La roulette

26 avril 2013

J’ai demandé une question sur ma page Facebook hier et j’ai promis une réponse aujourd’hui. La voici sur mon blogue pour ceux que ça intéressent. C’est une question de jeu de hasard, le genre de choses que l’on étudie en actuariat.

La question était : "est-ce utile de noter les numéros précédemment sortis lorsque l’on joue à la roulette au casino afin d’établir une stratégie?"

La réponse est non. Voici pourquoi.

LA PIÈCE DE MONNAIE

Certains ont basé leur réflexion sur le tirage d’une pièce de monnaie. Très bonne idée. Selon vous, qu’elles sont les chances d’obtenir 10 côtés face de suite? Très faibles, en effet. C’est une chance sur 1024 ou moins de 0.1% de chance. Maintenant, qu’elles sont les chances d’obtenir un côté face considérant que l’on vient d’obtenir 9 côtés face consécutifs? Comme certains pourraient penser, c’est tellement peu probable de voir 10 faces consécutives qu’il y a plus de chances d’observer un pile qu’une face. C’est faux, il y a encore 50% de chances d’observer une face. C’est ce qu’on appelle des jeux sans mémoire.

La roulette est également un jeu sans mémoire. Le passé n’a donc aucune influence sur le résultat. C’est pourquoi plusieurs casinos affichent les résultats passés de la roulette et vous fournissent même parfois le papier et le crayon pour noter les numéros. Ils aiment bien les joueurs qui croient avoir trouvé la solution! (Au BlackJack, on ne vous laissera toutefois pas compter les cartes, car ce n’est pas un jeu sans mémoire. Un bon compteur de cartes pourra s’enrichir, tant qu’il ne se fait pas prendre par le casnio.)

TRICHERIE ou DÉFAUT

Certains ont relevé le fait qu’il pourrait y avoir un défaut dans la roulette, ce qui favoriserait la sortie d’un chiffre en particulier. D’autres se demandent également s’il serait possible que le casino triche, par exemple avec un aimant.

Bien que ce soit possible, je doute fortement qu’un casino embarque dans ce jeu ou ne s’assure pas de la qualité de sa roulette. La raison est que la roulette est un jeu fascinant et toujours rentable pour le casino. Plus les joueurs jouent, plus le casino s’assure de terminer la journée avec un profit.

Si vous placez 100$ sur un numéro et que vous gagnez, le casino vous remet 3500$ en plus de votre 100$. Pa contre, il y a 38 numéros. Vous avez une chance sur 38 d’avoir raison. Vous avez donc une chance sur 38 d’obtenir 3600$. En faisant la multiplication, on obtient votre espérance de gain. C’est 94.73$. Mais ça vous coûte 100$ pour jouer et ça, c’est avec une probabilité de 100% que vous la payez.Votre espérance de gain est négative en considérant le coût pour jouer. Donc, si vous avez une espérance de perte, vous comprenez que le casino a une espérance de gains!!! Le profit du casino est là. Aucun besoin de tricher, juste d’inciter les joueurs à jouer longtemps. Un bon croupier entretiendra votre espoir et vous laissera établir une stratégie afin que votre niveau de confiance en votre capacité de battre la maison soit le plus élevé possible.

UN JEU FACINANT

Ce que je trouve fascinant dans ce jeu est que peu importe ce que vous faites (pair, rouge, 24 premiers numéros, mise à cheval sur 4 cases…) l’espérance de perte pour vous est toujours la même. Pour chaque mise de 100$, vous ne pouvez espérer gagner que  94.73$. Par exemple, si vous faites une mise à cheval sur 4 numéros, on vous donnera 900$. Donc, 4 / 38 * 900 = 94.73$!

Ce que vous contrôlez, c’est simplement le temps que vous passerez à la table. Plus ce temps est long, plus les chances que le casino vous dépouille sont grandes. Le seul moyen de faire de l’argent est donc de faire un gain tôt et que vous cessiez immédiatement de jouer. En fait, c’est de cette façon que je joue à ce jeu à l’occasion, car le rush d’adrénaline est le fun. Il faut juste être conscient que plus longtemps on est assis à cette table, plus la probabilité est grande que perdiez tous votre budget de jeu.

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Le miroir

15 février 2013

Stéphane Lessard

(Contact via Twitter, Courriel),

S’il est un sentiment qui unit les Québécois depuis des mois, c’est bien le découragement. Tous horizons politiques et idéologiques confondus, nous sommes découragés du spectacle de nos politiques et de nos acteurs sociaux. Certains diront que cet état de fait nous affligeait déjà du temps des libéraux; je dirais que nous en sommes affligés depuis la défaite référendaire de 1995. Perdre (et qu’on nous fiche la paix avec le référendum volé: je suis de ceux qui trouvent que 50% + 1 n’est pas un message clair et surtout pas une victoire) un référendum pour ensuite se réveiller et se rendre compte que nous aurions pu nous engager sur la voie de la souveraineté avec un État défaillant qui, pour la seconde fois en 15 ans et suite à un référendum, devait remettre subito et à tout prix de l’ordre dans ses finances n’est rien pour susciter la ferveur et fierté. Certes, nous avons vécu quelques années (en fait les seules en 35 ans! On se rappelle que Lisée les a sélectionnées pour justifier son "argumentaire") de meilleure croissance mais ce fut pour mieux sombrer à nouveau, assommés par les relents de corruption et d’incompétence qui sont venus encore une fois délaver le peu d’estime dont nous avons tenté de nous imprégner.

L’arrivée du PQ au gouvernement relève de l’accident de parcours. Et c’en est tout un. La réalité nous frappe en plein visage: le Québec est une chaloupe sur l’océan, gouvernée par des enfants qui gribouillent un itinéraire sur une carte en ignorant leur position et les points cardinaux… Pire encore: ceux sensés ramer ont le réflexe de s’attendre à ce que le voisin rame pour eux! Ils en sont mêmes encouragés et confortés par leurs dirigeants! Nous sommes mal barrés. Et c’est notre faute. Collectivement.

Comment se fait-il que nous laissions des jeunes, en minorité, manipuler des institutions aussi importantes que les universités et brimer la majorité qui, elle, veut mener à bien ses projets? Comment des adultes, payés par l’État, peuvent-ils se retrouver du côté des intimidateurs impunément? Comment 32% des gens ont-ils pu voter pour un parti, qui, aux portes du pouvoir, préférait la partisanerie à l’affirmation de l’État de droit, de la démocratie et au respect d’autres axes fondamentaux de la civilisation? Comment un peuple, qui larmoie lorsqu’à heure de grande écoute le dimanche soir une certaine gauche affirme que nous sommes ouverts et évolués, peut-il voter pour des gens qui croient justifié de crier publiquement que l’acceptabilité d’un immigrant est liée à la langue parlée dans son intimité? Comment un peuple qui se dit fier de sa langue peut-il être aussi négligeant face à celle-ci? Et la liste pourrait s’étendre sur des pages…

La réponse est toute simple: parce que notre peuple, à toutes ces questions, vous répondra soit que c’est à l’État de s’en occuper ou que ce n’est pas grave. Le Québec souffre d’un système ou les individus forts et vocaux viennent du bon bord et sont là pour dicter à la masse les schémas de pensée entretenant l’engourdissement. Les tenants du changement, eux, sont perçus comme des menaces qu’il faut affliger des plus avilissantes étiquettes. Une fois que l’on a constaté cela, il appert que le Québec, je l’ai déjà écris, n’a jamais été libre et que la révolution tranquille ne fut dans les faits qu’un changement d’intelligentsia: infantilisante, envahissante et liberticide.

Cependant, notre découragement, notre écœurement sont de bons signes. Ils furent jadis la prémisse du tassement de l’Église et d’une volonté de changement. Nous n’étions de toute évidence pas prêts (je dirais surtout mal outillés) pour faire assumer à l’individu son rôle tel qu’il s’exprime dans les sociétés millénaires les plus civilisées: celui de pilier. Une société forte se base sur des individus s’assumant pleinement et dont la communion forme un tout fonctionnel, satisfaisant pour ces derniers et offrant une pérennité des valeurs communes. Ceux qui ont cru que l’on bâtissait une société forte et pérenne en syndiquant et en utilisant l’État pour aider les citoyens auraient dû étudier l’histoire et comprendre que seuls les individus restent et que les structures se démodent ou sont renversées… A convaincre les gens que leur bien passe par une affiliation quelle qu’elle soit, on assure le bien de la structure d’affiliation mais pas celle des individus. Une des erreurs de la gauche (atavique de l’idéologie) est de nier le bien fondé de l’individualisme comme base de la société en y apposant l’étiquette d’égoïsme. L’erreur de la droite est trop souvent de ne plus vouloir structurer la société… Nier la nature humaine de part et d’autre sont malheureusement des travers propres aux idéologies. La droite, comme moteur des réformes qui viennent, se doit de garder ceci à l’esprit pour ne pas répéter l’erreur de la révolution tranquille.

Ainsi, le Québec en est là. Devant le miroir, seul avec lui-même. Les Québécois vont vite comprendre que les problèmes auxquels il fait face et qui les insatisfaits ne trouvent de solution que dans une nouvelle mouvance. La gauche le sait et le sent: leurs attaques, leur verbalisation trahissent leurs craintes. Cette mouvance, qu’on a sentie depuis les élections de 2007 au Québec, est en marche. Les gens sentent bien que le modèle Québécois leur a vendu (à crédit…) une image de leur patrie qui n’aura été valable et profitable que pour une génération.

Le 3 mars à Trois-Rivière, le Réseau Liberté Québec organise son quatrième rassemblement. Seul véritable véhicule des valeurs de droite économique et de contrepoids du discours ambiant validant le modèle Québécois, il est de la responsabilité de ceux qui croient que la farce propagandiste du PQ, de l’étatisme prédateur et de l’égoïsme intergénérationnel ont assez duré de venir montrer que, désormais, des Québécois ont décidé de taire le silence et que la vieille radio mono de la gauche a fini de nous casser les oreilles avec sa propagande en boucle.

Autre bonne nouvelle: le découragement a un solvant. En 2013, c’est le RLQ. Alors, venez nettoyer votre miroir…


Sournoiseries socialistes

28 novembre 2012

Par Ian Sénéchal,

Chronique radio relié à cet article (début 6:40)

Comment équilibrer un budget sans que personne ne chialent quand on est au gouvernement? On utilise les artifices comptables, évidemment. On taxe les vices de la société aussi. Qui va défendre un salopard qui fume et qui boit de la bière? Deux évidences que les péquistes ont su exploiter avec habileté lors du dernier budget. Par contre, quand on a vraiment besoin de cash, que fait-on? On fait de jolies sournoiseries administratives.

Par exemple, on applique des mesures d’austérité aux commissions scolaires. Bravo diront certains, il était temps. On leur a coupé 150 millions! Wow!  Lisez David Descoteaux pour vous rendre compte que finalement, c’est probablement la même poche qui va payer, mais seulement d’une manière différente.

En fait, cet exemple illustre ce qui se passe depuis plusieurs années. Depuis longtemps, on sous-finance nos universités. C’est à eux de s’arranger. On apprenait ce matin dans l’émission Maurais Live que l’Université Laval financent maintenant la moitié du salaire de certains professeurs par des bonnes soeurs! Oui, oui, des "nones"!

Dans cette même émission, je faisais ma chronique en réaction à un texte paru dans le Journal de Québec sous la plume de Régys Caron : "Nouvelles taxes en vue". On y apprend de bonnes choses, notamment sur les fonds de pension des employés municipaux. On voit que Québec veut ouvrir la porte à de nouveaux "leviers" pour les municipalités. Bordel, arrêtez de me prendre pour un imbécile. Vos foutus leviers ne sont ni plus ni moins que de nouvelles taxes. Je rêve du jour qu’un journaliste ne laissera plus passer un ministre avec ses nouveaux termes idiots et qu’il va le talonner jusqu’à ce qu’il dise le vrai mot : TAXES!!!

J’ai donc poussé plus loin mes recherches. J’ai découvert que Québec repousse ses problèmes budgétaires depuis très longtemps dans la cour des municipalités. Regardez cette image, vous verrez que le déficit des infrastructures municipales au Québec est alarmant.

Et ce déficit est toujours en croissance. J’ai un autre beau tableau pour vous. Vous verrez que depuis longtemps, le gouvernement central se déresponsabilise envers les municipalités.

Vous pouvez également voir qu’au Québec, l’endettement des municipalités est hors de contrôle. Bref, depuis longtemps, vous payez beaucoup de taxes municipales, mais apparemment  le montant que vous payez est insuffisant quand on compare à la province ontarienne. Le niveau d’endettement municipal augmente chaque année, beaucoup plus rapidement qu’en Ontario.

Donc, comme vous le voyez, le gouvernement décharge de plus en plus de responsabilités dans nos municipalités, celles-ci n’augmentent pas leur table d’imposition suffisamment rapidement ou ne coupe pas suffisamment dans leur budget et ils mettent tout sur la carte de crédit. Voilà bien une drôle de  bombe à retardement pour le modèle québécois.


Manque d’arguments

19 novembre 2012

Par Ian Sénéchal,

M. Marceau,

J’ai 28 ans, je suis travailleur autonome. Je suis branché sur le monde, je fais la plupart de mes achats en ligne, je suis bilingue. Des amis qui me ressemblent, j’en connais beaucoup, un peu partout en province. On est éduqué et on est très mobile. On en remercie d’ailleurs le système d’éducation.

Juste comme ça, quand je regarde ce que m’a coûté ma formation, je trouve que ça ressemble à une blague. En fait, je trouve ça injuste. Des gens beaucoup moins fortunés ont financé mes études. Je les remercie, mais en fait, je ne pense pas que c’était nécessaire. J’aurais mis l’argent moi-même pour avoir ces études si importantes à mon avenir. J’aurais utilisé l’endettement encore plus (et j’aurais peut-être été un peu plus tranquille sur la levée du coude!)

Je vous écris pour vous demander conseil. J’ai besoin d’arguments pour rendre service à la patrie. Parfois, le nationaliste en moi ne sait plus comment rendre la province fiscalement sexy auprès de son entourage.

Pouvez-vous m’expliquer comment convaincre Jacques, un gars de l’Outaouais, de ne pas acheter l’iPad qu’il veut offrir à sa femme à Ottawa plutôt qu’à Gatineau. On lui charge 1.65$ d’écofrais au Québec en plus d’une taxe de vente 2% plus élevée. Ça lui coûte 461.78$ au Québec et 452.78$ en Ontario. C’est quand même 9 dollars de différence et nous, on en perd 41.71$ chaque fois. Pensez-vous que je suis le seul qui connaît un Jacques qui se retrouve dans la même situation?

J’ai aussi un autre ami. Celui-là travaille à Montréal. Il demeurait à Ste-Julie. Il a déménagé à Hawkesbury. Il me dit que ça ne lui prend pas beaucoup plus de temps qu’avant pour aller travailler. Comment est-ce que je fais pour le convaincre de revenir? Le gars est ingénieur. On est chanceux, il travaille encore pour nous, mais il ne paie plus ses impôts ici.

D’ailleurs, j’ai demandé à Jacques pourquoi il ne restait pas en Ontario considérant qu’il était si proche. Il m’a dit que c’était prévu. Il attend d’avoir fini avec les services de garde quasi gratuits du Québec et après, il va déménager de l’autre côté de la rivière pour inscrire sa descendance à l’école anglaise en Ontario.

J’ai aussi un client. J’aimerais que vous m’aidiez. Le gars a deux compagnies : une au Québec et une autre en Colombie-Britannique. J’aurais aimé qu’il fasse ses placements corporatifs au Québec. Seul problème, impossible de trouver un avantage fiscal pour justifier le tout. Imaginez si je le convainquais, tous ces dividendes et gains de capitaux pourraient être imposés au Québec. Par contre, M. Marceau, j’ai beau être nationaliste, mais je ne peux pas offrir une solution qui n’est pas optimale à mon monde. Vous ne m’aidez pas vraiment à rendre service à ma nation je trouve.

Bref, M. Marceau, vous voyez bien que je veux aider, mais il faudrait faire votre bout aussi. Vous ne pouvez pas continuer à nous taxer autant, nous réglementer autant et espérer que notre économie va se redresser. Je me demande parfois si vous vous rendez compte comment notre manque de compétitivité fiscale diminue les recettes du gouvernement.


Le besoin de croire

7 novembre 2012

Par Ian Sénéchal,

Les américains ont choisi. Ce sera Barrack… sans grand enthousiasme. L’homme qui avait énergisé les foules a déçu lors de son premier mandat. On lui accorde le droit de demeurer en poste, mais on lui bloque l’accès la majorité de la chambre des représentants. On sent l’amertume dans les deux camps. Faisons abstraction de l’idéologie et pensons aux militants, ces gens qui donnent de leur temps pour faire élire leur homme, qui se dévouent à la tâche. J’en ai connu un tas d’en ma vie, j’en ai été un et je me considère encore comme un activiste politique.

Avant l’élection d’Obama en 2008, ces partisans devaient être fiers, joviaux, optimistes. Aujourd’hui, malgré la victoire, ils doivent se questionner. Je les soupçonne d’être un brin déprimés. Leur homme ne fera que passer. Adieu la révolution tant souhaitée. Il n’aura été qu’un politicien parmi d’autres, un homme qui a remplacé les grands slogans par les attaques télévisuelles d’une grande mesquinerie. Un autre qui contribuera au cynisme de la population, à l’épuisement démocratique.

Je vois dans plusieurs militants, partisans ou simplement activistes, la même génétique que chez plusieurs entrepreneurs. Ils ont tous le même besoin. Le besoin de croire. Croire que l’avenir sera meilleur et qu’ils auront joué un rôle. Croire que leur société avance et que grâce à eux, c’est dans la bonne direction. Ce besoin de croire, tous le possèdent, à gauche comme à droite.

Ce qui me dérange parfois chez certains militants de gauche, c’est qu’ils ne reconnaissent pas que les acteurs de l’économie réelle fonctionnent de la même façon. Eux aussi ont besoin de croire. Les entrepreneurs sont de grands rêveurs et non pas de sales calculateurs. Ils admirent le succès, car ils souhaitent y parvenir eux aussi. Ils travaillent fort pour faire croître l’entreprise, non pas pour simplement s’en mettre plein les poches, mais bien pour obtenir la satisfaction de passer au prochain niveau. Ils engageront du personnel non pas pour l’exploiter, mais bien pour combler un réel besoin et continuer le développement. Ils savent que l’entreprise dans son ensemble, y compris les autres employés,  profitent de la croissance.

Ces entrepreneurs ont de plus en plus de difficultés à croire. On les pointe du doigts comme étant des privilégiés qui ne méritent pas ce qu’ils ont. Au mieux, les politiciens de gauche les voient comme des vaches à traire. On sous-entend trop souvent qu’il est impossible de s’enrichir de façon honnête, sans exploiter personne. On les jalouse. On les méprise. Par contre, jamais on a eu le courage de prendre les risques qu’ils ont pris.

Il y a quelque chose dans l’air qui pue. Comment fait-on pour inciter les jeunes à se lancer en entreprise avec un tel climat? Les seules entreprises valorisées sont subventionnées, vertes ou font partie de l’économie sociale. La minute que vous émettez une action d’entreprise, vous êtes classés, fichés, surveillés, jugés et parfois lapidés.

Et pourtant, nos gauchistes tentent par tous les moyens de stimuler l’économie. Ils ne comprendront jamais. La culture entrepreneuriale c’est complexe et ça prend du temps à développer. On peut toutefois l’anéantir rapidement dans une société. Il faut agir, mais pas de la façon dont le font les gauchistes.

Pour stimuler l’économie et valoriser l’entrepreunariat, les politiciens devraient seulement :

  • Valoriser le succès
  • Offrir un cadre réglementaire prévisible, léger et efficace
  • Toujours viser à augmenter la concurrence
  • Laisser nos gens compétitionner avec les meilleurs des autres nations en évitant le protectionnisme
  • Se tasser du chemin
  • Cesser de jouer aux trayeurs de lait
  • Arrêter de subventionner les concurrents d’un entrepreneur
  • Arrêter de réglementer tout et rien
  • Se rendre compte qu’un permis pourrait plus souvent qu’autrement servir de papier de toilette
  • Comprendre que si le privé ne développe pas un projet vert, c’est qu’il a une méchante bonne raison de ne pas le faire
  • Arrêter de se prendre eux-mêmes pour des entrepreneurs
  • Savoir qu’ils sont vraiment mauvais pour déterminer les gagnants et les perdants
  • Comprendre qu’une sécurité d’emploi s’obtient par la compétence d’abord
  • Prendre pour acquis que la croissance est un objectif louable et sain
  • Savoir qu’un manifestant d’Occupy ne génère pas d’emplois et ne votera pas pour un parti qui peut prendre le pouvoir
  • Arrêter de faire augmenter les coûts de la création d’un emploi via les taxes sur la masse salariale
  • Se rendre compte qu’on ne vit pas sur une île et que nos concurrents sont partout
  • Arrêter de s’approprier le succès des entrepreneurs
  • Comprendre qu’après un long traitement de "respirateur artificiel", il faut finir par débrancher le cadavre.

Finalement, des entrepreneurs, il y en aura toujours. Il y a assez de fêlés de la caboche pour se lancer en entreprise sans se rendre compte réellement de ce qui les attendra une fois dans l’aventure. Ce qui serait bien par contre, c’est que 5 ans après le grand saut, ils ne passent pas leur temps à dire aux plus jeunes que si c’était à refaire, ils ne le referaient pas.


Prière de réformer le RQAP

31 octobre 2012

Par Ian Sénéchal,

Le RQAP devait rebâtir notre nation. Une politique nataliste dont le Québec avait bien besoin supposément. On s’est battu fort pour arracher l’administration du régime à Ottawa. Constat après 6 ans? Échec. Je laisserai les deux graphiques suivants tirés du blogue Antagoniste.net vous le démontrer. On pourrait ajouter une quantité incroyable de littérature statistique pour démontrer que toute personne qui utilise encore l’expression "mini-baby-boom" est profondément dans le champs gauche.

Comme vous le savez, au Québec, quand on instaure un programme qui ne livre pas la marchandise en plus d’être coûteux, on l’enlève. Non? Ce n’est pas ce qu’on fait? Pourtant, ce serait logique non?

Le programme coûte maintenant 1.8 milliards. Rappelons simplement pour le plaisir de le rappeler que la savante mathématicienne, Pauline Marois, estimait les coûts du programme de l’époque à 350 millions. Si on était encore dans le régime fédéral, on paierait un taux de cotisation employeur-employé de 0.864$ par 100$ de salaire (rabais offert par le fédéral pour compenser le Québec d’avoir son propre régime). Pourtant, on paie 1.341$ par 100$ présentement. C’est 55% de plus que partout ailleurs au Canada! Oui, oui, 55%! Ça rend nos entreprises compétitives ça mes amis!

Bref, c’est cher, ça ne marche pas, on réforme. Que fait-on?

  1. Ramener le plafond du salaire assurable à des niveaux plus bas. Un programme gouvernemental, c’est une base pour aider les gens qui en ont le plus besoin. Les gens qui font de meilleurs salaires ont une capacité d’épargne plus grande et plus de marge de manœuvre pour ajuster leur rythme de vie à l’arrivée d’un enfant. N’oublions pas non-plus que plusieurs professionnels voient leur entreprise compenser pour le salaire au-delà du plafond d’assurance de 66 000$ au Québec et 45 900$ au fédéral.
  2. Supprimer totalement le régime particulier. On doit considérer le seuil de remplacement de 55% du salaire comme étant l’effort maximal que doit faire le gouvernement pour accompagner le parent dans son projet d’avoir un enfant. Le reste relève de la responsabilité individuelle et de l’épargne personnelle. Par contre, je ne verrais pas de problèmes à ce qu’il y ait une certaine bonification pour les plus faibles salariés. Désolé, mais 75% de remplacement de revenu, c’est ridicule et ça déresponsabilise la population. Un bébé, on le voit arriver au minimum 9 mois à l’avance et tout le monde devrait avoir un fonds d’urgence dans son bilan financier (rappelons qu’un fonds d’urgence n’est pas une marge de crédit).
  3. Abolir la prestation de paternité. Méchante belle patente de lologue qui soutiennent que le père doit être plus présent à la maison. Le père pouvait déjà prendre une partie du congé parental avant l’avènement de cette nouvelle prestation d’assurance-golf ou assurance-rénovation, appelez ça comme vous voulez. On dit en coulisse que 80 à 90% des pères qui reçoivent une prestation la reçoivent en même temps que leur conjointe pour s’occuper du nouveau-né. Je pense qu’on est loin de l’essence du programme ici. Il y a même des mauvaises langues qui disent que certains parents envoient leur enfant plus vieux en CPE en même temps pour ne pas perdre leur place! Qu’ils sont de mauvaises foi ces gens!
  4. Réviser certaines choses douteuses. On paie présentement un congé pouvant atteindre 18 semaines à des femmes qui subissent une interruption de grossesse après la 19ième semaine de gestation et ce, peu importe la raison. Désolé, mais c’est quoi ça bordel?

Finalement, pourquoi juste ne pas revenir à l’ancienne formule. On baissera éventuellement les taux de cotisations, ça donnera de l’oxygène à tous les particuliers et aux entreprises.

P.S. Juste comme ça, on appelle ça de l’assurance parentale, mais une femme ménopausée de 55 ans doit également payer les primes. Je me demande bien contre quoi elle s’assure? L’intervention du Saint-Esprit?

P.P.S. Le régime a toujours été déficitaire. Vous avez payé plus qu’ailleurs, mais pas assez!!! On traîne une déficit accumulé de 577 millions de dollars. C’est t’y pas beau?

P.P.P.S Avis à tous ceux qui ont profité du régime ou qui profiteront du régime. Cet article ne vise vraiment pas à vous inciter à ne pas vous prévaloir de vos prestations. Vous y avez droit, prenez-les. Si vous faites économiser de l’argent au gouvernement, il y aura toujours un Zambito pour savoir comment la dépenser.


La loto comme plan de retraite!

29 septembre 2012

Par Ian Sénéchal,

C’est samedi, on s’amuse. Tout le monde paie trop d’impôt. Tout le monde voudrait en sauver. Pourtant, beaucoup de gens pourrait en sauver, mais ne le font pas. Un des bons moyens d’arrêter d’engraisser volontairement l’éléphant gouvernemental, c’est de couper sa consommation de loteries. Si en plus vous investissez le budget épargné dans vos REER, vous en serez doublement gagnant. Vous aurez de l’épargne et le gouvernement en aura moins.

Je vous ai fait un calcul très simple et simplifié pour illustrer mes dires. On suppose qu’une personne a un budget de loterie de 5$ par semaine, l’équivalent d’un Lotto-Max.

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