Sournoiseries socialistes

28 novembre 2012

Par Ian Sénéchal,

Chronique radio relié à cet article (début 6:40)

Comment équilibrer un budget sans que personne ne chialent quand on est au gouvernement? On utilise les artifices comptables, évidemment. On taxe les vices de la société aussi. Qui va défendre un salopard qui fume et qui boit de la bière? Deux évidences que les péquistes ont su exploiter avec habileté lors du dernier budget. Par contre, quand on a vraiment besoin de cash, que fait-on? On fait de jolies sournoiseries administratives.

Par exemple, on applique des mesures d’austérité aux commissions scolaires. Bravo diront certains, il était temps. On leur a coupé 150 millions! Wow!  Lisez David Descoteaux pour vous rendre compte que finalement, c’est probablement la même poche qui va payer, mais seulement d’une manière différente.

En fait, cet exemple illustre ce qui se passe depuis plusieurs années. Depuis longtemps, on sous-finance nos universités. C’est à eux de s’arranger. On apprenait ce matin dans l’émission Maurais Live que l’Université Laval financent maintenant la moitié du salaire de certains professeurs par des bonnes soeurs! Oui, oui, des "nones"!

Dans cette même émission, je faisais ma chronique en réaction à un texte paru dans le Journal de Québec sous la plume de Régys Caron : "Nouvelles taxes en vue". On y apprend de bonnes choses, notamment sur les fonds de pension des employés municipaux. On voit que Québec veut ouvrir la porte à de nouveaux "leviers" pour les municipalités. Bordel, arrêtez de me prendre pour un imbécile. Vos foutus leviers ne sont ni plus ni moins que de nouvelles taxes. Je rêve du jour qu’un journaliste ne laissera plus passer un ministre avec ses nouveaux termes idiots et qu’il va le talonner jusqu’à ce qu’il dise le vrai mot : TAXES!!!

J’ai donc poussé plus loin mes recherches. J’ai découvert que Québec repousse ses problèmes budgétaires depuis très longtemps dans la cour des municipalités. Regardez cette image, vous verrez que le déficit des infrastructures municipales au Québec est alarmant.

Et ce déficit est toujours en croissance. J’ai un autre beau tableau pour vous. Vous verrez que depuis longtemps, le gouvernement central se déresponsabilise envers les municipalités.

Vous pouvez également voir qu’au Québec, l’endettement des municipalités est hors de contrôle. Bref, depuis longtemps, vous payez beaucoup de taxes municipales, mais apparemment  le montant que vous payez est insuffisant quand on compare à la province ontarienne. Le niveau d’endettement municipal augmente chaque année, beaucoup plus rapidement qu’en Ontario.

Donc, comme vous le voyez, le gouvernement décharge de plus en plus de responsabilités dans nos municipalités, celles-ci n’augmentent pas leur table d’imposition suffisamment rapidement ou ne coupe pas suffisamment dans leur budget et ils mettent tout sur la carte de crédit. Voilà bien une drôle de  bombe à retardement pour le modèle québécois.


Manque d’arguments

19 novembre 2012

Par Ian Sénéchal,

M. Marceau,

J’ai 28 ans, je suis travailleur autonome. Je suis branché sur le monde, je fais la plupart de mes achats en ligne, je suis bilingue. Des amis qui me ressemblent, j’en connais beaucoup, un peu partout en province. On est éduqué et on est très mobile. On en remercie d’ailleurs le système d’éducation.

Juste comme ça, quand je regarde ce que m’a coûté ma formation, je trouve que ça ressemble à une blague. En fait, je trouve ça injuste. Des gens beaucoup moins fortunés ont financé mes études. Je les remercie, mais en fait, je ne pense pas que c’était nécessaire. J’aurais mis l’argent moi-même pour avoir ces études si importantes à mon avenir. J’aurais utilisé l’endettement encore plus (et j’aurais peut-être été un peu plus tranquille sur la levée du coude!)

Je vous écris pour vous demander conseil. J’ai besoin d’arguments pour rendre service à la patrie. Parfois, le nationaliste en moi ne sait plus comment rendre la province fiscalement sexy auprès de son entourage.

Pouvez-vous m’expliquer comment convaincre Jacques, un gars de l’Outaouais, de ne pas acheter l’iPad qu’il veut offrir à sa femme à Ottawa plutôt qu’à Gatineau. On lui charge 1.65$ d’écofrais au Québec en plus d’une taxe de vente 2% plus élevée. Ça lui coûte 461.78$ au Québec et 452.78$ en Ontario. C’est quand même 9 dollars de différence et nous, on en perd 41.71$ chaque fois. Pensez-vous que je suis le seul qui connaît un Jacques qui se retrouve dans la même situation?

J’ai aussi un autre ami. Celui-là travaille à Montréal. Il demeurait à Ste-Julie. Il a déménagé à Hawkesbury. Il me dit que ça ne lui prend pas beaucoup plus de temps qu’avant pour aller travailler. Comment est-ce que je fais pour le convaincre de revenir? Le gars est ingénieur. On est chanceux, il travaille encore pour nous, mais il ne paie plus ses impôts ici.

D’ailleurs, j’ai demandé à Jacques pourquoi il ne restait pas en Ontario considérant qu’il était si proche. Il m’a dit que c’était prévu. Il attend d’avoir fini avec les services de garde quasi gratuits du Québec et après, il va déménager de l’autre côté de la rivière pour inscrire sa descendance à l’école anglaise en Ontario.

J’ai aussi un client. J’aimerais que vous m’aidiez. Le gars a deux compagnies : une au Québec et une autre en Colombie-Britannique. J’aurais aimé qu’il fasse ses placements corporatifs au Québec. Seul problème, impossible de trouver un avantage fiscal pour justifier le tout. Imaginez si je le convainquais, tous ces dividendes et gains de capitaux pourraient être imposés au Québec. Par contre, M. Marceau, j’ai beau être nationaliste, mais je ne peux pas offrir une solution qui n’est pas optimale à mon monde. Vous ne m’aidez pas vraiment à rendre service à ma nation je trouve.

Bref, M. Marceau, vous voyez bien que je veux aider, mais il faudrait faire votre bout aussi. Vous ne pouvez pas continuer à nous taxer autant, nous réglementer autant et espérer que notre économie va se redresser. Je me demande parfois si vous vous rendez compte comment notre manque de compétitivité fiscale diminue les recettes du gouvernement.


Le besoin de croire

7 novembre 2012

Par Ian Sénéchal,

Les américains ont choisi. Ce sera Barrack… sans grand enthousiasme. L’homme qui avait énergisé les foules a déçu lors de son premier mandat. On lui accorde le droit de demeurer en poste, mais on lui bloque l’accès la majorité de la chambre des représentants. On sent l’amertume dans les deux camps. Faisons abstraction de l’idéologie et pensons aux militants, ces gens qui donnent de leur temps pour faire élire leur homme, qui se dévouent à la tâche. J’en ai connu un tas d’en ma vie, j’en ai été un et je me considère encore comme un activiste politique.

Avant l’élection d’Obama en 2008, ces partisans devaient être fiers, joviaux, optimistes. Aujourd’hui, malgré la victoire, ils doivent se questionner. Je les soupçonne d’être un brin déprimés. Leur homme ne fera que passer. Adieu la révolution tant souhaitée. Il n’aura été qu’un politicien parmi d’autres, un homme qui a remplacé les grands slogans par les attaques télévisuelles d’une grande mesquinerie. Un autre qui contribuera au cynisme de la population, à l’épuisement démocratique.

Je vois dans plusieurs militants, partisans ou simplement activistes, la même génétique que chez plusieurs entrepreneurs. Ils ont tous le même besoin. Le besoin de croire. Croire que l’avenir sera meilleur et qu’ils auront joué un rôle. Croire que leur société avance et que grâce à eux, c’est dans la bonne direction. Ce besoin de croire, tous le possèdent, à gauche comme à droite.

Ce qui me dérange parfois chez certains militants de gauche, c’est qu’ils ne reconnaissent pas que les acteurs de l’économie réelle fonctionnent de la même façon. Eux aussi ont besoin de croire. Les entrepreneurs sont de grands rêveurs et non pas de sales calculateurs. Ils admirent le succès, car ils souhaitent y parvenir eux aussi. Ils travaillent fort pour faire croître l’entreprise, non pas pour simplement s’en mettre plein les poches, mais bien pour obtenir la satisfaction de passer au prochain niveau. Ils engageront du personnel non pas pour l’exploiter, mais bien pour combler un réel besoin et continuer le développement. Ils savent que l’entreprise dans son ensemble, y compris les autres employés,  profitent de la croissance.

Ces entrepreneurs ont de plus en plus de difficultés à croire. On les pointe du doigts comme étant des privilégiés qui ne méritent pas ce qu’ils ont. Au mieux, les politiciens de gauche les voient comme des vaches à traire. On sous-entend trop souvent qu’il est impossible de s’enrichir de façon honnête, sans exploiter personne. On les jalouse. On les méprise. Par contre, jamais on a eu le courage de prendre les risques qu’ils ont pris.

Il y a quelque chose dans l’air qui pue. Comment fait-on pour inciter les jeunes à se lancer en entreprise avec un tel climat? Les seules entreprises valorisées sont subventionnées, vertes ou font partie de l’économie sociale. La minute que vous émettez une action d’entreprise, vous êtes classés, fichés, surveillés, jugés et parfois lapidés.

Et pourtant, nos gauchistes tentent par tous les moyens de stimuler l’économie. Ils ne comprendront jamais. La culture entrepreneuriale c’est complexe et ça prend du temps à développer. On peut toutefois l’anéantir rapidement dans une société. Il faut agir, mais pas de la façon dont le font les gauchistes.

Pour stimuler l’économie et valoriser l’entrepreunariat, les politiciens devraient seulement :

  • Valoriser le succès
  • Offrir un cadre réglementaire prévisible, léger et efficace
  • Toujours viser à augmenter la concurrence
  • Laisser nos gens compétitionner avec les meilleurs des autres nations en évitant le protectionnisme
  • Se tasser du chemin
  • Cesser de jouer aux trayeurs de lait
  • Arrêter de subventionner les concurrents d’un entrepreneur
  • Arrêter de réglementer tout et rien
  • Se rendre compte qu’un permis pourrait plus souvent qu’autrement servir de papier de toilette
  • Comprendre que si le privé ne développe pas un projet vert, c’est qu’il a une méchante bonne raison de ne pas le faire
  • Arrêter de se prendre eux-mêmes pour des entrepreneurs
  • Savoir qu’ils sont vraiment mauvais pour déterminer les gagnants et les perdants
  • Comprendre qu’une sécurité d’emploi s’obtient par la compétence d’abord
  • Prendre pour acquis que la croissance est un objectif louable et sain
  • Savoir qu’un manifestant d’Occupy ne génère pas d’emplois et ne votera pas pour un parti qui peut prendre le pouvoir
  • Arrêter de faire augmenter les coûts de la création d’un emploi via les taxes sur la masse salariale
  • Se rendre compte qu’on ne vit pas sur une île et que nos concurrents sont partout
  • Arrêter de s’approprier le succès des entrepreneurs
  • Comprendre qu’après un long traitement de "respirateur artificiel", il faut finir par débrancher le cadavre.

Finalement, des entrepreneurs, il y en aura toujours. Il y a assez de fêlés de la caboche pour se lancer en entreprise sans se rendre compte réellement de ce qui les attendra une fois dans l’aventure. Ce qui serait bien par contre, c’est que 5 ans après le grand saut, ils ne passent pas leur temps à dire aux plus jeunes que si c’était à refaire, ils ne le referaient pas.


Prière de réformer le RQAP

31 octobre 2012

Par Ian Sénéchal,

Le RQAP devait rebâtir notre nation. Une politique nataliste dont le Québec avait bien besoin supposément. On s’est battu fort pour arracher l’administration du régime à Ottawa. Constat après 6 ans? Échec. Je laisserai les deux graphiques suivants tirés du blogue Antagoniste.net vous le démontrer. On pourrait ajouter une quantité incroyable de littérature statistique pour démontrer que toute personne qui utilise encore l’expression "mini-baby-boom" est profondément dans le champs gauche.

Comme vous le savez, au Québec, quand on instaure un programme qui ne livre pas la marchandise en plus d’être coûteux, on l’enlève. Non? Ce n’est pas ce qu’on fait? Pourtant, ce serait logique non?

Le programme coûte maintenant 1.8 milliards. Rappelons simplement pour le plaisir de le rappeler que la savante mathématicienne, Pauline Marois, estimait les coûts du programme de l’époque à 350 millions. Si on était encore dans le régime fédéral, on paierait un taux de cotisation employeur-employé de 0.864$ par 100$ de salaire (rabais offert par le fédéral pour compenser le Québec d’avoir son propre régime). Pourtant, on paie 1.341$ par 100$ présentement. C’est 55% de plus que partout ailleurs au Canada! Oui, oui, 55%! Ça rend nos entreprises compétitives ça mes amis!

Bref, c’est cher, ça ne marche pas, on réforme. Que fait-on?

  1. Ramener le plafond du salaire assurable à des niveaux plus bas. Un programme gouvernemental, c’est une base pour aider les gens qui en ont le plus besoin. Les gens qui font de meilleurs salaires ont une capacité d’épargne plus grande et plus de marge de manœuvre pour ajuster leur rythme de vie à l’arrivée d’un enfant. N’oublions pas non-plus que plusieurs professionnels voient leur entreprise compenser pour le salaire au-delà du plafond d’assurance de 66 000$ au Québec et 45 900$ au fédéral.
  2. Supprimer totalement le régime particulier. On doit considérer le seuil de remplacement de 55% du salaire comme étant l’effort maximal que doit faire le gouvernement pour accompagner le parent dans son projet d’avoir un enfant. Le reste relève de la responsabilité individuelle et de l’épargne personnelle. Par contre, je ne verrais pas de problèmes à ce qu’il y ait une certaine bonification pour les plus faibles salariés. Désolé, mais 75% de remplacement de revenu, c’est ridicule et ça déresponsabilise la population. Un bébé, on le voit arriver au minimum 9 mois à l’avance et tout le monde devrait avoir un fonds d’urgence dans son bilan financier (rappelons qu’un fonds d’urgence n’est pas une marge de crédit).
  3. Abolir la prestation de paternité. Méchante belle patente de lologue qui soutiennent que le père doit être plus présent à la maison. Le père pouvait déjà prendre une partie du congé parental avant l’avènement de cette nouvelle prestation d’assurance-golf ou assurance-rénovation, appelez ça comme vous voulez. On dit en coulisse que 80 à 90% des pères qui reçoivent une prestation la reçoivent en même temps que leur conjointe pour s’occuper du nouveau-né. Je pense qu’on est loin de l’essence du programme ici. Il y a même des mauvaises langues qui disent que certains parents envoient leur enfant plus vieux en CPE en même temps pour ne pas perdre leur place! Qu’ils sont de mauvaises foi ces gens!
  4. Réviser certaines choses douteuses. On paie présentement un congé pouvant atteindre 18 semaines à des femmes qui subissent une interruption de grossesse après la 19ième semaine de gestation et ce, peu importe la raison. Désolé, mais c’est quoi ça bordel?

Finalement, pourquoi juste ne pas revenir à l’ancienne formule. On baissera éventuellement les taux de cotisations, ça donnera de l’oxygène à tous les particuliers et aux entreprises.

P.S. Juste comme ça, on appelle ça de l’assurance parentale, mais une femme ménopausée de 55 ans doit également payer les primes. Je me demande bien contre quoi elle s’assure? L’intervention du Saint-Esprit?

P.P.S. Le régime a toujours été déficitaire. Vous avez payé plus qu’ailleurs, mais pas assez!!! On traîne une déficit accumulé de 577 millions de dollars. C’est t’y pas beau?

P.P.P.S Avis à tous ceux qui ont profité du régime ou qui profiteront du régime. Cet article ne vise vraiment pas à vous inciter à ne pas vous prévaloir de vos prestations. Vous y avez droit, prenez-les. Si vous faites économiser de l’argent au gouvernement, il y aura toujours un Zambito pour savoir comment la dépenser.


La loto comme plan de retraite!

29 septembre 2012

Par Ian Sénéchal,

C’est samedi, on s’amuse. Tout le monde paie trop d’impôt. Tout le monde voudrait en sauver. Pourtant, beaucoup de gens pourrait en sauver, mais ne le font pas. Un des bons moyens d’arrêter d’engraisser volontairement l’éléphant gouvernemental, c’est de couper sa consommation de loteries. Si en plus vous investissez le budget épargné dans vos REER, vous en serez doublement gagnant. Vous aurez de l’épargne et le gouvernement en aura moins.

Je vous ai fait un calcul très simple et simplifié pour illustrer mes dires. On suppose qu’une personne a un budget de loterie de 5$ par semaine, l’équivalent d’un Lotto-Max.

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L’inflation expliquée aux enfants… et à Khadir

26 septembre 2012

Par Ian Sénéchal,

Ce texte est le résumé d’une partie de ma chronique hebdomadaire chez Dominic Maurais à Radio X.

Amir Khadir y est allé d’un tweet qui est devenu rapidement viral hier sur Twitter. Vous le trouverez au bas de l’article. Le tweet nous envoyait sur un tableau très instructif. Voici le tableau et ce que Québéc Solidaire affichait comme commentaire sur sa page Facebook :

" Un tableau pour éclairer et mettre en perspective les débats sur les hausses d’impôt pour le 3% le mieux nanti. Par exemple, une personne au revenu imposable de 150 000$ a vu ses impôts annuels diminuer de plus de 11 700$ depuis 12 ans. À partager!"

En apparence, les gens gagnant 150 000$ ont reçu une baisse d’impôt de 5565$ au provincial en 10 ans. Vrai. Mais parle-t-on de la même personne en 2000 et en 2010?

Khadir et sa bande d’illetrés économiques basent leur analyse en faisant abstraction de l’inflation. Faut le faire quand même!

Disons que l’inflation a été de 2% les 10 dernières années. Une personne gagnant 150 000$ en 2010 devait en gagner seulement 123 000$ en 2000 pour s’offrir le même niveau de vie. Pour comparer les pommes avec les pommes, il faut tenir compte de l’inflation.

Comparez la personne gagnant 125 000$ en 2000 à la personne qui en gagne 150 000$ en 2010. Vous verrez, le niveau d’impôts payés est sensiblement le même (28 334$ VS 29 271$)

C’est normal, les tables d’imposition sont indexées depuis le budget 2000-2001 mis en place… par Bernard Landry!

L’indexation des tables d’impôt va de soi et ne constitue pas une réelle baisse d’impôt. Ne vous en faites pas, l’ancien PM Charest était tout aussi malhonnête dans son approche quand il se pétait les bretelles en disant qu’il avait réduit le fardeau fiscal depuis son entrée au pouvoir pour une famille gagnant X revenu. Il ne tenait pas compte de l’augmentation du coût de la vie et/ou de l’augmentation des salaires en lien avec l’inflation et/ou de l’indexation des tables d’impôt.

Bref, ne vous fiez jamais à un politicien quand ils vous parlent de chiffres. Ils ne sont là que pour vous confondre! En fait, ils souhaitent que vous soyez dociles et que vous gobiez tout sans broncher. Si en plus vous pouvez diffuser leur message sur Twitter, wow, ils sont vraiment contents que vous soyez tombés dans la panneau!!! Une fausseté diffusée abondamment devient rapidement une vérité dans notre monde où la compétence et l’honnêteté intellectuelle sont devenus des concepts abstraits.


Pauline et Jean

25 septembre 2012

Par Ian Sénéchal,

Je me suis amusé sur Twitter hier avec Jean et Pauline. Ça frustre les gauchistes!

Jean vend son entreprise. Jean déménage en Alberta. Il sort l’argent de l’entreprise là-bas. Marois n’a pas une cenne! Jean est content.

Jean a 5 trucks et 5 chauffeurs. Marois veut plus d’argent. Jean dit non. Il vend 4 trucks et congédie 5 gars. Jean est seul et a la paix.

Jean préfère les actions à dividendes canadiens pour le crédit d’impôt. Marois coupe le crédit. Jean investit maintenant à l’étranger.

Jean est VP d’une grosse compagnie. Il reçoit une hausse de salaire. Marois veut plus d’argent. Jean dit, donne-moi des vacances à la place.

Jean est cadre au gouvernement fédéral. Il vit à Gatineau. Marois veut plus d’argent. Jean déménage à Ottawa.

Jean a une entreprise. Il gagne 150 000$. Marois veut plus de $$. Jean "engage" sa femme comme adjointe à 40 000$ par an.

Jean voulait vendre une propriété et faire un gain en capital cette année. Marois essaie de le fourrer rétro. Jean reporte la vente.

Jean gagne 75K. Il fait de l’over pour obtenir une promo et atteindre 150K. Il voit Marois aller. Jean se contente de son 35 heures.

Jean est un étranger qui voulait investir au Québec. Il entend parler de Marois et d’un impôt rétroactif. Il préfère investir en Alberta.

Jean gère la CDPQ. Il regarde la climat économique se déteriorer au Québec. Marois le force à placer au Québec. Jean est fourré!

Jean gagne 250K, paie 105K en impôt. Marois veut l’augmenter de 5K. Jean s’en va. 21 autres Jean devront se faire tondre pour compenser.

Et celles-là ne sont pas de moi : 
Jean (de la CDPQ) lis cette nouvelle sortie tantôt  et est encore plus fourré.
Jean a 62 ans. Il gagne 270K. Il pensait travailler encore qq années. Il va prendre sa retraite et se contenter de 125k.

 


Les radicaux d’Occupy aux commandes des finances péquistes

25 août 2012

Par Ian Sénéchal,

Vous vous souvenez du mouvement Occupy, cette bande d’activistes ultra-gauchistes qui dénonçait le fait que les riches représentant le 1% se partageaient une trop grand part des richesses? Plusieurs personnes ne les ont pas pris au sérieux. Certains les qualifiaient de pouilleux et réclamaient qu’on cesse de parler d’eux pour arrêter de leur donner de l’importance, d’autres y voyaient un mouvement idéaliste exprimant tout ce qu’il y a de plus beau dans notre jeunesse. De mon côté, j’y ai toujours vu une bande d’activistes de gauche très organisée et très efficace pour faire passer son message. Je pense bien que j’avais raison. Ce mouvement radical a réussi à influencer les politiciens les plus populistes de la gauche, notamment au Québec, en Ontario et en France. Le slogan tout simple : "faisons payer les riches!"

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Une belle journée

3 avril 2012

Stéphane Lessard

(Contact via Twitter, Courriel),

Une belle journée: le vidéo ridicule de nos "écrivains" m’a mis de très bonne humeur! J’ai les neurones gazéifiés, l’esprit effervescent, le cœur en fête!

Je me marre trop de les voir, faussement graves, profonds, parler d’une hausse de $325 par an comme on raconte son passage à Auschwitz ou le massacre de sa famille sous Pol Pot. Vous êtes pitoyables. Charest a quand même pas fermé les universités pour vous envoyer en camp de réforme!

Les décisions les ’tis-amis, ça se prend de façon rationnelle, cartésienne. Surtout quand on gère un État. Pour une fois que Charest semble se servir de sa tête, on devrait sabrer le champagne même s’il s’agit sans doute d’une anomalie comportementale dans son cas.

Depuis 40 ans, on gère le Québec comme une aile psychiatrique de "borderlines", en semi-collégialité, par supposé consensus qui ne sont en fait que des consensus de paille d’acteurs sociaux prévisibles. La dette, l’absence de pérennité pour NOS enfants, ça c’est concret et c’est plus qu’une débilité de hausse de $325 pour des gens qui vont gagner $600000 de plus au cours de leur vie.

Le Québec, disent les gauchistes, a franchit des étapes cruciales de son développement et de son mûrissement. Il me fait plutôt penser au type prêt à se marier et à avoir des enfants mais qui a besoin de ses chums comme à ses 14 ans, incapable d’abnégation et de jugement.

La maturité, la vraie, c’est de faire la différence entre un enjeu de société comme la dette, le chômage des jeunes, la compétitivité de notre main d’oeuvre, le vieillissement de la population et des faits divers de gestion courante comme $1625 de plus par an pour les 3 ans des études.

D’ailleurs, si les syndicats sont si solidaires, au lieu de lancer des miettes à leur futurs remplaçants (http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/04/03/003-finances-etudiants-bourses.shtml) pourquoi ne proposent-ils pas de mettre fin aux odieux avantages des fonds syndicaux qui minent les finances du Québec par pure faiblesse du gouvernement (un manque à gagner de 400 millions sans avantages mesurables!!!!) ou ne proposent-ils pas d’abolir la déduction des cotisations syndicales qui ne sont en fait qu’une protection comme un plan d’assurance collectives qui lui est pourtant un bénéfice imposable au Québec??? Pourquoi les profs d’université et de CEGEP, pas trop mal payés pour la tâche et le plan de retraite, ne feraient-ils pas leur part, comme les recteurs, doyens etc…? Parce que nous sommes au Québec et qu’ici, au pays des merveilles, notre univers est ainsi structuré que la causalité ne tient plus. On peut foutre de l’argent que nous n’avons pas, dans quelque truc qui soit, et c’est sans conséquence! D’ailleurs, nos ministres des finances font de la "fiscalité quantique" depuis 13 ans; le même fric se retrouve dans les colonnes des revenus et des dépenses! On balance des budgets qui ne balancent pas ici! L’argent semble être à plusieurs endroits à la fois, intangible…

La gauche veut, autant que faire se peut, que le fric sorte des poches de ceux qui ne font pas partie du "boys club". Les syndicats veulent des taxes, mais des taxes qui vont leur rapporter quelque chose. Les citoyens en général, les enfants, les malades, les pauvres ce ne sont que de la chair à canon dans le microcosme socialiste Québécois. Quand on s’apprête à toucher un syndiqué, on sort un pauvre ou un enfant pour s’en servir comme bouclier. Ça fait 40 ans que ça dure. On pourrait se demander comment il se fait que les Québécois ne se réveillent pas… N’oublions pas que nous avons mis 200 ans pour sortir les curés de nos chambres à coucher.

Nous allons battre les Grecs au ridicule avant de mettre les syndicats au pas je vous le dis. Si vous comptez sur Legault, regardez ses commentaires des dernières semaines; il ne résisterait pas 3 jours face à la CSN et la FTQ. Il parle tel un péquiste bien campé dans son rôle de relais des vues syndicales à l’Assemblée Nationale. C’est normal, c’est un péquiste.

Si Marois prend le pouvoir, elle pourra sans doute le rallier en lui promettant de mettre à la retraite 5 fonctionnaires de la commission de la toponymie… Et il se pointera au téléjournal, triomphant, en prêchant le compromis honorable. Fiction? On verra…


FSTQ : Des crédits d’impôt pertinents?

8 février 2012

Par Ian Sénéchal,

Comme vous le savez peut-être, je travaille maintenant dans le milieu des finances personnelles. Mon site professionnel est ici. Il m’arrive fréquemment de rencontrer de jeunes clients (20 à 50 ans, je suis très libéral dans ma définition de jeune!) qui possèdent une part importante de leurs actifs dans le Fonds de Solidarité des Travailleurs du Québec (FSTQ). Chaque fois, je me dis la même chose. Par son interventionnisme étatique dans l’économie, le gouvernement pousse plusieurs personnes à prendre de mauvaises décisions.

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