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Une belle journée: le vidéo ridicule de nos “écrivains” m’a mis de très bonne humeur! J’ai les neurones gazéifiés, l’esprit effervescent, le cœur en fête!
Je me marre trop de les voir, faussement graves, profonds, parler d’une hausse de $325 par an comme on raconte son passage à Auschwitz ou le massacre de sa famille sous Pol Pot. Vous êtes pitoyables. Charest a quand même pas fermé les universités pour vous envoyer en camp de réforme!
Les décisions les ’tis-amis, ça se prend de façon rationnelle, cartésienne. Surtout quand on gère un État. Pour une fois que Charest semble se servir de sa tête, on devrait sabrer le champagne même s’il s’agit sans doute d’une anomalie comportementale dans son cas.
Depuis 40 ans, on gère le Québec comme une aile psychiatrique de “borderlines”, en semi-collégialité, par supposé consensus qui ne sont en fait que des consensus de paille d’acteurs sociaux prévisibles. La dette, l’absence de pérennité pour NOS enfants, ça c’est concret et c’est plus qu’une débilité de hausse de $325 pour des gens qui vont gagner $600000 de plus au cours de leur vie.
Le Québec, disent les gauchistes, a franchit des étapes cruciales de son développement et de son mûrissement. Il me fait plutôt penser au type prêt à se marier et à avoir des enfants mais qui a besoin de ses chums comme à ses 14 ans, incapable d’abnégation et de jugement.
La maturité, la vraie, c’est de faire la différence entre un enjeu de société comme la dette, le chômage des jeunes, la compétitivité de notre main d’oeuvre, le vieillissement de la population et des faits divers de gestion courante comme $1625 de plus par an pour les 3 ans des études.
D’ailleurs, si les syndicats sont si solidaires, au lieu de lancer des miettes à leur futurs remplaçants (http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/04/03/003-finances-etudiants-bourses.shtml) pourquoi ne proposent-ils pas de mettre fin aux odieux avantages des fonds syndicaux qui minent les finances du Québec par pure faiblesse du gouvernement (un manque à gagner de 400 millions sans avantages mesurables!!!!) ou ne proposent-ils pas d’abolir la déduction des cotisations syndicales qui ne sont en fait qu’une protection comme un plan d’assurance collectives qui lui est pourtant un bénéfice imposable au Québec??? Pourquoi les profs d’université et de CEGEP, pas trop mal payés pour la tâche et le plan de retraite, ne feraient-ils pas leur part, comme les recteurs, doyens etc…? Parce que nous sommes au Québec et qu’ici, au pays des merveilles, notre univers est ainsi structuré que la causalité ne tient plus. On peut foutre de l’argent que nous n’avons pas, dans quelque truc qui soit, et c’est sans conséquence! D’ailleurs, nos ministres des finances font de la “fiscalité quantique” depuis 13 ans; le même fric se retrouve dans les colonnes des revenus et des dépenses! On balance des budgets qui ne balancent pas ici! L’argent semble être à plusieurs endroits à la fois, intangible…
La gauche veut, autant que faire se peut, que le fric sorte des poches de ceux qui ne font pas partie du “boys club”. Les syndicats veulent des taxes, mais des taxes qui vont leur rapporter quelque chose. Les citoyens en général, les enfants, les malades, les pauvres ce ne sont que de la chair à canon dans le microcosme socialiste Québécois. Quand on s’apprête à toucher un syndiqué, on sort un pauvre ou un enfant pour s’en servir comme bouclier. Ça fait 40 ans que ça dure. On pourrait se demander comment il se fait que les Québécois ne se réveillent pas… N’oublions pas que nous avons mis 200 ans pour sortir les curés de nos chambres à coucher.
Nous allons battre les Grecs au ridicule avant de mettre les syndicats au pas je vous le dis. Si vous comptez sur Legault, regardez ses commentaires des dernières semaines; il ne résisterait pas 3 jours face à la CSN et la FTQ. Il parle tel un péquiste bien campé dans son rôle de relais des vues syndicales à l’Assemblée Nationale. C’est normal, c’est un péquiste.
Si Marois prend le pouvoir, elle pourra sans doute le rallier en lui promettant de mettre à la retraite 5 fonctionnaires de la commission de la toponymie… Et il se pointera au téléjournal, triomphant, en prêchant le compromis honorable. Fiction? On verra…

Publié par Stephane Lessard 









