Une belle journée

3 avril 2012

Stéphane Lessard

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Une belle journée: le vidéo ridicule de nos “écrivains” m’a mis de très bonne humeur! J’ai les neurones gazéifiés, l’esprit effervescent, le cœur en fête!

Je me marre trop de les voir, faussement graves, profonds, parler d’une hausse de $325 par an comme on raconte son passage à Auschwitz ou le massacre de sa famille sous Pol Pot. Vous êtes pitoyables. Charest a quand même pas fermé les universités pour vous envoyer en camp de réforme!

Les décisions les ’tis-amis, ça se prend de façon rationnelle, cartésienne. Surtout quand on gère un État. Pour une fois que Charest semble se servir de sa tête, on devrait sabrer le champagne même s’il s’agit sans doute d’une anomalie comportementale dans son cas.

Depuis 40 ans, on gère le Québec comme une aile psychiatrique de “borderlines”, en semi-collégialité, par supposé consensus qui ne sont en fait que des consensus de paille d’acteurs sociaux prévisibles. La dette, l’absence de pérennité pour NOS enfants, ça c’est concret et c’est plus qu’une débilité de hausse de $325 pour des gens qui vont gagner $600000 de plus au cours de leur vie.

Le Québec, disent les gauchistes, a franchit des étapes cruciales de son développement et de son mûrissement. Il me fait plutôt penser au type prêt à se marier et à avoir des enfants mais qui a besoin de ses chums comme à ses 14 ans, incapable d’abnégation et de jugement.

La maturité, la vraie, c’est de faire la différence entre un enjeu de société comme la dette, le chômage des jeunes, la compétitivité de notre main d’oeuvre, le vieillissement de la population et des faits divers de gestion courante comme $1625 de plus par an pour les 3 ans des études.

D’ailleurs, si les syndicats sont si solidaires, au lieu de lancer des miettes à leur futurs remplaçants (http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/04/03/003-finances-etudiants-bourses.shtml) pourquoi ne proposent-ils pas de mettre fin aux odieux avantages des fonds syndicaux qui minent les finances du Québec par pure faiblesse du gouvernement (un manque à gagner de 400 millions sans avantages mesurables!!!!) ou ne proposent-ils pas d’abolir la déduction des cotisations syndicales qui ne sont en fait qu’une protection comme un plan d’assurance collectives qui lui est pourtant un bénéfice imposable au Québec??? Pourquoi les profs d’université et de CEGEP, pas trop mal payés pour la tâche et le plan de retraite, ne feraient-ils pas leur part, comme les recteurs, doyens etc…? Parce que nous sommes au Québec et qu’ici, au pays des merveilles, notre univers est ainsi structuré que la causalité ne tient plus. On peut foutre de l’argent que nous n’avons pas, dans quelque truc qui soit, et c’est sans conséquence! D’ailleurs, nos ministres des finances font de la “fiscalité quantique” depuis 13 ans; le même fric se retrouve dans les colonnes des revenus et des dépenses! On balance des budgets qui ne balancent pas ici! L’argent semble être à plusieurs endroits à la fois, intangible…

La gauche veut, autant que faire se peut, que le fric sorte des poches de ceux qui ne font pas partie du “boys club”. Les syndicats veulent des taxes, mais des taxes qui vont leur rapporter quelque chose. Les citoyens en général, les enfants, les malades, les pauvres ce ne sont que de la chair à canon dans le microcosme socialiste Québécois. Quand on s’apprête à toucher un syndiqué, on sort un pauvre ou un enfant pour s’en servir comme bouclier. Ça fait 40 ans que ça dure. On pourrait se demander comment il se fait que les Québécois ne se réveillent pas… N’oublions pas que nous avons mis 200 ans pour sortir les curés de nos chambres à coucher.

Nous allons battre les Grecs au ridicule avant de mettre les syndicats au pas je vous le dis. Si vous comptez sur Legault, regardez ses commentaires des dernières semaines; il ne résisterait pas 3 jours face à la CSN et la FTQ. Il parle tel un péquiste bien campé dans son rôle de relais des vues syndicales à l’Assemblée Nationale. C’est normal, c’est un péquiste.

Si Marois prend le pouvoir, elle pourra sans doute le rallier en lui promettant de mettre à la retraite 5 fonctionnaires de la commission de la toponymie… Et il se pointera au téléjournal, triomphant, en prêchant le compromis honorable. Fiction? On verra…


La foutaise

20 octobre 2011

Stéphane Lessard

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Quelle sacré époque nous voyons défiler devant nos yeux. Si l’histoire est destinée à être répétée, je plains mes decendants… Je commencerai donc par me désoler du spectacle attristant que nous offre Jean Charest et ses sbires. Nous, naïfs citoyens, qui croyaient que la farce de la commission Bastarache ne pouvait être accotée tant il était grossier de voir un bon libéral, nommé juge à la cour suprême par un bon libéral pour ensuite servir de commissaire dans une commission théâtrale (à l’exception de la diction et du calibre de la prose des procureurs) mise sur pied par des libéraux et pour les intérêts libéraux! Et bien, il semble que Jean Charest aime se dépasser. Il vient de mettre sur pied une commission d’enquête où les filous devront s’inscrire volontairement pour aller témoigner! Rembourse-t-il aussi l’essence et le poulet? Si c’est ça qu’il appelle faire la lumière, ça ne doit pas lui coûter cher d’électricité… Dans n’importe lequel pays normalement constitué, un tel affront se terminerait par des élections hâtives suite au renversement du gouvernement. Il semble que nous carburons à l’indignation “lite”. Il reste que cette commission sera un gaspillage d’argent et de temps. Deux choses qui manquent déjà au Québec…

Mais, réjouissons-nous. Le Québec est en mouvement: nous avons une foule de gens qui campent dans un parc en s’imaginant que le système va changer avec des pancartes et une douche par semaine. Je suis flabergasté. Les citoyens sont dégoûtés, nul n’en doute. Et avec raison. Je ne peux pas croire que mes taxes (eh oui, même les citoyens Canadiens ont pompé du fric pour palier à l’incompétence de ces crétins) ont servi à renflouer ces banques. Inutile de vous dire que moi, je les aurais laissé crever. Le capitalisme n’existe qu’à travers la sélection naturelle.

Il est à noter que dans ces pauvres gens privés de leur maison et qui supposément campent sur Wall Street, il y en a un nombre non négligeable qui croyaient qu’ils pouvaient vivre dans des maisons de dix fois leur revenus bruts… Une bonne compréhension du système (qui a nourri leur rêve, en passant) aurait été plus utile qu’une bonne grosse intervention étatique telle qu’ils la réclament aujourd’hui. Un citoyen informé et responsable en vaut deux.

Je sais, je délire. A part les commentateurs médiatiques habituels, d’un gauchisme risible, qui y voient une révolution et une prise de pouvoir par le peuple et patati et patata, il reste que ce sont encore les mêmes squatteurs habituels qui s’y adonnent. Au lieu de squatter les mamelles de l’État et les devants d’édifices gouvernementaux avec des pancartes, ils sont venus quémander plus d’État et blâmer l’État d’avoir répondu au quémandage  de Wall Street.  Quémander  l’État, pauvre ou riche, est un aveu d’échec. Et les échecs ont une magnifique propriété: en les analysant ont en tire des leçons. Il semble que ce dernier échec ait encore plein de leçons latentes…

En terminant, qu’ont donc en commun ce mouvement populaire et les commissions de Charest?  Ils ne sont que foutaise, un spectacle pour éviter d’affronter la réalité et pelleter par en avant des problèmes qui exigent des individus d’importantes et douloureuses remises en question.


L’Ile des incapables

8 septembre 2011

Stéphane Lessard

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Cet article a déjà été publié sur mon ancien Blogue. Je me permet de le refiler ici, la discussion étant toujours pertinente (comme quoi les choses ne bougent pas vite au pays de la convention…)

Ahhhhhh, Montréal. Jadis métropole, jadis envie du ROC, jadis fierté du Québec. Oui, jadis. Parce qu’aujourd’hui Montréal n’impressionne personne: Déstructurée (et en même temps sur-structurée, un tour de force à la sauce Charest) par la putasserie et l’électoralisme bas, incapable de se déneiger et de sabler ses trottoirs comme il se doit… Remarquez, ce doit être volontaire: Gérald Tremblay veut sans doute que Montréal ait l’air de Paris alors la ville est paralysée par 10 cm de neige.

Voilà donc que le maire Tremblay et le chantre du transport en commun Michel Labrecque de la STM pensent à nouveau aux péages intelligents selon La Presse! Faute d’avoir des gestionnaires qui le sont, on va demander aux machines de compenser. L’argument massue: Stockholm a de tels systèmes et charge 7 piastres pour entrer au centre-ville ce qui a désengorgé ledit centre-ville. Bullshit quand tu nous tiens.

Par un heureux hasard, je vais à Stockholm régulièrement. Là-bas, vous pouvez partir de T-Centralen (leur Berri-UQAM) et vous rendre à 20km de là en… métro! Coût: 5$. C’est d’ailleurs là, e.g., où les centres de haute-technologie sont concentrés, à 10, 15 km du centre-ville. Le service est impeccable et régulier. En plus, c’est propre: Montréal a l’air d’une porcherie à côté de Stockholm en passant. Mais c’est une autre histoire.

Le metro là-bas est sur rail et les dernières générations de voitures sont infiniment plus silencieuses que le métro sur roues de Montréal. De plus, comme il est sur rail, il est sous-terrain sur une infime partie du trajet et ressort au grand air dès qu’il en a la chance. Avec notre métro sur roues, ce n’est pas possible.

Alors, pensez-y: comment comparer une ville ou vous pourriez partir disons de Ste-Thérèse ou à mi-chemin entre St-Eustache et Mirabel en métro et vous rendre au centre-ville alors que l’AMT est incapable d’opérer un train de banlieue à l’heure! L’impact d’un péage n’est pas la même. Montréal aimerait se donner des airs de grande ville, et c’est ce qui devrait être le cas dans l’intérêt suprême du Québec. Malheureusement, l’urbanisme, la gestion et la vision y sont déficients. La ville est dysfonctionnelle depuis trop longtemps et cela paraît. Cruellement.

Franchement, croyez-vous que les gens vont accepter que des ponts payés par le MTQ soient taxés par une des pire et incompétente administration tous paliers confondus? Pensez-vous que les automobilistes vont accepter d’éponger sans broncher l’incurie de la STM et de l’AMT?

Cela pourrait sonner le glas pour Montréal: taxes élevées, ville délabrée et main-d’oeuvre provenant fortement des couronnes pourraient amener nombre d’employeurs à déménager. C’est d’ailleurs commencé.

Que le maire Tremblay fasse le ménage dans son État municipal, ce paradis des fonds de pensions sans fond, des salaires gonflés et des dédoublements. Qu’il demande à Québec de lui donner une structure qui abolisse les roitelets et unisse la ville comme cela s’est fait partout afin d’assurer cohérence et efficacité. Une fois qu’il aura démontré compétence et acuité dans sa gestion il pourra se présenter en architecte du Montréal métropolitain et demander de l’argent frais. L’argument de l’utilisation des infrastructures par les banlieusards est aussi faible: sans leur apport, Montréal serait en faillite. Une métropole n’est pas un océan de pauvreté avec des îlots de richesse comme on l’observe en ce moment. C’est aussi sans compter le fric pompé dans le budget de Montréal et les fond de pensions par les payeurs de taxes du Québec par l’entremise du gouvernement provincial. Pour l’argumentaire, on repassera. Non, présentement, le maire n’a l’air que d’un incompétent paniqué qui ne sait pas boucler son budget.


La négation

7 septembre 2011

Stéphane Lessard

(Contact via Twitter, Facebook, Courriel),

Nous vivons, au Québec, une période jamais vue dans son histoire. Le modèle Québécois, ou l’amas de règlements et de privilèges inéquitables que l’on nomme ainsi, se voit confirmé au rang de cas lourd à réformer. L’économie du Québec, sa fiscalité, son identité sont à repenser en entier. Les citoyens et les entrepreneurs croulent sous les taxes et les règlements. Les Montréalais, plus que tous, font les frais d’une absence de leadership et la province se voit gérée par les fluctuations du vide politique qui nous baigne. La seule question qui s’impose est donc celle-ci: Comment en sommes-nous arrivés là?

La réponse est assez simple: nous sommes passifs. Ces problèmes ne sont pas que propres au Québec; nombre de sociétés les ont vécus. Ce qui est propre au Québec, c’est cette ignorance du système, cette incompréhension que l’État c’est nous. Cette passivité nous a menés à la dépendance béate envers l’État, sans questionnement ni critique ni appréciation des limitations inhérentes à une telle prise en charge. Au mieux il s’agit d’un problème. Au pire, c’est une pathologie, un atavisme. Espérons que non, bien que cela rappelle notre attitude séculaire face à la mainmise de l’Église.

Pourtant, il faudrait peu pour réformer l’État et en assurer une place proportionnée: abolition de la sécurité d’emploi, règles claires d’imputabilité des fonctionnaires en charge, mises à pied progressives de 20% des fonctionnaires, baisses d’impôt et tarification en conséquence. Par une bonne sélection de gens de talent, sans doute qu’au final le recours au privé serait minime… Mais encore faut-il la patience de changer une culture de trois décennies de “va comme je te pousse”. Je rappelle que les mesures citées ci-haut furent mises en place dans les années 90 par la… Suède.

Reste le problème de notre passivité. Je suis de ceux qui croient qu’une bonne douche froide de réalité ramènera les esprits vers le réel. Je l’ai déjà dit: faisons en sorte que soit nous et non les autres qui décident des mesures à prendre. Ce n’est cependant pas en écoutant et en se confortant au doux chant de  Jean-François Lisée et des autres qui maquillent la faillite des idées sociales-démocrates “sauce Québécoise” que nous allons prendre le virage de la prise en main des problèmes qui nous affligent.


L’été des guignols

30 août 2011

Stéphane Lessard

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J’espère que vous avez passé un bel été, loin du danger de nos infrastructures… Je me sens un peu comme il y a 30 ans, au primaire lors du retour en classe: “Écrivez-moi ce que vous avez fait cet été” disait la prof avant de lire à voix haute nos compositions engourdies de souvenirs encore trop récents d’un été toujours trop court. Eh bien, moi, mon été, il a été meublé de divertissements et de leçons. J’ai été, comme nombre d’entre vous, divertis par les hordes de guignols qui sont censés diriger et penser la société qu’on leur a confiée lors des élections. D’ailleurs, j’utilise le terme “divertis” mais je ne suis pas sûr; Je transpire d’ambivalence entre le divertissement ou la tristesse… Enfin, allons-y pour le divertissement. Après tout, on a eu droit aux formulations hybrides à répétition de Sam Hamad et ça, c’est divertissant.

J’ai donc appris cet été que l’on peut faire du treillis pare-soleil en béton et l’accrocher à chaque bout, sommairement, et qu’il tiendrait 30 ans. Je savais que le lobby du béton était fort au Québec, mais à ce point… C’est fou ce que l’on semble réussir à faire ici avec une règle de trois, une enveloppe et un don aux partis politiques.

Quel spectacle aussi de voir Sam Hamad défendre son ministère tentaculaire, ses fonctionnaires incompétents, sans imputabilité et les rapports oubliés, cachés ou je ne sait trop. Les guignols en folie. Depuis ce point de presse,  lorsque je me surprend à demander un peu de vision et de compétence au gouvernement, je me remémore ces paroles et ces images afin de cesser de me couvrir de ridicule en espérant: L’État Québécois est un mammouth. Archaïque, lent et centré sur lui-même.

Sur une note tout aussi distrayante, le PQ a une fois de plus confirmé que c’est une bonne chose que le référendum de 1995 n’ait pas passé. Au moins, il n’a que lui qui ait l’air d’un asile sans serrures. Comment peuvent-ils encore croire en ce véhicule, alors que François Legault en a reformé un autre simplement sans préciser d’échéancier pour un référendum? Ça aussi, ça m’a divertis de voir les Québécois encore épris du sauveur qui formulera la solution sans douleur à la préservation du modèle Québécois. Le gouvernement dans vos culottes sauce PQ++, sociale-démocratie Québécoise ré-étiquetée afin de changer la date de péremption. Nos débiteurs vont trouver le fumet corsé lorsqu’ils vont déballer le poulet…

Bref, ce fut un été marqué par un trop grand nombre de rappels que le Québec n’est toujours pas sur la bonne voie et que, pire, il ne discerne toujours pas ceux qui l’enfoncent dans le trouble de ceux qui veulent l’en sortir.  Au fond, on ne veut pas de vraies solutions ni de sacrifices; ce que l’on cherche c’est encore le sauveur qui mourra pour nous,  sur la croix politique, pour nous laver de notre sociale-démocratie et de notre dette. Quelqu’un qui prendra sur lui le poids des erreurs et de la pensée magique. On risque de vivre l’apocalypse bien avant…


ADQ: volée de Boisvert

16 mai 2011

Stéphane Lessard

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Comme il est désolant et attristant à la fois de voir la junte journalistique égrainer sa crédibilité au grand jour avec des affirmations à l’emporte pièce et un militantisme réprobateur. M. Yves Boisvert, chroniqueur bien connu et que j’apprécie personnellement, est tombé sur son blogue dans cette propagande risible et désormais répandue chez nos journalistes Québécois qui sont en guerre contre tout ce qui pourrait à long terme miner leurs avantages de syndiqués. La convention collective d’abord, les faits ensuite. Ou devrais-je dire, les faits, peut-être.

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Le Québec en action

9 mai 2011

Stéphane Lessard

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Hourrah, le Plan Nord!!! Fantastique!, wonderful!, Two thumbs up!!! Jean Charest nous ressert encore une fois du réchauffé. Il l’a lui-même réchauffé plusieurs fois et Bernard Landry l’avait servi auparavant. Mais nous ne sommes pas à “Un souper presque parfait” et, donc, il est permit de reservir des trucs mous et insipides.

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La balloune

3 mai 2011

Stéphane Lessard

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S’il y a un mot qui je crois décris bien cette journée électorale du 2 mai, c’est le suivant: balloune. Ne riez pas. C’est sérieux. Je ne parle pas ici de celle dans laquelle certains chefs démissionnaires auraient dû souffler s’ils avaient conduit. Je parle principalement de deux ballounes. D’abord celle de la diabolisation et des appels à l’apocalypse suivant l’élection d’un gouvernement conservateur majoritaire puis celle du défoulement par l’élection en masse d’une opposition dont le coeur et la tête ne sont certainement pas épris du Québec.

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Jouez aux bois, raisonnez Muguette…

1 mai 2011

Stéphane Lessard

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Comme tout le monde, j’éprouve une énorme sympathie pour les chômeurs, les gens qui peinent à se retrouver un emploi, qui doivent subvenir aux besoins de leur famille. Vraiment, ce sont des situations souhaitables pour personne et s’il y a un rôle minimal que l’État doit jouer c’est bien celui d’aider et d’épauler avec mesure ceux qui vivent ces situations.

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Avoir raison

30 avril 2011

Stéphane Lessard

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Parcourant le web Québécois fréquemment à la recherche d’idées et d’opinions, je constate souvent les mêmes commentaires: des gens qui parlent de péquistes et de bloquistes qui grimpent dans les rideaux face aux arguments contre les syndicats et la viabilité de la souveraineté. Je n’ai pas de statistiques, mais c’est quelque chose que j’ai moi-même constaté. On peut mettre cela sur le dos de l’émotivité du débat, des enjeux en cause et autres justifications toutes aussi diverses que discutables. Je crois personnellement que cela tient au fait qu’ils sont dans une dynamique classique de la gauche: détenir la vérité et savoir ce qui est bien pour le peuple.

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