvelle en une du plus important journal québécois.Capture

Digne d’un pays de cul

téléchargementPar Ian Sénéchal,

Ce matin, je suis révolté. Le pire, c’est qu’en lisant les deux nouvelles suivantes (nouv_1, nouv_2), je ne suis même pas surpris. On nous joue un scénario depuis le début septembre et tout est réglé au quart de tour. Ah pis, de la merde, je n’ai même pas le goût de commenter. Gagnez-là votre majorité, faites-le votre référendum, ayez votre pays, je vais commencer à préparer mon plan d’évacuation pendant que j’en ai encore le temps. Je suis écœuré de vivre au travers d’une population qui se laisse manipuler ainsi par ses médias. Réveillez-vous bordel. Je me magasine des terrains à Hawkesebury avant que le prix monte.

Le grand retour de Fillion

Par Ian Sénéchal,2014-02-27-11-33-06-Jeff_Fillion_Photo_Presse (2)

Aujourd’hui, c’est le grand retour à la radio terrestre de Jeff Fillion. Tout le monde l’analysera et tout le monde en parlera. C’est assez ironique quand tu suis l’aventure Radiopirate.com depuis un bout de temps. Les gens se demandent à quoi ça va ressembler. Après quelques minutes d’écoute, les habitués comprennent rapidement. Y a-t-il quelque chose de différent? Absolument rien! Rien par rapport au show du matin à RP, rien par rapport à la semaine passée et rien par rapport à l’automne passé. C’est le même show généralement suivi par un nombre plus restreint d’abonnés fidèles.

UN MODÈLE ENTREPRENEURIAL

Peu de gens le comprennent, mais le modèle d’affaires de Jeff Fillion n’est peut-être pas révolutionnaire d’un point de vue planétaire, mais localement, ici au Québec, il l’est. Il a su transformer ce que plusieurs appellent une longue traversée du désert en un succès d’entreprise. Il a fait fonctionner une radio Internet avec quelques milliers d’abonnées seulement. Il a permis à une équipe de 4 à 6 personnes de mettre du pain et du beurre sur leur table. Il a également contribué à développer d’autres entreprises en développant des partenariats d’affaires avec des commanditaires. Bref, RP est devenu une PME à succès.

Voilà bientôt deux ans que je place de la publicité sur Radiopirate.com. Mon entreprise, VotreConseiller.net, a connu un développement incroyable en grande partie grâce à RP. Je suis parti de rien, j’ai tout monté et ma meilleure décision à vie aura été de placer de la publicité chez Jeff Fillion. Je n’aurais pas donné cher de ma peau sans cet accès privilégié à une clientèle aussi fidèle et d’une aussi grande qualité.

Dans le monde de la finance, même si tu es compétent, la plus grande difficulté sera toujours d’obtenir le premier rendez-vous. Certains sont des spécialistes dans l’art de défoncer des portes, je ne l’ai jamais été. Heureusement, Jeff et RP les défonçent à ma place. J’en dois une à cette équipe d’artisans qui aujourd’hui, récolte les fruits de leur travail.

UN MODÈLE QUI SERA IMITÉ

Aujourd’hui, bien des animateurs de radio vont réaliser quelle est leur vraie valeur sur le marché. Traditionnellement, ils étaient des employés d’une station de radio qui rediffusaient leurs émissions comme bon leur semblait. Jamais une station n’a réellement tenté de rentabiliser ses podcasts. On leur versait un salaire à même les revenus publicitaires. Ce que RP a démontré, c’est qu’un show de radio peut être suffisamment intéressant pour amener les gens à vouloir payer pour un accès à des podcasts. Le modèle d’affaire sera imité, c’est sûr. Les meilleurs de leur domaine cesseront fort probablement un jour d’être les employés de leur station. D’ici 5-6 ans, on va voir sûrement d’autres animateurs emprunter ce chemin. Parce que la liberté d’être à son compte et de négocier ses deals et d’obtenir la vraie valeur de son produit, ça n’a pas de prix.