La guerre

Stéphane Lessard

Nous y voilà. Le mur. Le fameux mur que la droite économique maudite du Québec a identifié, décrit et prédit sous la clameur sulfureuse et les éclairs des Dieux de l’Olympe syndicale québécoise qui transforment en statue de sel tout ce qui veut bouger et vaincre l’inertie du modèle québécois. D’ailleurs, nous avons vu leur armée de serviles envoûtés foutre le feu hier devant l’hôtel de ville de Montréal et vandaliser ladite hôtel de ville en arrosant sous pression vers les portes et fenêtres ouvertes. Quel spectacle pitoyable d’ailleurs d’entendre Pierre Curzi chez Arcand les justifier d’utiliser les véhicules de service et le temps payé par leurs patrons, les payeurs de taxes, pour "manifester" comme des néandertaliens qui viennent de dégeler. Un beau spectacle. "Merci d’avoir fait de nous un pays si évolué" avait dit Guy A Lepage en levant son verre à Jeannette Bertrand sur son plateau. Sans commentaire.

Le Québec, c’est ça: importer le modèle Suédois sans la modernité sociale et intellectuelle des scandinaves. Les fonctionnaires suédois ont perdu leur sécurité d’emploi et leurs fonds de pensions à prestations déterminées au tournant des années 2000 à la suite d’une orgie étatique qui nous a servi de modèle (plutôt de justification). Eux, dans un souci d’équité et comprenant les enjeux, sont revenus sur les folies conventionnées des décennies passées. Ici, c’est la "guerre" et on quitte le bateau avant d’avoir à assumer sa part.

L’élection du gouvernement Libéral et de gens comme Coiteux, Leitao et Daoust au trio économique laissait présager un sérieux coup de barre. Le premier à aller au bâton fut dans les faits le ministres des affaires municipales M. Moreau avec qui les syndiqués municipaux voudraient refaire le coup de la négociation sur tout et à tout prix. M. Moreau a raison: le cadre pour l’équilibre et l’équité n’est pas à négocier. On connait les égoïstes syndicaux et leur amour des clauses orphelins et des structures à la Ponzi pour saigner les jeunes; Souhaitons qu’il reste ferme devant ces hordes d’égoïstes. Après un budget somme toute faible où encore une fois les libéraux n’ont pu s’empêcher de venir vous saigner, il serait catastrophique de montrer une quelconque ouverture à un fléchissement quel qu’il soit.

La stratégie des libéraux de nous endormir avec le "dialogue social" est vaine. Du déjà vu. Le dialogue social pour les syndicats c’est de s’asseoir à huis-clos, user, gueuler, menacer la société et la paix sociale pour ressortir avec une compensation pour le moindre effort qui leur est demandé. Il ne faut pas tomber dans le piège. Nous savons tous que la dette du Québec et la cote de crédit sont sur des braises chaudes. Les 60% de non-syndiqués, et même un bonne partie des 40% syndiqués qui n’ont rien qui se compare aux conditions qui prévalent dans l’État, ont donné depuis 50 ans. Le temps est venu de s’attaquer aux dépenses et non aux revenus.

Le seul acquis qui devrait être systématiquement respecté est le chèque de paie du travailleur. Or, ni l’État ni les syndicats -qui s’y abreuvent sans vergogne- ne respectent cet acquis fondamental. Je connais personnellement des dizaines de fonctionnaires qui en reviennent de casquer 1300 dollars par an en cotisations pour payer des exécutifs syndicaux autocratiques et des bus de carrés-rouges… Il est temps de valoriser le travail et ses fruits. Mais jamais, et je dis jamais, les politiciens n’ont à l’esprit le respect des payeurs de taxes et du fruit de leurs efforts. Jamais. Jamais non plus les gens qui travaillent et ne peuvent étirer une pause de 15 minutes à 75 minutes pour aller brûler des déchets et vandaliser des édifices publiques ne peuvent aller dire directement aux politiciens qu’on les attaque, que c’est la guerre à leur liberté de choix et à leur dû. Jamais on ne les voit descendre dans la rue parce qu’ils doivent casquer pour les castes supérieures des conventionnés du public.

Quand on voit le PLQ couper des fonds aux écoles privées, qui sont pourtant une escompte pour le gouvernement et fréquentées majoritairement par les tondus de la classe moyenne et moyenne-supérieure, augmenter les taxes à gauche et à droite et M. Leitao favoriser une baisse d’impôts "pour certains" et une hausse de taxe pour tous on comprend que la voie vers la prospérité n’est pas claire et comprise au PLQ. Que va-t-on faire avec la sécurité d’emploi? Visiblement, malgré ma totale confiance en Martin Coiteux, je sens la vision flasque de Daniel Johnson et d’autres proches de M. Couillard transparaître dans les constats en demi-teinte sur l’état des lieux qui nous ont été servis. Priez pour que j’aie tort.

Il ne faut pas oublier que plus que jamais les gens les plus productifs et rentables pour la société sont aussi les plus mobiles et les plus jeunes. Rarement ai-je entendu autant de gens parler d’aller vivre ailleurs. Si le PLQ ne prend que des demi-mesures il aura à dos les syndicats et les citoyens et le Québec se videra de ceux qui tiennent l’État à bout de bras pour se retrouver avec une population de prestataires.

Pendant 50 ans l’État québécois s’est foutu des travailleurs pour plier devant le corporatisme syndical dans un manque de courage et de vision que l’histoire et les jeunes jugeront sévèrement. Rater le rendez-vous des prochains mois serait catastrophique et enverra le message aux VRAIES forces vives du Québec (par opposition à ceux qui s’en auto-congratulent bien assis dans le pouf de vos impôts) que l’avenir est ailleurs.

La guerre, la vraie, on la mène contre les travailleurs qui vivent avec les cycles économiques, l’incertitude et la réalité de voir son sort s’améliorer par ses efforts. La guerre, elle est contre les silencieux parce que trop vaillants et fiers pour sortir se plaindre. Au fond la vraie guerre, elle est contre la majorité qui ne peu faire de lobbyisme à temps plein à l’Assemblée Nationale et bloquer des centre-ville.

Au PLQ de choisir son camp. Nous en sommes là.

Coupables

Stéphane Lessard

Sans doute, comme moi, êtes-vous encore en train de vous remettre de votre rate qui a explosé quand vous avez vu le papier de Lisée et de Drainville qui travestissaient la pensée de Thomas Jefferson. Fidèles à eux-mêmes, ils n’ont pas publié leur texte humoristique dans le "Hillbilly Herald". Non. Ils ont publié ça dans le New-York Times s’il-vous-plaît. Rien de moins. En tant que représentants de NOTRE gouvernement. Dites-vous qu’à la prochaine lettre qui va arriver au NYT avec un timbre de poste du Québec, ils vont distribuer des culottes d’aisance dans la salle de rédaction. On est jamais trop prudent.

Lire la suite

Le miroir

Stéphane Lessard

(Contact via Twitter, Courriel),

S’il est un sentiment qui unit les Québécois depuis des mois, c’est bien le découragement. Tous horizons politiques et idéologiques confondus, nous sommes découragés du spectacle de nos politiques et de nos acteurs sociaux. Certains diront que cet état de fait nous affligeait déjà du temps des libéraux; je dirais que nous en sommes affligés depuis la défaite référendaire de 1995. Perdre (et qu’on nous fiche la paix avec le référendum volé: je suis de ceux qui trouvent que 50% + 1 n’est pas un message clair et surtout pas une victoire) un référendum pour ensuite se réveiller et se rendre compte que nous aurions pu nous engager sur la voie de la souveraineté avec un État défaillant qui, pour la seconde fois en 15 ans et suite à un référendum, devait remettre subito et à tout prix de l’ordre dans ses finances n’est rien pour susciter la ferveur et fierté. Certes, nous avons vécu quelques années (en fait les seules en 35 ans! On se rappelle que Lisée les a sélectionnées pour justifier son "argumentaire") de meilleure croissance mais ce fut pour mieux sombrer à nouveau, assommés par les relents de corruption et d’incompétence qui sont venus encore une fois délaver le peu d’estime dont nous avons tenté de nous imprégner.

L’arrivée du PQ au gouvernement relève de l’accident de parcours. Et c’en est tout un. La réalité nous frappe en plein visage: le Québec est une chaloupe sur l’océan, gouvernée par des enfants qui gribouillent un itinéraire sur une carte en ignorant leur position et les points cardinaux… Pire encore: ceux sensés ramer ont le réflexe de s’attendre à ce que le voisin rame pour eux! Ils en sont mêmes encouragés et confortés par leurs dirigeants! Nous sommes mal barrés. Et c’est notre faute. Collectivement.

Comment se fait-il que nous laissions des jeunes, en minorité, manipuler des institutions aussi importantes que les universités et brimer la majorité qui, elle, veut mener à bien ses projets? Comment des adultes, payés par l’État, peuvent-ils se retrouver du côté des intimidateurs impunément? Comment 32% des gens ont-ils pu voter pour un parti, qui, aux portes du pouvoir, préférait la partisanerie à l’affirmation de l’État de droit, de la démocratie et au respect d’autres axes fondamentaux de la civilisation? Comment un peuple, qui larmoie lorsqu’à heure de grande écoute le dimanche soir une certaine gauche affirme que nous sommes ouverts et évolués, peut-il voter pour des gens qui croient justifié de crier publiquement que l’acceptabilité d’un immigrant est liée à la langue parlée dans son intimité? Comment un peuple qui se dit fier de sa langue peut-il être aussi négligeant face à celle-ci? Et la liste pourrait s’étendre sur des pages…

La réponse est toute simple: parce que notre peuple, à toutes ces questions, vous répondra soit que c’est à l’État de s’en occuper ou que ce n’est pas grave. Le Québec souffre d’un système ou les individus forts et vocaux viennent du bon bord et sont là pour dicter à la masse les schémas de pensée entretenant l’engourdissement. Les tenants du changement, eux, sont perçus comme des menaces qu’il faut affliger des plus avilissantes étiquettes. Une fois que l’on a constaté cela, il appert que le Québec, je l’ai déjà écris, n’a jamais été libre et que la révolution tranquille ne fut dans les faits qu’un changement d’intelligentsia: infantilisante, envahissante et liberticide.

Cependant, notre découragement, notre écœurement sont de bons signes. Ils furent jadis la prémisse du tassement de l’Église et d’une volonté de changement. Nous n’étions de toute évidence pas prêts (je dirais surtout mal outillés) pour faire assumer à l’individu son rôle tel qu’il s’exprime dans les sociétés millénaires les plus civilisées: celui de pilier. Une société forte se base sur des individus s’assumant pleinement et dont la communion forme un tout fonctionnel, satisfaisant pour ces derniers et offrant une pérennité des valeurs communes. Ceux qui ont cru que l’on bâtissait une société forte et pérenne en syndiquant et en utilisant l’État pour aider les citoyens auraient dû étudier l’histoire et comprendre que seuls les individus restent et que les structures se démodent ou sont renversées… A convaincre les gens que leur bien passe par une affiliation quelle qu’elle soit, on assure le bien de la structure d’affiliation mais pas celle des individus. Une des erreurs de la gauche (atavique de l’idéologie) est de nier le bien fondé de l’individualisme comme base de la société en y apposant l’étiquette d’égoïsme. L’erreur de la droite est trop souvent de ne plus vouloir structurer la société… Nier la nature humaine de part et d’autre sont malheureusement des travers propres aux idéologies. La droite, comme moteur des réformes qui viennent, se doit de garder ceci à l’esprit pour ne pas répéter l’erreur de la révolution tranquille.

Ainsi, le Québec en est là. Devant le miroir, seul avec lui-même. Les Québécois vont vite comprendre que les problèmes auxquels il fait face et qui les insatisfaits ne trouvent de solution que dans une nouvelle mouvance. La gauche le sait et le sent: leurs attaques, leur verbalisation trahissent leurs craintes. Cette mouvance, qu’on a sentie depuis les élections de 2007 au Québec, est en marche. Les gens sentent bien que le modèle Québécois leur a vendu (à crédit…) une image de leur patrie qui n’aura été valable et profitable que pour une génération.

Le 3 mars à Trois-Rivière, le Réseau Liberté Québec organise son quatrième rassemblement. Seul véritable véhicule des valeurs de droite économique et de contrepoids du discours ambiant validant le modèle Québécois, il est de la responsabilité de ceux qui croient que la farce propagandiste du PQ, de l’étatisme prédateur et de l’égoïsme intergénérationnel ont assez duré de venir montrer que, désormais, des Québécois ont décidé de taire le silence et que la vieille radio mono de la gauche a fini de nous casser les oreilles avec sa propagande en boucle.

Autre bonne nouvelle: le découragement a un solvant. En 2013, c’est le RLQ. Alors, venez nettoyer votre miroir…

L’Avenir à l’abri du PQ

Stéphane Lessard

(Contact via Twitter, Facebook, Courriel),

Si il y a quelque chose qui ressort de cette élection et des sondages, c’est que l’avenir du Québec est plus que sombre. On se rend compte que le cynisme et l’érosion de la confiance envers les politiciens mine tout enthousiasme qui aurait dû prévaloir après 9 ans d’un règne brouillon, empestant la corruption et le copinage. Pourtant, ce n’est même pas là que le plus décourageant s’exprime. C’est dans l’offre politique. A gauche comme à droite. On constate que la nature a horreur du vide et que les trous laissés par des personnes politiques de haut calibre furent remplis par une autre "matière" Plus vil. Un peu comme une marquetterie Louis XV que l’on "patche" avec un carré de plywood… Dur constat? Peut-être. Je demande à être convaincu du contraire.
Quelqu’un pourrait me donner le nom d’un potentiel ministre, disons PLQ ou PQ, qui a une vision à long terme pour l’économie, qui sait que l’on n’enrichit pas une population en plumant le 4% de ses plus riches, qui sait que le secteur minier est le plus risqué et que de mettre le fric du RRQ dans des participations revient à jouer le jeu d’un capital de risque que les minières salivent de voir poindre à l’horizon? Pauline Marois ne comprend rien à tout cela. On le sait. Elle a été ministre des finances comme un étalagiste qui broche les rubans de caisse au commerce du coin est comptable agréé… Tous sont des interventionnistes aveuglés ou ignares. Je ne parle pas du type de la CAQ, M. Dubé, qui a un c.v. qui laisse croire qu’il pourrait faire marche arrière malgré les engagements de son chef sentant le Chavez #5 jusque dans le grand nord .  Un peu d’espoir, de grâce…

Cette élection est celle du dépit, du constat que les Québécois choisissent leur dirigeants comme une bouteille de vin à la SAQ: par l’étiquette et la pastille. Quand 44% du monde ne paie pas d’impôts et voit la pieuvre Étatique lui tendre une tentacule à chaque faux-pas, quoi de plus naturel que le statu-quo. Et puis, il restera toujours le méchant Canada à blâmer. Tant qu’on a pas à s’assumer…
Déprimant de voir aussi le biais Radio-Canadien. Montréal est la capitale du gauchiste utopiste subventionné. Rien de surprenant non plus mais on ne s’habitue pas (et mon porte-feuille non plus) d’entendre des génériques d’émissions de radio aussi longs que celui d’Apocalypse Now. L’important c’est d’être heureux comme peuple. Ou étais-ce "Imbécile heureux"? Bah. Anyway. On y trouve notre compte on dirait.

Le point central de cette élection est l’espoir: celui de ne pas voir des bigots comme Drainville ou Duchesne devenir nos interfaces avec le monde extérieur avec en prime les commandes d’un ministère. L’espoir aussi de ne pas voir un PQ minoritaire et archi-gauchiste faire des alliances avec Option Nationale ou Québec Solidaire pour se partager les restes du cadavre de votre chèque de paie. L’espoir de ne pas avoir des bigots dicter à des adultes la langue de leur études supérieures. L’espoir de voir notre système universitaire cesser d’être sous le joug d’extrémistes. L’espoir de ne pas avoir à déménager sa famille parce que le party socialiste tire à sa fin et que les incapables en place refassent une sorte de Berlin avril 1945 quand les vannes de la corne d’abondance obligataire se tarira…

Le point central, c’est de bloquer le PQ. Et les autre régressistes. Les progressistes sont des régressistes. Ils sont à Duplessis ce que les syndicats sont à l’Église. Et la droite englobe les réformateurs. Rappelons-nous de ça.

Quoi faire. Le PLQ n’offre rien et les partis marginaux de droite n’aideront que les péquistes. J’ai voté CAQ. Malgré le fait qu’émettre l’idée de dédommager les syndicats me répugne, de piger dans la Caisse de Dépôt soit irresponsable et que de s’imaginer négocier une hausse avec les étudiants soit utopique et risqué. Le ménage des commissions scolaires, d’Hydro-Québec, la cassation des corporatismes et des mensonges sur le système de santé sont déjà de bons engagements. La CAQ est la seule à offrir une lueur d’espoir et une amorce de réforme.

J’aurais aimé courir. Je marcherai. C’est mieux que de reculer.

Une belle journée

Stéphane Lessard

(Contact via Twitter, Courriel),

Une belle journée: le vidéo ridicule de nos "écrivains" m’a mis de très bonne humeur! J’ai les neurones gazéifiés, l’esprit effervescent, le cœur en fête!

Je me marre trop de les voir, faussement graves, profonds, parler d’une hausse de $325 par an comme on raconte son passage à Auschwitz ou le massacre de sa famille sous Pol Pot. Vous êtes pitoyables. Charest a quand même pas fermé les universités pour vous envoyer en camp de réforme!

Les décisions les ’tis-amis, ça se prend de façon rationnelle, cartésienne. Surtout quand on gère un État. Pour une fois que Charest semble se servir de sa tête, on devrait sabrer le champagne même s’il s’agit sans doute d’une anomalie comportementale dans son cas.

Depuis 40 ans, on gère le Québec comme une aile psychiatrique de "borderlines", en semi-collégialité, par supposé consensus qui ne sont en fait que des consensus de paille d’acteurs sociaux prévisibles. La dette, l’absence de pérennité pour NOS enfants, ça c’est concret et c’est plus qu’une débilité de hausse de $325 pour des gens qui vont gagner $600000 de plus au cours de leur vie.

Le Québec, disent les gauchistes, a franchit des étapes cruciales de son développement et de son mûrissement. Il me fait plutôt penser au type prêt à se marier et à avoir des enfants mais qui a besoin de ses chums comme à ses 14 ans, incapable d’abnégation et de jugement.

La maturité, la vraie, c’est de faire la différence entre un enjeu de société comme la dette, le chômage des jeunes, la compétitivité de notre main d’oeuvre, le vieillissement de la population et des faits divers de gestion courante comme $1625 de plus par an pour les 3 ans des études.

D’ailleurs, si les syndicats sont si solidaires, au lieu de lancer des miettes à leur futurs remplaçants (http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/04/03/003-finances-etudiants-bourses.shtml) pourquoi ne proposent-ils pas de mettre fin aux odieux avantages des fonds syndicaux qui minent les finances du Québec par pure faiblesse du gouvernement (un manque à gagner de 400 millions sans avantages mesurables!!!!) ou ne proposent-ils pas d’abolir la déduction des cotisations syndicales qui ne sont en fait qu’une protection comme un plan d’assurance collectives qui lui est pourtant un bénéfice imposable au Québec??? Pourquoi les profs d’université et de CEGEP, pas trop mal payés pour la tâche et le plan de retraite, ne feraient-ils pas leur part, comme les recteurs, doyens etc…? Parce que nous sommes au Québec et qu’ici, au pays des merveilles, notre univers est ainsi structuré que la causalité ne tient plus. On peut foutre de l’argent que nous n’avons pas, dans quelque truc qui soit, et c’est sans conséquence! D’ailleurs, nos ministres des finances font de la "fiscalité quantique" depuis 13 ans; le même fric se retrouve dans les colonnes des revenus et des dépenses! On balance des budgets qui ne balancent pas ici! L’argent semble être à plusieurs endroits à la fois, intangible…

La gauche veut, autant que faire se peut, que le fric sorte des poches de ceux qui ne font pas partie du "boys club". Les syndicats veulent des taxes, mais des taxes qui vont leur rapporter quelque chose. Les citoyens en général, les enfants, les malades, les pauvres ce ne sont que de la chair à canon dans le microcosme socialiste Québécois. Quand on s’apprête à toucher un syndiqué, on sort un pauvre ou un enfant pour s’en servir comme bouclier. Ça fait 40 ans que ça dure. On pourrait se demander comment il se fait que les Québécois ne se réveillent pas… N’oublions pas que nous avons mis 200 ans pour sortir les curés de nos chambres à coucher.

Nous allons battre les Grecs au ridicule avant de mettre les syndicats au pas je vous le dis. Si vous comptez sur Legault, regardez ses commentaires des dernières semaines; il ne résisterait pas 3 jours face à la CSN et la FTQ. Il parle tel un péquiste bien campé dans son rôle de relais des vues syndicales à l’Assemblée Nationale. C’est normal, c’est un péquiste.

Si Marois prend le pouvoir, elle pourra sans doute le rallier en lui promettant de mettre à la retraite 5 fonctionnaires de la commission de la toponymie… Et il se pointera au téléjournal, triomphant, en prêchant le compromis honorable. Fiction? On verra…

La foutaise

Stéphane Lessard

(Contact via Twitter, Facebook, Courriel),

Quelle sacré époque nous voyons défiler devant nos yeux. Si l’histoire est destinée à être répétée, je plains mes decendants… Je commencerai donc par me désoler du spectacle attristant que nous offre Jean Charest et ses sbires. Nous, naïfs citoyens, qui croyaient que la farce de la commission Bastarache ne pouvait être accotée tant il était grossier de voir un bon libéral, nommé juge à la cour suprême par un bon libéral pour ensuite servir de commissaire dans une commission théâtrale (à l’exception de la diction et du calibre de la prose des procureurs) mise sur pied par des libéraux et pour les intérêts libéraux! Et bien, il semble que Jean Charest aime se dépasser. Il vient de mettre sur pied une commission d’enquête où les filous devront s’inscrire volontairement pour aller témoigner! Rembourse-t-il aussi l’essence et le poulet? Si c’est ça qu’il appelle faire la lumière, ça ne doit pas lui coûter cher d’électricité… Dans n’importe lequel pays normalement constitué, un tel affront se terminerait par des élections hâtives suite au renversement du gouvernement. Il semble que nous carburons à l’indignation "lite". Il reste que cette commission sera un gaspillage d’argent et de temps. Deux choses qui manquent déjà au Québec…

Mais, réjouissons-nous. Le Québec est en mouvement: nous avons une foule de gens qui campent dans un parc en s’imaginant que le système va changer avec des pancartes et une douche par semaine. Je suis flabergasté. Les citoyens sont dégoûtés, nul n’en doute. Et avec raison. Je ne peux pas croire que mes taxes (eh oui, même les citoyens Canadiens ont pompé du fric pour palier à l’incompétence de ces crétins) ont servi à renflouer ces banques. Inutile de vous dire que moi, je les aurais laissé crever. Le capitalisme n’existe qu’à travers la sélection naturelle.

Il est à noter que dans ces pauvres gens privés de leur maison et qui supposément campent sur Wall Street, il y en a un nombre non négligeable qui croyaient qu’ils pouvaient vivre dans des maisons de dix fois leur revenus bruts… Une bonne compréhension du système (qui a nourri leur rêve, en passant) aurait été plus utile qu’une bonne grosse intervention étatique telle qu’ils la réclament aujourd’hui. Un citoyen informé et responsable en vaut deux.

Je sais, je délire. A part les commentateurs médiatiques habituels, d’un gauchisme risible, qui y voient une révolution et une prise de pouvoir par le peuple et patati et patata, il reste que ce sont encore les mêmes squatteurs habituels qui s’y adonnent. Au lieu de squatter les mamelles de l’État et les devants d’édifices gouvernementaux avec des pancartes, ils sont venus quémander plus d’État et blâmer l’État d’avoir répondu au quémandage  de Wall Street.  Quémander  l’État, pauvre ou riche, est un aveu d’échec. Et les échecs ont une magnifique propriété: en les analysant ont en tire des leçons. Il semble que ce dernier échec ait encore plein de leçons latentes…

En terminant, qu’ont donc en commun ce mouvement populaire et les commissions de Charest?  Ils ne sont que foutaise, un spectacle pour éviter d’affronter la réalité et pelleter par en avant des problèmes qui exigent des individus d’importantes et douloureuses remises en question.

L’Ile des incapables

Stéphane Lessard

(Contact via Twitter, Facebook, Courriel),

Cet article a déjà été publié sur mon ancien Blogue. Je me permet de le refiler ici, la discussion étant toujours pertinente (comme quoi les choses ne bougent pas vite au pays de la convention…)

Ahhhhhh, Montréal. Jadis métropole, jadis envie du ROC, jadis fierté du Québec. Oui, jadis. Parce qu’aujourd’hui Montréal n’impressionne personne: Déstructurée (et en même temps sur-structurée, un tour de force à la sauce Charest) par la putasserie et l’électoralisme bas, incapable de se déneiger et de sabler ses trottoirs comme il se doit… Remarquez, ce doit être volontaire: Gérald Tremblay veut sans doute que Montréal ait l’air de Paris alors la ville est paralysée par 10 cm de neige.

Voilà donc que le maire Tremblay et le chantre du transport en commun Michel Labrecque de la STM pensent à nouveau aux péages intelligents selon La Presse! Faute d’avoir des gestionnaires qui le sont, on va demander aux machines de compenser. L’argument massue: Stockholm a de tels systèmes et charge 7 piastres pour entrer au centre-ville ce qui a désengorgé ledit centre-ville. Bullshit quand tu nous tiens.

Par un heureux hasard, je vais à Stockholm régulièrement. Là-bas, vous pouvez partir de T-Centralen (leur Berri-UQAM) et vous rendre à 20km de là en… métro! Coût: 5$. C’est d’ailleurs là, e.g., où les centres de haute-technologie sont concentrés, à 10, 15 km du centre-ville. Le service est impeccable et régulier. En plus, c’est propre: Montréal a l’air d’une porcherie à côté de Stockholm en passant. Mais c’est une autre histoire.

Le metro là-bas est sur rail et les dernières générations de voitures sont infiniment plus silencieuses que le métro sur roues de Montréal. De plus, comme il est sur rail, il est sous-terrain sur une infime partie du trajet et ressort au grand air dès qu’il en a la chance. Avec notre métro sur roues, ce n’est pas possible.

Alors, pensez-y: comment comparer une ville ou vous pourriez partir disons de Ste-Thérèse ou à mi-chemin entre St-Eustache et Mirabel en métro et vous rendre au centre-ville alors que l’AMT est incapable d’opérer un train de banlieue à l’heure! L’impact d’un péage n’est pas la même. Montréal aimerait se donner des airs de grande ville, et c’est ce qui devrait être le cas dans l’intérêt suprême du Québec. Malheureusement, l’urbanisme, la gestion et la vision y sont déficients. La ville est dysfonctionnelle depuis trop longtemps et cela paraît. Cruellement.

Franchement, croyez-vous que les gens vont accepter que des ponts payés par le MTQ soient taxés par une des pire et incompétente administration tous paliers confondus? Pensez-vous que les automobilistes vont accepter d’éponger sans broncher l’incurie de la STM et de l’AMT?

Cela pourrait sonner le glas pour Montréal: taxes élevées, ville délabrée et main-d’oeuvre provenant fortement des couronnes pourraient amener nombre d’employeurs à déménager. C’est d’ailleurs commencé.

Que le maire Tremblay fasse le ménage dans son État municipal, ce paradis des fonds de pensions sans fond, des salaires gonflés et des dédoublements. Qu’il demande à Québec de lui donner une structure qui abolisse les roitelets et unisse la ville comme cela s’est fait partout afin d’assurer cohérence et efficacité. Une fois qu’il aura démontré compétence et acuité dans sa gestion il pourra se présenter en architecte du Montréal métropolitain et demander de l’argent frais. L’argument de l’utilisation des infrastructures par les banlieusards est aussi faible: sans leur apport, Montréal serait en faillite. Une métropole n’est pas un océan de pauvreté avec des îlots de richesse comme on l’observe en ce moment. C’est aussi sans compter le fric pompé dans le budget de Montréal et les fond de pensions par les payeurs de taxes du Québec par l’entremise du gouvernement provincial. Pour l’argumentaire, on repassera. Non, présentement, le maire n’a l’air que d’un incompétent paniqué qui ne sait pas boucler son budget.

La négation

Stéphane Lessard

(Contact via Twitter, Facebook, Courriel),

Nous vivons, au Québec, une période jamais vue dans son histoire. Le modèle Québécois, ou l’amas de règlements et de privilèges inéquitables que l’on nomme ainsi, se voit confirmé au rang de cas lourd à réformer. L’économie du Québec, sa fiscalité, son identité sont à repenser en entier. Les citoyens et les entrepreneurs croulent sous les taxes et les règlements. Les Montréalais, plus que tous, font les frais d’une absence de leadership et la province se voit gérée par les fluctuations du vide politique qui nous baigne. La seule question qui s’impose est donc celle-ci: Comment en sommes-nous arrivés là?

La réponse est assez simple: nous sommes passifs. Ces problèmes ne sont pas que propres au Québec; nombre de sociétés les ont vécus. Ce qui est propre au Québec, c’est cette ignorance du système, cette incompréhension que l’État c’est nous. Cette passivité nous a menés à la dépendance béate envers l’État, sans questionnement ni critique ni appréciation des limitations inhérentes à une telle prise en charge. Au mieux il s’agit d’un problème. Au pire, c’est une pathologie, un atavisme. Espérons que non, bien que cela rappelle notre attitude séculaire face à la mainmise de l’Église.

Pourtant, il faudrait peu pour réformer l’État et en assurer une place proportionnée: abolition de la sécurité d’emploi, règles claires d’imputabilité des fonctionnaires en charge, mises à pied progressives de 20% des fonctionnaires, baisses d’impôt et tarification en conséquence. Par une bonne sélection de gens de talent, sans doute qu’au final le recours au privé serait minime… Mais encore faut-il la patience de changer une culture de trois décennies de "va comme je te pousse". Je rappelle que les mesures citées ci-haut furent mises en place dans les années 90 par la… Suède.

Reste le problème de notre passivité. Je suis de ceux qui croient qu’une bonne douche froide de réalité ramènera les esprits vers le réel. Je l’ai déjà dit: faisons en sorte que soit nous et non les autres qui décident des mesures à prendre. Ce n’est cependant pas en écoutant et en se confortant au doux chant de  Jean-François Lisée et des autres qui maquillent la faillite des idées sociales-démocrates "sauce Québécoise" que nous allons prendre le virage de la prise en main des problèmes qui nous affligent.

L’été des guignols

Stéphane Lessard

(Contact via Twitter, Facebook, Courriel),

J’espère que vous avez passé un bel été, loin du danger de nos infrastructures… Je me sens un peu comme il y a 30 ans, au primaire lors du retour en classe: "Écrivez-moi ce que vous avez fait cet été" disait la prof avant de lire à voix haute nos compositions engourdies de souvenirs encore trop récents d’un été toujours trop court. Eh bien, moi, mon été, il a été meublé de divertissements et de leçons. J’ai été, comme nombre d’entre vous, divertis par les hordes de guignols qui sont censés diriger et penser la société qu’on leur a confiée lors des élections. D’ailleurs, j’utilise le terme "divertis" mais je ne suis pas sûr; Je transpire d’ambivalence entre le divertissement ou la tristesse… Enfin, allons-y pour le divertissement. Après tout, on a eu droit aux formulations hybrides à répétition de Sam Hamad et ça, c’est divertissant.

J’ai donc appris cet été que l’on peut faire du treillis pare-soleil en béton et l’accrocher à chaque bout, sommairement, et qu’il tiendrait 30 ans. Je savais que le lobby du béton était fort au Québec, mais à ce point… C’est fou ce que l’on semble réussir à faire ici avec une règle de trois, une enveloppe et un don aux partis politiques.

Quel spectacle aussi de voir Sam Hamad défendre son ministère tentaculaire, ses fonctionnaires incompétents, sans imputabilité et les rapports oubliés, cachés ou je ne sait trop. Les guignols en folie. Depuis ce point de presse,  lorsque je me surprend à demander un peu de vision et de compétence au gouvernement, je me remémore ces paroles et ces images afin de cesser de me couvrir de ridicule en espérant: L’État Québécois est un mammouth. Archaïque, lent et centré sur lui-même.

Sur une note tout aussi distrayante, le PQ a une fois de plus confirmé que c’est une bonne chose que le référendum de 1995 n’ait pas passé. Au moins, il n’a que lui qui ait l’air d’un asile sans serrures. Comment peuvent-ils encore croire en ce véhicule, alors que François Legault en a reformé un autre simplement sans préciser d’échéancier pour un référendum? Ça aussi, ça m’a divertis de voir les Québécois encore épris du sauveur qui formulera la solution sans douleur à la préservation du modèle Québécois. Le gouvernement dans vos culottes sauce PQ++, sociale-démocratie Québécoise ré-étiquetée afin de changer la date de péremption. Nos débiteurs vont trouver le fumet corsé lorsqu’ils vont déballer le poulet…

Bref, ce fut un été marqué par un trop grand nombre de rappels que le Québec n’est toujours pas sur la bonne voie et que, pire, il ne discerne toujours pas ceux qui l’enfoncent dans le trouble de ceux qui veulent l’en sortir.  Au fond, on ne veut pas de vraies solutions ni de sacrifices; ce que l’on cherche c’est encore le sauveur qui mourra pour nous,  sur la croix politique, pour nous laver de notre sociale-démocratie et de notre dette. Quelqu’un qui prendra sur lui le poids des erreurs et de la pensée magique. On risque de vivre l’apocalypse bien avant…

ADQ: volée de Boisvert

Stéphane Lessard

(Contact via Twitter, Facebook, Courriel),

Comme il est désolant et attristant à la fois de voir la junte journalistique égrainer sa crédibilité au grand jour avec des affirmations à l’emporte pièce et un militantisme réprobateur. M. Yves Boisvert, chroniqueur bien connu et que j’apprécie personnellement, est tombé sur son blogue dans cette propagande risible et désormais répandue chez nos journalistes Québécois qui sont en guerre contre tout ce qui pourrait à long terme miner leurs avantages de syndiqués. La convention collective d’abord, les faits ensuite. Ou devrais-je dire, les faits, peut-être.

Lire la suite